Famille Decazes
La famille Decazes de Glücksbierg est une famille de noblesse française et danoise, originaire du département de la Gironde.
Historique
Famille de roturiers de Libourne[1] à l'origine, la famille Decazes est notamment connue pour avoir donné son nom de famille à la commune de Decazeville.
Noblesse
Raymond de Cazes (-1595) est anobli par lettres patentes du roi Henri IV en 1591, enregistrées en la Chambre des Comptes le 18 octobre 1595. Elie (1780-1860) est anobli avec le titre de comte héréditaire le 27 janvier 1816 (AR), Pair de France héréditaire le 31 janvier 1818. Titre de Duc-Pair par ordonnance du 30 avril 1822, confirmé sur majorat le 2 août 1822 et complément du 9 mars 1826. Duc de Glücksbierg par diplôme du Roi de Danemark le 14 juin 1818 transmissible à la branche cadette, autorisé en France le 5 août 1818. Joseph-Léonard (1783-1868) est baron héréditaire par lettres patentes le 12 février 1816 (AR) et vicomte héréditaire par lettres patentes le 11 juillet 1819 (AR). La famille est subsistante[2].
Liens de filiation entre les personnalités notoires
- Michel Decazes (1747-1832), lieutenant particulier de la sénéchaussée et présidial de Libourne (Gironde). Il épouse Catherine Trigant de Beaumont (1752-1834).
- Élie Decazes (1780-1860), comte Decazes (1815), puis 1er duc Decazes (1820) et 1er duc de Glücksbierg (1818) et (1822) homme politique et industriel. Il a donné son nom à la ville de Decazeville. Il épouse la fille du comte Muraire, puis veuf, Wilhelmine-Égidie Beaupoil de Saint-Aulaire, fille de Louis-Clair de Beaupoil de Saint-Aulaire.
- (2) Louis Decazes (1819-1886), 2e duc Decazes et duc de Glücksbierg, diplomate et homme politique. Il épouse Séverine Rosalie de Löwenthal.
- Jean Decazes (1864-1912), 3e duc Decazes et duc de Glücksbierg, homme du monde et sportif de la Belle Époque. Il épouse Isabelle-Blanche Singer (1869-1896), l'une des filles d'Isaac Merritt Singer et de sa seconde épouse Isabella Eugénie Boyer.
- Louis Decazes (1889-1941), 4e duc Decazes et 4e duc de Glücksbierg, éleveur de chevaux renommé à son époque.
- Marguerite Decazes dite Daisy Fellowes (1890-1962), mémorialiste, journaliste de mode et icône de l'élégance d'entre-les-deux-guerres. Elle épouse Reginald Fellowes, un cousin de Winston Churchill.
- Jacques Louis Élie Decazes (1891 - mort pour la France à Nauroy, le [3]).
- Jean Decazes (1864-1912), 3e duc Decazes et duc de Glücksbierg, homme du monde et sportif de la Belle Époque. Il épouse Isabelle-Blanche Singer (1869-1896), l'une des filles d'Isaac Merritt Singer et de sa seconde épouse Isabella Eugénie Boyer.
- (2) Louis Decazes (1819-1886), 2e duc Decazes et duc de Glücksbierg, diplomate et homme politique. Il épouse Séverine Rosalie de Löwenthal.
- Joseph-Léonard Decazes (1783-1868), baron Decazes (1815), puis vicomte Decazes, homme politique. Il épouse Diane de Bancalis de Maurel d'Aragon (1799-1880), fille du marquis Jean-Louis-Henri de Bancalis de Maurel d'Aragon, pair de France, et petite-fille de Charles-Henri-Othon de Nassau-Siegen.
- Charles Élie Joseph Decazes (1822-1851), sous-préfet, noyé dans la Vienne, en portant secours à sa belle-sœur. Il épouse Elisabeth de Mauvise de Villars.
- Raymond Joseph Decazes (1851-1916), vicomte Decazes, caporal de l'Armée de l'Air, aviateur. Il épouse Louise Koechlin (1865-1913), fille de Nicolas Koechlin (1838-1892).
- Antoinette Cécile Juliette Decazes (1889-1981) épouse Paulin René Marie de la famille de La Fouchardière.
- Pierre de La Fouchardière (1920-2011), résistant, commandant.
- Antoinette Cécile Juliette Decazes (1889-1981) épouse Paulin René Marie de la famille de La Fouchardière.
- Raymond Joseph Decazes (1851-1916), vicomte Decazes, caporal de l'Armée de l'Air, aviateur. Il épouse Louise Koechlin (1865-1913), fille de Nicolas Koechlin (1838-1892).
- Charles-Jean-Joseph-Louis Decazes (1825-1897), militaire et homme politique.
- Sophie Ida Louise Decazes épouse François de Carbonel, receveur général des finances de la Haute-Garonne.
- Charles Élie Joseph Decazes (1822-1851), sous-préfet, noyé dans la Vienne, en portant secours à sa belle-sœur. Il épouse Elisabeth de Mauvise de Villars.
- Élie Decazes (1780-1860), comte Decazes (1815), puis 1er duc Decazes (1820) et 1er duc de Glücksbierg (1818) et (1822) homme politique et industriel. Il a donné son nom à la ville de Decazeville. Il épouse la fille du comte Muraire, puis veuf, Wilhelmine-Égidie Beaupoil de Saint-Aulaire, fille de Louis-Clair de Beaupoil de Saint-Aulaire.
Propriétés
La famille était propriétaire du château Malfard à Saint-Martin-de-Laye[4].
Armes
Les armes de la famille sont D’argent à trois têtes de corbeaux arrachées de sable (au bâton abaissé de gueules posé en abyme pour la branche cadette)[2].
Pour approfondir
Bibliographie
- « Histoire de la famille Decazes » in Revue historique de Bordeaux et du département de la Gironde, 1910, p. XIX-XX, [lire en ligne]
Liens externes
- Arnaud Clement, La Noblesse française, édition 2024, p. 386, [lire en ligne].
- Site de la famille Decazes
- Les Decazes à Decazeville, article du quotidien La Dépêche du Midi, édition du 129 août 2009.
- Au sujet de la famille Decazes, demeurant au château de La Grave, à Bonzac, archives départementales de la Gironde.
Notes et références
Nota : les références des sources relatives aux personnalités se trouvent dans les articles détaillés.
- ↑ « 1819: Quand le ministre Decazes invente le «en même temps»... à ses dépens », Le Figaro, (lire en ligne).
- 1 2 Arnaud Clement, La Noblesse française, édition 2024, p. 386, [lire en ligne].
- ↑ « Visionneuse - Mémoire des Hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Site du château Malfard.
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