Famille Richard (Dauphiné-Lyonnais)

La famille Richard est une famille subsistante d'ancienne bourgeoisie française, originaire du Dauphiné.

L'un de ses membres s'établit dans la Loire, où il développe au XIXe siècle une industrie du lacet. Il a formé trois branches qui ont donné une nombreuse descendance patronymique, en grande partie établie dans la région lyonnaise.

Origines

La famille Richard est originaire du Dauphiné dans le Viennois. Dès le XVIe siècle, ses membres occupent des fonctions de petite robe ainsi que dans le clergé. Puis s'installe en Forez dès la fin du XVIIe siècle, où certains possèdent des charges d'officiers du roi.[réf. nécessaire]

Branches

Après la révolution industrielle, l'un des membres est à l'origine de trois branches, toutes trois subsistantes et établies dans la région lyonnaise :

  • Richard-Vitton ;
  • Richard ;
  • Richard du Montellier.

Généalogie

  • Jehan Richard(né vers1580), notaire et greffier à Montseveroux (Isère).[réf. nécessaire]
    • Gabriel Richard (1613-1693), bourgeois de Bozancieux (Isère).[réf. nécessaire]
      • Estienne Richard (vers 1657-1717), maitre-chirurgien à Roussillon (Isère)[réf. nécessaire].
        • Louis Richard (1693-1785), marchand bourgeois à Annonay (Ardèche), puis à Bourg-Argental (Loire), commissaire aux saisies du bailliage local.
          • Jean-Louis Richard (1743-1812), aussi dit Richard de Bourg-Argental, puis Richard de Maisonneuve[a], est le dernier de douze enfants. Greffier au bailliage local, député du Tiers état aux États généraux de 1789 pour le bailliage du Forez, député de la Loire au Corps législatif (Premier Empire). Descendance[1].
            • Louise Marie Marguerite Richard ().
            • Charles-François Richard (1772-1851), aussi dit Richard-Chambovet du nom de son épouse, est le second d'une fratrie de six enfants. Cet industriel de la mercerie fait de Saint-Chamond (Loire) la capitale mondiale du lacet. Lieutenant dans l'armée d'Italie, reçoit en 1814 la décoration du Lys, en 1831 est fait chevalier de l’ordre royal de la Légion d’honneur. Descendance[2].
              • Jean Louis Richard (1804-1874), en joignant le nom de son épouse au sien devient Richard-Vitton avec sa descendance. Négociant, il initie une promotion immobilière de Montchat (quartier de Lyon) et participe ainsi à son urbanisation. Il en reste notamment une dénomination particulière des voies[3]. descendance[4],[5].
                • Charles Pierre Richard ()[6].
                • Henry Constantin Marie Richard ()[7].
                • Julien Émile Richard () (dit, après son mariage, Richard-Vacheron)[8].
                • Louis Richard ().
                • Marie Charles Camille Richard-Vitton ().
              • Ennemond Richard, (1806-1873), industriel de la mercerie à Saint-Chamond, maire et érudit de l’histoire de Saint-Chamond[9].
                • Antoine Richard (1836-1903), second de huit enfants, épouse Angèle Cottin, petite-fille de Claude-Joseph Bonnet. Après la direction des usines de tresses et lacets de St-Chamond, il prend avec le cousin de son épouse Cyril Cottin la direction des Établissements C.J.Bonnet à Lyon[10].
              • François-Jules Richard (1815-1903). Après son mariage avec Aloysia Bethenod de Monbressieu, il hérita du château du Montellier dont son aieul, Antoine Greppo fut le dernier seigneur du Marquisat sous l'ancien régime. (Ain), et adopta le nom Richard du Montellier avec sa descendance.
              • Jeanne Françoise Marie Louise Richard ().
            • Louis-Jacques Richard ().
            • Louis-François Richard ().
            • Jean-Marie Richard ().
            • Jean-Ennemond Richard ().

Hommages

Plusieurs membres de cette famille ont donné leur nom à des rues et infrastructures publiques :

  • boulevard Jean-Louis Richard à Bourg-Argental ;
  • rue Richard-Chambovet à Saint-Chamond ;
  • rue et le boulevard Ennemond Richard à Saint-Chamond ;
  • école publique Ennemond Richard à Saint-Chamond ;
  • rue Richard à Saint-Étienne[11] ;
  • cours Richard-Vitton à Lyon ;
  • parc Chambovet à Lyon ;

et de nombreuses rues du quartier de Montchat à Lyon comme la rue Charles Richard, la rue Louise…

Alliances

Les principales alliances de la famille sont : de Biron, Bethenod, de Boisset de Torsiac, de la Teyssonniere, de Pascal de Kerenveyer, de Vitry d'avaucourt, de Valence de Minardière, de la Poix de Fréminville, de Rivoyre, Garnier des Garets d'Ars, de Belenet, Oldenhove de Guertechin, Nicol de La Belleissue, d'Adeler, de Broch d'Hotelans, Monroe, Servan, Seguin de Reyniès, Mégret de Devise, Sanson de Sansal, Meaudre, Arminjon, Rimoz de la Rochette, de la Bourdonnaye-Blossac, de Glos, Luquet de Saint-Germain, de Lestapis, Massis-Cuchet, d'Anglejan-Chatillon, de Duranti La Calade, Veyre de Soras, de Maigret, de La Brosse.

Notes et références

Notes

  1. Richard est un patronyme courant. L'individu est ainsi distingué des autres porteurs du nom par le lieu de résidence.

Références

12. Registre paroissial de Montseveroux et de Monsteroux-Milieu.

  1. Paroisse de Bourg-Argental, Baptêmes mariages sépultures (Registres paroissiaux (1469-1792)), Bourg-Argental, Archives départementales de la Loire, 1770 à 1786 (lire en ligne).
  2. État civil Commune Saint-Chamond : Table décennale Naissances. - 3NUMTD11/4E208/1 - De 1803 à 1812, Saint-Chamond, Archives départementales de la Loire, 1803 à 1812 (lire en ligne), vues 71-72/2699 et État civil Commune Saint-Chamond : Table décennale Naissances. - 3NUMTD12/4E208/1 - De 1813 à 1822, Saint-Chamond, Archives départementales de la Loire, 1813 à 1822 (lire en ligne), vues 261 et 265/2699.
  3. Maurice Vanario et Henri Hours (dir.) (préf. Gérard Collomb), Rues de Lyon : à travers les siècles : XIVe – XXIe siècles, Lyon, Éditions Lyonnaises d'art et d'histoire, , 2e éd. (1re éd. 1990), XVI-333 p., 23 cm (ISBN 2-84147-126-8).
  4. Mairie de Saint-Chamond, État civil (1793-1909) : Saint-Chamond.-Naissances, Mariages, Décès, Archives départementales de la Loire, Mairie de Saint-Chamond, 1832-1842 (lire en ligne).
  5. Mairie de La Guillotière, Registre naissances. La Guillotière : période de 01/01/1846 à 31/12/1846, Archives municipales de Lyon, Mairie de La Guillotière, , 223 vues (lire en ligne), de droite Vue 135 – Acte 798.
  6. Mairie de Lyon 2e arrondissement, Mariages Registre : période 02/01/1856 - 31/12/1856 Cote 2E650, Archives municipales de Lyon, Mairie de Lyon 2e arrondissement, , 322 vues (lire en ligne), de gauche Vue 92 – Acte 182.
  7. Mairie de Lyon 3e arrondissement, Mariages Registre : période 04/01/1860 - 31/12/1860 Cote 2E878, Archives municipales de Lyon, Mairie de Lyon 3e arrondissement, , 413 vues (lire en ligne), vues 394-395 – acte 777.
  8. « Cote LH/2321/53 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  9. Stéphane Bertholon, Histoires de Saint-Chamond : notes et souvenirs d'un vieux Couramiaud, Saint-Étienne, s.n. (Impr. Théolier), (réimpr. 1989), 1re éd. (1re éd. 1927), XIV-304 p., 21 cm, chap. VIII
  10. Pierre Cayez et Serge Chassagne, Lyon et le Lyonnais, Paris – Le Mans, Éditions PicardÉditions Cénomane, coll. « Les patrons du Second Empire » (no 9), , 287 p., 1 vol.  ; 24 cm (BNF 40981557), « Claude-Joseph Bonnet », p. 67.
  11. Liste officielle des voies de Saint-Étienne.

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail de la généalogie
  • icône décorative Portail de l’Isère
  • icône décorative Portail du département de la Loire
  • icône décorative Portail de la métropole de Lyon