Famille Martin de Méreüil
| Famille Martin de Méreüil | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | D’or au soleil de gueules au chef d’argent chargé de trois roses d’azur[1],[2] | |
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| Devise | Moderata durant[réf. nécessaire] | |
| Période | XVIIIe siècle-XXIe siècle | |
| Pays ou province d’origine | ||
| Allégeance | ||
| Fiefs tenus | Baronie de Méreuil[3] Seigneuries de Chaillol, Saint-Jean de Montorcier |
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| Charges | Bailli du duché de Champsaur | |
| Fonctions militaires | Capitaine de Beaumont Chatelain de Molines |
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La famille Martin de Méreüil, anciennement Martin de La Pierre (aussi orthographié La Piarre)[4], est une famille subsistante de la noblesse française[2] originaire du Dauphiné. Elle prend son nom des localités de la Piarre puis de Méreuil, dans les Hautes-Alpes. La famille Martin de Méreuil (La Piarre) n'est pas apparentée avec la famille de La Piarre.
Histoire
Origine
D'après l'historien et généalogiste Guy Allard (1672), le premier membre connu de cette famille serait Bonnet Martin, né vers 1470, qui épousa Catherine de Bonne les Diguières tante et tutrice du connétable François de Bonne de Lesdiguières[5]. Bonnet serait issu de la famille Martin de Champoléon, noble dès le XVe siècle[3].
Jacques Martin, fils de Bonnet et châtelain de Saint-Laurent-du-Cros, achète un fief situé au Cros en 1530. Cette acquisition permet un anoblissement par le fief[6].
D'après Joseph Roman, le nom « Martin de la Piarre » est choisi par Jacques Martin, protestant rattaché à Lesdiguières et issu de Beaurepaire en Champsaur. Il joignit son nom au hameau de la Piarre ou il possédait des terres. Il épouse Suzanne de Philibert et mourut en 1640. Il est le grand père de Jacques Martin de la Pierre (1699-1788)[7].
Confirmation de noblesse
Jacques Martin de la Pierre (1699-1788) est Juriste, avocat en Parlement, financier. Il est trésorier général de l’artillerie lors de la campagne d’Italie de 1734 et receveur des finances de Gap entre 1737 et 1776. Il est aussi administrateur et est subdélégué de l’intendant du Dauphiné à Gap entre 1742 et 1763. La chambre des comptes le donne « nobili more » en 1752 et il relève ainsi la situation nobiliaire de sa maison. La même année, il obtient son inscription au rôle des nobles de Gap[6]. Ses armes « D’or au soleil de gueules au chef d’argent chargé de trois roses d’azur » sont timbrées d'une couronne comtale[1]. Il acquiert en 1747 la seigneurie de Méreüil. Il est propriétaire d’un hôtel particulier devenu l'hôtel de ville de Gap. Erudit, il constitue une bibliothèque de 16 000 volumes. En mars 1788 il achète le fief de Saint-Nicolas[6]. La famille Martin de la Pierre est porté sur la liste de la capitation de la noblesse de Gap en 1770[4],[2].
Établissement du nom
Jacques Martin de la Pierre épouse Louise de Durand de Pontaujard, dont la maison s'éteignit avec ses frères et sœurs, restés en célibats. Ils laissent leurs biens, armes et droits à leur neveu (et fils de Jacques Martin de la Pierre) Louis Martin de Méreüil (1749-1810), Seigneur de Méreuil, la Villette et Saint-Nicolas de Montorcier. Il se marie à Louise le Blanc de Camargues en 1773 et est le premier à se faire appeler « Martin de Méreüil »[3],[6]. Son fils, Alphonse Martin de Méreüil, né en 1774, entre dans les armées par l’école militaire de Tournon sous la qualité de pensionnaire gentilhomme[6].
Titres
- Seigneur de Méreuil en 1747,
- Seigneur de la Villette (Chaillol) en 1756[8],
- Seigneur de Saint-Jean de Montorcier en 1767[9].
Demeures
Armes
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Blasonnement : |
Personnalités
- Jacques Martin de la Pierre (1699-1788), grand érudit et riche financier, il réunit une bibliothèque de 16 000 volumes et des tableaux de maitres[3].
- Albert Martin de Méreüil (1801-1905), élève de l’école polytechnique, colonel d’Artillerie, Commandeur de la Légion d'Honneur[3].
Alliances
Les principales alliances de la famille sont : de Bonne (av. 1522), Olphi dit Galhard (av.1558), de Gauthier (1565), de Combourcier (1570), de Philibert (av. 1630), de Révillasc (1640), de Gras (1671), du Tanc (1688), Le Blanc de Châteauvillard (1698), de Durand de Pontaujard (1743), Le Blanc de Camargues (1773), de Piolenc (1802), de Barrès du Molard (1832), Bouchelet de Vendegies (1923), de Parseval (1856), Bouchelet de Vendegies (1923)[3].
Notes et références
- 1 2 3 Jougla de Morenas et Warren 1948, p. 3.
- 1 2 3 4 Clément 2024, p. 759.
- 1 2 3 4 5 6 7 André Guirard, Notice historique sur la famille Martin de Mereüil, extrait de Les anciennes familles de France, Paris, Boivin et Cie, .
- 1 2 Jean Grosdidier de Matons, Armorial Haut-Alpin, Mémoire & Documents, , 681 p., p. 448-450
- ↑ Guy Allard, Histoire généalogique des familles de Bonne, de Crequy, de Blanchefort, d'Agout, de Vesc, de Montlor, de Maubec et de Montauban, Grenoble, Charvys, Marchand Libraire, & de l'Imprimerie de Laurent Gilibert, , 224 p..[réf. incomplète]
- 1 2 3 4 5 D. Labarre de Raillicourt, A ce titre, réponse au libelle de Charondas essai de catalogue de l'aristocratie française contemporaine, , Tome IX : Malet à Meaux, p. 563.
- ↑ Joseph Roman, Critique du nobiliaire du Dauphiné (recueil de dessins de blasons accompagnant une ébauche d'Armorial des Hautes Alpes).
- ↑ Tableau Historique Du Département Des Hautes-Alpes (Éd.1887-1890), Joseph Roman, page 72
- ↑ Tableau Historique Du Département Des Hautes-Alpes (Éd.1887-1890), Joseph Roman, page 77
Voir aussi
Bibliographie
- Henri Jougla de Morenas et Raoul de Warren, Grand armorial de France : t.5 Martin-de Richaud, Société du Grand armorial de France, (lire en ligne [PDF]), p. 3, no 23139.
Articles connexes
Liens externes
- Arnaud Clément, « La noblesse française », sur Academia.edu, , p. 759.
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