Famille de Drouas
| Famille de Drouas | |
Armes | |
| Blasonnement | D'azur, au chevron d'or, accompagné de trois fers de lance d'argent ; au chef d'or, chargé de trois molettes de sable[1] |
|---|---|
| Devise | Pretium virtutis[2] |
| Période | XVIe siècle - aujourd'hui |
| Pays ou province d’origine | |
| Charges | Maître ordinaire (Chambre des comptes de Dijon) Secrétaire du roi (Parlement de Bourgogne) Membre de la Chambre de la noblesse (États de Bourgogne) Écuyer à Grande écurie du Roy |
| Fonctions militaires | Général de brigade Lieutenant des Maréchaux de France Maréchal de camp Capitaine |
| Fonctions ecclésiastiques | Évèque-comte de Toul, Prince du Saint-Empire |
| Récompenses civiles | Ordre national de la Légion d'honneur |
| Récompenses militaires | Ordre royal et militaire de Saint-Louis |
| Preuves de noblesse | |
| Admis aux honneurs de la Cour | 1628[3] |
| Autres | ANF-1939 |
La famille de Drouas est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Bourgogne. L'orthographe « Drouâs » est également fréquente depuis la fin du XIXe siècle.
Sa filiation est établie depuis le XVIe siècle. Elle a donné plusieurs capitaines et généraux, des chanoines, des abbés commendataires, un évêque comte de Toul et prince du Saint-Empire, des conseillers et des présidents au parlement de Bourgogne[1],[4].
Histoire
Une ancienne tradition rapporte que la famille de Drouas serait originaire d’Angleterre ou d’Écosse, et se serait installée dans le Perche, avant de s’établir à Dreux, où naît le premier membre connu de la lignée[4].
La filiation documentée débute à la fin du XVIe siècle avec Guillaume de Drouas, écuyer, sieur de la Plante, commandant militaire au service d’Antoine du Prat, baron de Vitteaux et chef du parti de la Ligue en Bourgogne. Guillaume exerce notamment le gouvernement de la ville et du château de Vitteaux ; il est expressément nommé dans les traités de capitulation lors de la soumission de la place à Henri IV en 1593[3]. Il meurt vers 1601 à Grenoble voulant sauver de la noyade le domestique l'accompagnant à un procès dans cette ville, il y est inhumé.
Les principales branches de la famille sont issues de deux de ses fils :
- Antoine Drouas, seigneur de Vélogny, est nommé maître des comptes à Dijon en 1618, charge anoblissante. Il reçoit des lettres d’honneur en 1669 et siège aux États de Bourgogne ;
- Zacharie Drouas, secrétaire du roi, audiencier à la chancellerie du parlement de Bourgogne, obtient en 1631 l’érection en fief du domaine de la Plante à Boussey.
Des descendants d’Antoine et de Zacharie occupent des fonctions importantes sous l’Ancien Régime dans la magistrature, l’administration royale, l’armée et l’Église. La famille est représentée aux États de Bourgogne jusqu’au XVIIIe siècle et prend part aux assemblées de la noblesse tenues à Auxerre et Semur en 1789[4].
Zacharie (1597-1659) est anobli par charge de secrétaire du roi, audiencier en la chancellerie près le Parlement de Bourgogne le . Il reçoit ses lettres d’Honneur le . Il est admis aux États de Bourgogne en 1671, 1673, 1700 et et vote au bailliage d’Auxerre en 1789[5].
La famille de Drouâs est membre de l'Association d'entraide de la noblesse française, depuis 1939[6].
Orthographe du nom de famille
La lecture des actes BMS (baptêmes, mariages, sépultures) puis NMD (naissances, mariages, décès) permet de connaître la réalité du nom de famille :
- « Drouas » jusqu'à la naissance de Jacques Drouas, le à Boussey ;
- puis « Droüas » ou « Droûas », jusqu'à la naissance de Claude Edme Droüas, le ;
- puis ce même Claude Edme déclare le nom de « de Droûas » à la naissance de son fils Jacques Henri Robert le ;
- et enfin « de Drouâs » à la naissance d'Henri Marie Félix Edme le .
Personnalités
En 2024, la branche subsistante est celle qui est issue de Henri Marie Félix Edme de Drouâs (1884-1964)[5].
Les informations données par Gustave Chaix d'Est-Ange permettent de connaître l'origine de la famille. La lecture des actes BMS (baptêmes, mariages, sépultures) puis NMD (naissances, mariages, décès) permet de s'assurer de la réalité des noms, prénoms et dates. Cela permet d'établir les liens de filiations suivant entre les personnalités :
- Guillaume Drouas (1552 - vers 1601 à Grenoble) épouse Marcelline Pivert.
- Antoine Drouas, seigneur de Vélogny, maître des comptes à Dijon en 1618, charge anoblissante. Il reçoit des lettres d’honneur en 1669 et siège aux États de Bourgogne.
- Zacharie Drouas (vers 1597 - à Boussey), seigneur de La Plante, audiencier à la chancellerie du parlement de Bourgogne. Le à Dijon (Bourgogne), il épouse Jeanne Bossuet.
- Zacharie Drouas ( à Dijon - à Boussey), seigneur de La Plante. Le à Boussey, il épouse Michelle de Thibaut de Jussey.
- Jacques Drouas ( à Boussey[7] - 1767), chevalier, seigneur de La Plante, capitaine d'infanterie, admis en 1700 aux États de Bourgogne. Le à Vitteaux, il épouse Claude Simon de Grandchamp.
- Claude Droüas dit Claude Drouas de Boussey ( à Boussey[8] – 1773), évêque comte de Toul à partir de 1754, prince du Saint-Empire, abbé commendataire de Morigny.
- Jacques Droüas ( à Boussey[9] - 20 avril 1802 à Vitteaux), seigneur de Boussey et de Marcilly, cornette au régiment Rohan de cavalerie. Le à Paris 1er, il épouse Anne Angélique Massé de Saint-Martin.
- Jacques Marie Charles Droüas dit Jacques Marie Charles de Drouas de Boussey ( à Sens[10] - 28 décembre 1829 à Dijon), général de brigade en 1802, inspecteur général d’artillerie, commandeur de l'ordre national de la Légion d'honneur.
- Claude Edme Droüas ( à Sens[11] - 16 vendémiaire an XIII = à Beaumont (Yonne)[12]),chevalier seigneur de La Plante et de Marsigny, capitaine au régiment de Bourgogne infanterie, lieutenant du tribunal de nos seigneurs les maréchaux de France[13], maire de Beaumont en 1803 et 1804. Le à Saint-Florentin, il épouse Marie Savine Henriette Le Mire de Chamorette.
- Jacques Henri Robert de Droûas ( à Saint-Florentin[14] - au château de La Thuilerie à Jaulges), mousquetaire dans la première compagnie des mousquetaire de la garde du roi. Le à Montceau-les-Mines, il épouse Edmée Henriette Madeleine de Feu de La Mothe.
- Jacques Louis Henry de Droûas ( à Troyes[15] - à Tonnerre)[16]. Le à Tonnerre, il épouse Marie Julienne Eugénie Siraudin.
- Eugène Henri Fernand de Droûas (24 avril 1845 à Tonnerre[17] - 2 novembre 1904 à Tonnerre). Le à Marcillat-en-Combraille, il épouse Louise de Durat.
- Henri Marie Félix Edme de Drouâs ( à Marcillat-en-Combraille - à Versailles)[18], colonel d'aviation. ancien élève de Saint-Cyr (promotion 1904), sous-lieutenant en 1906, lieutenant en 1908, capitaine le , observateur en , pilote le , capitaine de cavalerie au 32e régiment d'aviation, chef de bataillon à l'École militaire et d'application de l'Aéronautique, lieutenant-colonel commandant l'École de Villacoublay…, chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur en 1920, promu officier en 1932. Il a inspiré le personnage de fiction Nimbus, Chef d'escadrille. Le à Lyon, il épouse Françoise Monroe.
- Louis Marie Jean de Drouâs ( à Dijon - dans le 15e arrondissement de Paris)[19]. Il épouse Thérèse de Saint-Phalle (1930-2023).
- Henry de Drouâs épouse Delphine Motte.
- Pauline de Drouâs épouse Jean-Charles de Castelbajac.
- Henry de Drouâs épouse Delphine Motte.
- Louis Marie Jean de Drouâs ( à Dijon - dans le 15e arrondissement de Paris)[19]. Il épouse Thérèse de Saint-Phalle (1930-2023).
- Henri Marie Félix Edme de Drouâs ( à Marcillat-en-Combraille - à Versailles)[18], colonel d'aviation. ancien élève de Saint-Cyr (promotion 1904), sous-lieutenant en 1906, lieutenant en 1908, capitaine le , observateur en , pilote le , capitaine de cavalerie au 32e régiment d'aviation, chef de bataillon à l'École militaire et d'application de l'Aéronautique, lieutenant-colonel commandant l'École de Villacoublay…, chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur en 1920, promu officier en 1932. Il a inspiré le personnage de fiction Nimbus, Chef d'escadrille. Le à Lyon, il épouse Françoise Monroe.
- Eugène Henri Fernand de Droûas (24 avril 1845 à Tonnerre[17] - 2 novembre 1904 à Tonnerre). Le à Marcillat-en-Combraille, il épouse Louise de Durat.
- Jacques Louis Henry de Droûas ( à Troyes[15] - à Tonnerre)[16]. Le à Tonnerre, il épouse Marie Julienne Eugénie Siraudin.
- Jacques Henri Robert de Droûas ( à Saint-Florentin[14] - au château de La Thuilerie à Jaulges), mousquetaire dans la première compagnie des mousquetaire de la garde du roi. Le à Montceau-les-Mines, il épouse Edmée Henriette Madeleine de Feu de La Mothe.
- Hector-Bernard de Drouas (1722–1802), chanoine et vicaire général de Sens, puis d'Autun, docteur de la Sorbonne, abbé commendataire de Saint-Rigaud (1781).
- Jacques Drouas ( à Boussey[7] - 1767), chevalier, seigneur de La Plante, capitaine d'infanterie, admis en 1700 aux États de Bourgogne. Le à Vitteaux, il épouse Claude Simon de Grandchamp.
- Zacharie Drouas ( à Dijon - à Boussey), seigneur de La Plante. Le à Boussey, il épouse Michelle de Thibaut de Jussey.
1680.04.17 - Acte de baptême de Jacques Drouas.
1712.09.30 - Acte de baptême de Claude Droüas.
1720.11.17 - Acte de baptême de Jacques Droüas.
1748.11.03 - Acte de baptême de Jacques Marie Charles Droüas.
1750.12.22 - Acte de baptême de Claude Edme Droüas.
1784.08.07 - Acte de baptême de Jacques Henri Robert Droûas.
1807.10.25 - Acte de naissance de Jacque Louis Henri de Doûas.
1814.08.24 - Acte de décès de Jacques Henri Robert de Droûas.
1845.04.24 - Acte de naissance d'Eugène Henri Fernand de Drouâs.
1884.08.17 - Acte de naissance d'Henri Marie Félix Edme de Drouâs.
1924.04.16 - Acte de naissance de Louis Marie Jean de Drouâs.
Alliances
Les principales alliances de la famille de Drouas sont : Bossuet (deux frères Drouas épousent en 1619 et 1622 deux tantes de l'évêque de Meaux Jacques-Bénigne Bossuet), Thibault de Jussey (1673), Simon (1710), Massé de Saint-Martin (1748), Le Mire de Chamourette (1781), Guijon de la Vêvre (1780), Suremain de Missery (1786), Siraudin (1838), de L'Escalopier (1914), Burin des Roziers, Mollerat du Jeu (1987), de Villèle, de La Rochefoucauld (2011), de Castelbajac (2019), de La Chapelle d'Uxelles (2025).
Armes et devise
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Blasonnement : D’azur au chevron d’or accompagné de trois fers de lance du même au chef d’argent chargé de trois molettes de sable.[5] Devise : Pretium virtutis |
Pour approfondir
Bibliographie
- Henri Beaune et Jules d'Arbaumont, La noblesse aux États de Bourgogne de 1350 à 1789, Dijon, Lamarche, (lire en ligne), p. 177.
- Camille Philippe Dayre de Mailhol, Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse française, tome 1, Paris, Direction et rédaction, 1895–1897 (lire en ligne).
- Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle. t. XIV. Des–Dug., Évreux, impr. de C. Hérissey, (lire en ligne), p. 235-236.
- Jules d’Arbaumont, Armorial de la Chambre des Comptes de Dijon, d’après le manuscrit inédit du P. Gautier, avec un chapitre supplémentaire pour les officiers du Bureau des finances de la même ville, Dijon, Lamarche, 1881 (lire en ligne).
Articles connexes
Liens externes
- Arnaud Clement, La Noblesse française, édition 2024, p. 411, [lire en ligne]
Notes et références
- 1 2 Camille Philippe Dayre de Mailhol, Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse française. Tome 1, Paris, 1895–1897 (lire en ligne), p. 1070
- ↑ H. Rolland, Supplément à l'œuvre de J.-B. Rietstap, via euraldic.com
- 1 2 Jules d'Arbaumont, Armorial de la Chambre des Comptes de Dijon, d'après le manuscrit inédit du P. Gautier : avec un chapitre supplémentaire pour les officiers du Bureau des finances de la même ville, Dijon, Lamarche, (lire en ligne), p. 212
- 1 2 3 Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle. Tome XIV : Des – Dug, Évreux, Imprimerie C. Hérissey, (lire en ligne), p. 236
- 1 2 3 Arnaud Clement, La Noblesse française, édition en ligne 2024, p. 411, [lire en ligne].
- ↑ Page « La table des familles », sur le site de l'Association d'entraide de la noblesse française (lire en ligne).
- ↑ Archives départementales de la Côte-d'Or, registre Boussey - 1645-1792 - FRAD021EC 100/001 - frad021_100_5mi37r022_0273, p. 54/599, [lire en ligne].
- ↑ Archives départementales de la Côte-d'Or, registre Boussey - 1645-1792 - FRAD021EC 100/001 - frad021_100_5mi37r022_0273, p. 251/599, [lire en ligne].
- ↑ Archives départementales de la Côte-d'Or, registre Boussey - 1645-1792 - FRAD021EC 100/001 - frad021_100_5mi37r022_0273, p. 273/599, [lire en ligne].
- ↑ Archives départementales de l'Yonne, registre Sens : BMS ( 1735-1773 ) - 5 Mi 876/ 5, p. 150/465, [lire en ligne].
- ↑ Archives départementales de l'Yonne, registre Sens : BMS ( 1735-1773 ) - 5 Mi 876/ 5, p. 170/465, [lire en ligne].
- ↑ Archives départementales de l'Yonne, registre Beaumont : NMD ( AN 10-1815 ) - 5 Mi 137/5, p. 194/263, [lire en ligne].
- ↑ Claude Edme de Drouas (1750-1804) est ainsi mentionné sur l'acte de baptême de son fils Zacharie Hector Timothée.
- ↑ Archives départementales de l'Yonne, registre Saint-Florentin : BMS ( 1777-1785 ) - 5 Mi 769/ 6, p. 65/328, [lire en ligne].
- ↑ Archives départementales de l'Aube, registre Troyes, 1807 - 1807, 4E387_208, p. 31/394, [lire en ligne].
- ↑ Archives départementales de l'Yonne, registre Tonnerre : D ( 1866-1875 ) - 5 Mi 940/ 2, p. 138 et 139/363, [lire en ligne].
- ↑ Archives départementales de l'Yonne, registre Tonnerre : N ( 1836-1845 ) - 5 Mi 938/ 4, p. 316/336, [lire en ligne].
- ↑ Archives départementales de l'Allier, registre 2MI EC 170 3, Marcillat-en-Combraille (Allier, France), N, 1837-1894, p. 380/492, [lire en ligne].
- ↑ Fiche « Louis Marie Jean de Drouas » dans le fichier Insee des décès en France depuis 1970).
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