Famille du Pré de Saint Maur
| Famille du Pré de Saint Maur | |
Armes de la famille du Pré de Saint-Maur | |
| Devise | Perire potest timere nescit |
|---|---|
| Branches | du Pré de La Motte-Cossigny du Pré de La Grange du Pré de Saint-Maur |
| Période | XVe siècle- à nos jours |
| Allégeance | |
| Fiefs tenus | Cossigny, Passy, etc |
| Charges | Valet de chambre, échevin de Paris, conseiller du roi, secrétaire du roi, intendant, conseiller au parlement de Paris, conseiller d'État, maître des requêtes, maître des comptes |
| Fonctions militaires | Général de brigade |
| Récompenses militaires | Ordre national de la Légion d'honneur |
| Preuves de noblesse | |
| Réformation de la noblesse | Maintenue en la noblesse en 1699 sur arrêt de 1668 |
| Autres | Secrétaire du roi en 1513 |
La famille du Pré de Saint-Maur, anciennement Dupré, est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de la Brie. Anoblie par charge de secrétaire du roi en 1513, elle est maintenue noble le sur arrêt du .
Cette famille de la noblesse de robe parisienne compte parmi ses membres des magistrats (conseillers au parlement et à la chambre des comptes de Paris, conseillers du roi, secrétaires du roi), des membres du Conseil d'État, des intendants.
Histoire
Gustave Chaix d'Est-Ange écrit que cette famille est l'une des plus distinguées de la noblesse de robe parisienne et que la famille du Pré de Saint-Maur remonte sa filiation prouvée à Nicaise Dupré, valet de chambre du duc d'Orléans en 1444[1],[2], dont le fils Guillaume Dupré, seigneur de Cossigny, épousa Perrette Robert et en eut cinq fils dont trois eurent une postérité : François Dupré, seigneur de Cossigny, maître des requêtes au Parlement de Paris, conseiller du roi en son grand Conseil, marié à Cécile Prudhomme, auteur d'une branche éteinte au milieu du XVIIe siècle; Jean Dupré, seigneur de la Motte de Cossigny, auteur d'une branche également éteinte et Nicolas Dupré, seigneur de Passy, secrétaire du roi puis conseiller en la chambre des comptes de Paris en 1520, marié à Jeanne Fournier, auteur de la branche subsistante[1],[2].
Selon un document du Cabinet des titres, Nicaise Dupré est le fils de Jean, valet de chambre du duc de Berry et échevin de Paris en 1417[3][réf. à confirmer]. Chaix d'Est-Ange écrit qu'un lien de famille est vraisemblable.
Nicolas du Pré (1470-ca 1527) est anobli par charge de secrétaire du roi le 22 septembre 1513[4],[5].
La famille du Pré est maintenue noble le sur arrêt du Conseil du dans la généralité de Paris et en 1757[5],[1],[2].
Généalogie simplifiée
- Jean du Pré, valet de chambre du duc de Berry, échevin de Paris en 1416.
Filiation prouvée
-
- Nicaise du Pré ( -1460), seigneur de Cossigny, valet de chambre du duc Charles d'Orléans.
- Guillaume du Pré, seigneur de Cossigny, marié à Perette Robert.
- Jehan du Pré ( - ), secrétaire du roi, correcteur puis maître des comptes à Paris, marié à Madeleine Miette.
- Nicole du Pré (1470-1527), secrétaire du roi, receveur des amendes au parlement de Paris, maître des comptes (), marié à Denise Fournier.
- Nicolas du Pré, maître des requêtes à la Chambre des comptes (), intendant de justice aux armées d'Italie, marié à Marguerite Guinet.
- Henry du Pré ( -1595), gentilhomme de la chambre du roi[réf. nécessaire], conseiller au Parlement vers 1555.
- Christofle du Pré, poète, auteur des Larmes funèbres[réf. nécessaire].
- Jacques du Pré (1550-1616), conseiller au parlement de Paris, marié à Marie Bouvot.
- Jacques du Pré, payeur des rentes du clergé, garde du corps du roi en qualité de maréchal des logis de Gaston d'Orléans, marié à Marie Gésu.
- Louis-François du Pré (1629-1703), avocat du roi pour les affaires de finance et tuteur du duc du Maine Louis-Auguste de Bourbon (1670-1736) et du comte de Toulouse Louis-Alexandre de Bourbon[réf. nécessaire], marié à Louise Guillemot.
- Louis-François du Pré (1691-1754), avocat du roi au Grand Châtelet, conseiller au parlement de Paris, chef du conseil du comte de Toulouse Louis-Alexandre de Bourbon et du duc de Penthièvre[réf. nécessaire], marié à Anne Robert.
- Nicolas du Pré de Saint-Maur (1640-1732), conseiller correcteur à la Chambre des comptes de Paris et receveur-payeur général des gabelles rentes et décimes du clergé. En 1678, il fut nommé conseiller trésorier provincial des guerres et cavalerie légère des garnisons et régiments de Perpignan, Collioure, Barcelone, provinces du Roussillon et de Catalogne, marié à Anne Marie Fruchet.
- Nicolas-François Dupré de Saint-Maur (1695-1774), maître des comptes, statisticien, économiste et traducteur, marié à Marie Marthe Alleon.
- Nicolas Dupré de Saint-Maur (1732-1791), maître des requêtes au Conseil d'État puis conseiller d'État, intendant de la généralité de Bourges (1764-1776), intendant de la généralité de Bordeaux (1776-1785), marié à Claude Louise Lenoir.
- Nicolas du Pré de Saint-Maur (1767-1846), maître des requêtes au Conseil d'État, maire de Vierzon de 1807 à 1820.
- Georges Bourges du Pré de Saint-Maur (1769-1860), officier au régiment royal étranger, chevalier de la Légion d'honneur, marié à Hermine de Vigny.
- Jules du Pré de Saint-Maur (1813-1877), président du premier conseil général d'Oran en 1858, chevalier de la Légion d'honneur, marié à Clémence de Laussat
- Augustin du Pré de Saint-Maur (1855-1930), marié à Gabrielle Molitor.
- Antoine du Pré de Saint-Maur (1897-1955), marié à Hélène de La Panouse[6] (1908-1999).
- Nicolas du Pré de Saint-Maur (1931-2018)[7], ancien élève de l'École polytechnique (promotion 1953), ingénieur général de l'armement, officier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre national du Mérite, marié à Jeannine Armand (1937-2004), fille de l'académicien Louis Armand[8],[9],[10],[11].
- Olivier du Pré de Saint-Maur, marié à Françoise Burtin[6].
- Louis du Pré de Saint-Maur, marié à Catherine de Chatellus[14].
- Bertrand du Pré de Saint-Maur, marié à Laurence de Tarragon[6], auteur de plusieurs ouvrages[17].
- Antoine du Pré de Saint-Maur (1897-1955), marié à Hélène de La Panouse[6] (1908-1999).
- Augustin du Pré de Saint-Maur (1855-1930), marié à Gabrielle Molitor.
- Édouard du Pré de Saint-Maur (1815-1879). Le à Paris, marié à Ernestine Benoist d'Azy.
- René du Pré de Saint-Maur (1846-1919), zouave pontifical puis capitaine de la garde nationale mobile de la Nièvre, chevalier de l'ordre national de la Légion d’honneur, marié à Suzanne de Bourbon-Busset.
- Charles du Pré de Saint-Maur (1876-1946), capitaine au 28e régiment de dragons, chevalier de la Légion d’honneur.
- Richard du Pré de Saint-Maur (1891-1973), lieutenant au 22e bataillon de chasseurs alpins, chevalier de l'ordre national de la Légion d’honneur.
- Pierre du Pré de Saint-Maur (1923), résistant, ingénieur conseil et exploitant agricole, chevalier de l'ordre national de la Légion d’honneur, marié à France de Roquefeuil[14],[18].
- Olivier du Pré de Saint-Maur, chevalier de l'ordre national du Mérite.
- Pierre du Pré de Saint-Maur (1923), résistant, ingénieur conseil et exploitant agricole, chevalier de l'ordre national de la Légion d’honneur, marié à France de Roquefeuil[14],[18].
- René du Pré de Saint-Maur (1846-1919), zouave pontifical puis capitaine de la garde nationale mobile de la Nièvre, chevalier de l'ordre national de la Légion d’honneur, marié à Suzanne de Bourbon-Busset.
- Jules du Pré de Saint-Maur (1813-1877), président du premier conseil général d'Oran en 1858, chevalier de la Légion d'honneur, marié à Clémence de Laussat
- Nicolas Dupré de Saint-Maur (1732-1791), maître des requêtes au Conseil d'État puis conseiller d'État, intendant de la généralité de Bourges (1764-1776), intendant de la généralité de Bordeaux (1776-1785), marié à Claude Louise Lenoir.
- Pierre du Pré de Saint-Maur (1697-1765), conseiller du roi en la Cour du Parlement et commissaire des requêtes du Palais, marié à Marie Madeleine Bellanger.
- Antoine du Pré de Saint-Maur (1735-1798), conseiller du roi, auditeur des Comptes.
- Nicolas-François Dupré de Saint-Maur (1695-1774), maître des comptes, statisticien, économiste et traducteur, marié à Marie Marthe Alleon.
- Louis-François du Pré (1629-1703), avocat du roi pour les affaires de finance et tuteur du duc du Maine Louis-Auguste de Bourbon (1670-1736) et du comte de Toulouse Louis-Alexandre de Bourbon[réf. nécessaire], marié à Louise Guillemot.
- Jacques du Pré, payeur des rentes du clergé, garde du corps du roi en qualité de maréchal des logis de Gaston d'Orléans, marié à Marie Gésu.
- Nicolas du Pré, maître des requêtes à la Chambre des comptes (), intendant de justice aux armées d'Italie, marié à Marguerite Guinet.
- Guillaume du Pré, seigneur de Cossigny, marié à Perette Robert.
- Nicaise du Pré ( -1460), seigneur de Cossigny, valet de chambre du duc Charles d'Orléans.
Jehan du Pré (1468-1546) par Jean Pénicaud II
Nicolas du Pré de Saint-Maur (1732-1791)
Armes
- D'argent à une fasce de sinople accompagnée de trois trèfles du même[1]
- écartelé aux 1 et 4 d'azur à une bande d'or chargée de trois cosses de pois de sinople aux 2 et 3 d'argent à une fasce de sinople accompagnée de trois trèfles du même (d'après des cachets du XVIe siècle)[1].
Armes de la famille du Pré de Saint-Maur.
Titres
Alliances
Les principales alliances de la famille Dupré de Saint-Maur sont : Robert, Fournier, Guinet, Bonnot (1582), Gesu (1622), Fruchet (1691), Bellanger (1719), Alléon (1730), d'Aguesseau du Fresne (1736), Lambert, de Ménardeau, Le Noir, de Rivière (1794), de Vigny (1800), de Rochefort-Luçay (1809), de Maumigny (1828), Baron de Montbel (1850), de Bourran (1852), du Verne (1858), Kersauson (1896), de Laussat (1846), de Gau de Frégeville (1890), Molitor (1889), Jolivet de Colomby (1868), de la Jaille (1900), Benoist d'Azy (1845), d'Houdetot (1871), de Bourbon-Busset (1874), de Goulaine (1909)[1], de Lapanouse, de Roquefeuil, d'Ursel, Armand, de La Rocque de Sévérac etc.
Propriétés
- château de Saint-Maur (Argent-sur-Sauldre) dans le Berry ;
- château de La Grange-Bléneau ;
- château de Bon-Hôtel ;
- Château de Chambergeot ;
- Manoir du Grand-Courtoiseau ;
- Château de Brinon-sur-Sauldre ;
- Château d'Autry ;
- Château de La Beuvrière ;
- Manoir de Launay-Quinard ;
- Château de Bernadetz en Béarn ;
- château de Saint-Hilaire des Noyers ;
- château de la Rouërie ;
- hôtel Carnavalet à Paris ;
- Hôtel du Pré de Saint-Maur à Paris au 14, rue Bergère ;
- Hôtel Dupré de Saint-Maur à Paris au 3, rue des Grands-Augustins.
Postérité
- Saint-Maur aujourd'hui Tamzoura dans la wilaya d'Aïn Témouchent, commune de l'ancien département d'Oran, nommée en l'honneur de Jules du Pré de Saint-Maur
- rue du Pré de Saint-Maur à Perros-Guirec
- rue Dupré de Saint-Maur et Cours Dupré de Saint-Maur à Bordeaux en hommage à l'intendant de Bordeaux Nicolas Dupré de Saint-Maur
- La ville de Bourges s'est portée marraine de Georges-Bourges du Pré de Saint-Maur en hommage à l'intendant de Bourges Nicolas Dupré de Saint-Maur
Notes et références
- 1 2 3 4 5 6 7 Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome XV, pages 146-149.
- 1 2 3 Henri Jougla de Morenas, Raoul de Warren, Grand armorial de France, vol. 3, Société du Grand armorial de France, (lire en ligne [PDF]), p. 205.
- ↑ Christofle Du Pré, Pierre Martin, Les larmes funèbres, Librairie Droz, 2004, page 12.
- 1 2 Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Robert Laffont, 2007, page 159.
- 1 2 Arnaud Clement, La noblesse française, Édition de Juin 2024, page 888 [lire en ligne].
- 1 2 3 4 Bottin mondain, édition 1985, p. 1126.
- ↑ Notice « Nicolas du Pré de Saint-Maur » dans le fichier Insee des décès en France depuis 1970.
- ↑ Promotion 1953 de l'Ecole polytechnique.
- ↑ Faire(part de décès de Nicolas du Pré de Saint-Maur.
- ↑ Carnet du jour du Figaro.
- ↑ Notice « Jeannine Louise Armand » dans le fichier Insee des décès en France depuis 1970.
- ↑ « Thomas du Pré de Saint-Maur, chef d’orchestre des parfums Chanel », sur le site du magazine Numéro, (consulté le ).
- ↑ Alexis Le Meur, « Thomas du Pré de Saint Maur: «Chanel lance un appel à l'audace» », sur le site du magazine Stratégies, (consulté le ).
- 1 2 3 Bottin mondain, édition 2007, p. 1353.
- ↑ Élie du Pré de Saint-Maur.
- ↑ Elie du Pré de Saint Maur, directeur marketing de Doctolib.
- ↑ Site des éditions Eyrolles.
- ↑ « France du Pré de Saint-Maur : il était une fois Feneu », sur le site du quotidien Ouest-France, (consulté le ).
Voir aussi
Bibliographie
- Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome XV, pages 146-149.;
- Henri Jougla de Morenas, Raoul de Warren, Grand armorial de France, vol. 3, Société du Grand armorial de France, (lire en ligne [PDF]), p. 205.
Liens externes
- Arnaud Clement, La noblesse française, 2020, [lire en ligne].
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