Fédération (Starship Troopers)

Fédération terrienne
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Capitale
Langue
Dialectes de la Fédération
Organisation
Membres
Humains
Dirigeant
Sky Marshall de la Fédération
Affiliation
Armée fédérale

La Fédération terrienne[1] est, dans l'univers de fiction de Starship Troopers, le gouvernement qui dirige la Terre.

Les cours du professeur Dubois dans le roman révèlent la Fédération Terrienne comme une traduction de la vision politique de Heinlein[2], pour qui la liberté devait s'accompagner d'une preuve de la responsabilité civique proportionnelle, autrement dit de sa volonté et sa capacité à mettre l'intérêt commun et l'intérêt de l'État avant son intérêt personnel quand c'était nécessaire. Ainsi, considérant que le droit de vote, c'est-à-dire le droit de décider qui aurait le destin de la nation en main, constituait l'une des plus grandes libertés de l'Homme, elle devait immanquablement s'accompagner de la preuve de sa plus haute responsabilité civique, en l'occurrence de sa volonté et sa capacité à mettre sa vie en jeu pour défendre cette liberté, ainsi que l'État garant de cette liberté. De là provient la distinction entre civils et citoyens, ces derniers ayant prouvé par leur service militaire leur volonté et leur capacité à risquer, voire à perdre, leur vie pour défendre leurs libertés et l'État, et ayant par conséquent acquis le droit de vote[3].

Paul Verhoeven a violemment critiqué cette vision politique en la poussant à l'extrême dans le film Starship Troopers pour en montrer les dangers. Ainsi la Fédération, utopie dans les romans, devient dans les films un régime fasciste prêt à sacrifier des centaines de milliers de soldats endoctrinés par une propagande nationaliste et militariste dans une guerre d'extermination contre une race différente, alors que c'est l'intrusion des humains sur leur territoire qui a déclenché la guerre[4]. On peut également faire l'opposition entre La Fédération Terrienne et la Fédération des Planètes Unies, en ce sens que là où la Fédération Terrienne est une apologie du patriotisme, du militarisme et de l'inévitabilité (et partant, la nécessité) du conflit militaire[2]   ainsi qu'une critique du "déclin moral" des États-Unis des années 50, la Fédération des Planètes Unies est une apologie de la contre-culture des années 60[5] et l'incarnation des principes de liberté, d'égalité, de justice, de progrès et de coexistence pacifique[6].

Notes et références

Notes

    Références

    1. Étoiles, garde-à-vous !, page 50 de l'édition 2003 de J'ai lu.
    2. 1 2 Jay E. Daily, « Stories », Marcel Dekker, , p. 151 (ISBN 9780824720292, lire en ligne [archive du ], consulté le )
    3. « La philosophie morale et politique de Starship Troopers de Robert A. Heinlein. », sur rage-culture.com (consulté le )
    4. (en) Daniel Podgorski, « Poking Fun at Militarism », sur TheGemsbok.com (consulté le ).
    5. « A Bold Vision: How Star Trek First Made It to the Screen », (consulté le )
    6. « Woody Goulart » Gene Roddenberry » [archive du ], (consulté le )

    Annexes

    Bibliographie

    • (en) Howard Bruce Franklin, « Robert A. Heinlein: America as Science fiction ». Science-Fiction Writers, New York, Oxford University Press, 1980, p. 114. (ISBN 0-19-502746-9)
    • (en) Everett Carl Dolman, Military, Democracy and the State in Robert A. Heinlein's Starship Troopers, 1997.
    • (en) Donald M. Hassler et Clyde Wilcox, Political science fiction, Columbia, South Carolina, University of South Carolina Press, 1997, pp. 196–213 [203]. (ISBN 978-1-57003-113-7)
    • (en) Stephen E. Andrews et Nick Rennison, 100 must-read science fiction novels, A & C Black, 2006.

    Article connexe

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