Festival à haute voix

Le Festival à haute voix est un événement biennal de dramaturgie organisé par le Théâtre l’Escaouette à Moncton, au Nouveau-Brunswick. Depuis sa création en 2001, le festival joue un rôle essentiel dans le développement du théâtre acadien en offrant aux auteurs et autrices une plateforme pour présenter des lectures publiques de leurs œuvres inédites[1].

Histoire et mission

Le festival a été lancé en 2001 par le Théâtre l’Escaouette[2] avec pour objectif principal de soutenir la dramaturgie acadienne émergente et de favoriser l’échange entre les artistes et le public[3]. À travers des lectures publiques, les dramaturges ont l’occasion d’entendre leurs textes interprétés par des comédiens professionnels et dirigés par des metteurs en scène, leur permettant ainsi d’affiner leur écriture en fonction des réactions et des retours du public et des professionnels du milieu théâtralis sa création, le Festival à haute voix a accueilli plusieurs auteurs acadien·nes et canadien·nes-français·es, dont Emma Haché[4], Mélanie Léger[5], Herménégilde Chiasson, Caroline Bélisle[6], Gabriel Robichaud[7] et Marcel-Romain Thériault[6]. Il a permis la mise en lecture de plus d’une centaine de textes, dont plusieurs ont ensuite été produits sur scène ou publiés[8].

Édition récentes

Le Festival à haute voix, événement bisannuel, offre aux dramaturges un espace de recherche et de perfectionnement en présentant des lectures publiques de textes en développement. Chaque édition permet à des auteurs émergents et établis d’explorer leur écriture en interaction avec le public et les professionnels du théâtre[9].

L’édition 2025[10], qui s’est tenue du 31 janvier au 2 février[11], a poursuivi cette mission en mettant en lecture plusieurs œuvres en développement[8]. Parmi les textes sélectionnés figuraient Soutensions d’Amber O'Reilly[12], Enterrement de vie de jeunes filles d’Océane Lanteigne[13], Comment te dire que je pars[14] de Joe Nadeau[15], et Le King des goélands de Nicolas Dupuis. Ces lectures ont permis aux dramaturges d’affiner leurs textes avant une éventuelle production ou publication[16].

L’édition 2023[17] du Festival à haute voix, qui s’est déroulée du 3 au 5 février[18], a débuté avec la lecture de Brillance de Myriam Vaudry[19], marquant ainsi le lancement du festival avec une œuvre en développement. Cet événement biannuel a mis en avant des dramaturges de la Nouvelle-Écosse, notamment Yvon Aucoin et Thibault Jacquot-Paratte[20]. Leurs textes, Pourtant, je l’aimais et Il y a des murmures dans le sol, ont été présentés sous forme de lectures publiques, offrant aux auteurs une opportunité de retravailler leurs œuvres en fonction des retours des spectateurs et des artistes présents.

L'édition 2021[6] du Festival à haute voix s'est tenue du 5 au 7 février 2021[21]. Parmi les œuvres présentées, on note Les remugles ou La danse nuptiale est une langue morte de Caroline Bélisle[22], mise en lecture par Ludger Beaulieu, Parler Mal, de Gabriel Robichaud et Bianca Richard, une docu-fiction théâtrale sur l'insécurité linguistique et Ornytorinques de Joanne Parent[23], une pièce explorant l’absurde et l’identité, qui a permis à son auteur d’expérimenter une mise en lecture dynamique avec le public.

À travers ces éditions successives, le Festival à haute voix demeure un moteur essentiel du développement de la dramaturgie acadienne, en offrant un tremplin aux auteurs et en favorisant la mise en relation entre les écrivains, les metteurs en scène, les comédiens et le public[24]. Son caractère biannuel en fait un événement incontournable pour la scène théâtrale acadienne et francophone au Canada[9].

Impact et reconnaissances

Le Festival à haute voix est reconnu pour son apport au théâtre acadien et à la dramaturgie francophone en milieu minoritaire[25]. En facilitant la mise en lecture et le perfectionnement des textes, il contribue au renouvellement des voix théâtrales et permet aux œuvres acadiennes d’accéder à une diffusion plus large. Certains textes présentés au festival ont ensuite été produits par le Théâtre l’Escaouette ou par d’autres compagnies canadiennes[26].

Le festival a également favorisé la collaborations entre auteurs, metteurs en scène et institutions théâtrales, renforçant ainsi la dynamique culturelle du théâtre acadien et son rayonnement au Canada[4].

Références

  1. « Canadian Theatre Encyclopedia », sur www.canadiantheatre.com (consulté le )
  2. (en) « Acadian Theatre », sur www.thecanadianencyclopedia.ca (consulté le )
  3. David Lonergan, « Un théâtre à la recherche d'auteurs », Nuit blanche, no 115, , p. 42–47 (ISSN 0823-2490 et 1923-3191, lire en ligne, consulté le )
  4. 1 2 (en) Glen Nichols, « Building Bridges: English & French Theatre in New Brunswick », Theatre Research in Canada / Recherches théâtrales au Canada, (ISSN 1913-9101, lire en ligne, consulté le )
  5. Roger Roger (lire en ligne)
  6. 1 2 3 Sylvie Mousseau, « Le 10e Festival à Haute Voix prend son envol », sur Acadie Nouvelle, (consulté le )
  7. « GABRIEL ROBICHAUD PRÉSENTE SA PLUS RÉCENTE CRÉATION THÉÂTRALE », sur District scolaire francophone Sud, (consulté le )
  8. 1 2 « Le festival À haute voix, un incubateur artistique important! », sur ici.radio-canada.ca (consulté le )
  9. 1 2 Pénélope Cormier, « Faire de l’écriture une profession : Emma Haché et la dramaturgie acadienne », Liaison, no 143, , p. 27–28 (ISSN 0227-227X et 1923-2381, lire en ligne, consulté le )
  10. « Rattrapage du 18 janvier 2025: le festival À haute voix, un incubateur artistique, et une entrevue avec Louise Imbeault avant son assermentation comme lieutenante-gouverneure du N.-B. », sur ici.radio-canada.ca (consulté le )
  11. (en-CA) « Festival à haute voix », sur inspiredbynb.ca (consulté le )
  12. Sylvie Mousseau, « Sept œuvres théâtrales inédites à l’affiche du 12e Festival à haute voix », sur Acadie Nouvelle, (consulté le )
  13. Sylvie Mousseau, « Océane Lanteigne explore le théâtre de l’horreur », sur Acadie Nouvelle, (consulté le )
  14. « Un texte de Joe Nadeau au Festival à Haute Voix », sur ici.radio-canada.ca (consulté le )
  15. Zone Arts- ICI.Radio-Canada.ca, « Joe Nadeau explore la quête identitaire trans dans Comment te dire que je pars », sur Radio-Canada, (consulté le )
  16. « LE CEAD AU FESTIVAL � HAUTE VOIX », sur www.cead.qc.ca (consulté le )
  17. « La 11e édition du Festival à haute voix débute aujourd'hui », sur ici.radio-canada.ca (consulté le )
  18. « 11e édition du Festival à haute voix à Moncton », sur ici.radio-canada.ca (consulté le )
  19. Sylvie Mousseau, « Le Festival à Haute Voix prend son envol avec «Brillance» », sur Acadie Nouvelle, (consulté le )
  20. « Festival à haute voix : le théâtre l’Escaouette présentera deux œuvres d’auteurs néo-écossais », sur https://lecourrier.com/ (consulté le )
  21. Zone Arts- ICI.Radio-Canada.ca, « Les mots d’Amber O’Reilly sur scène à Moncton », sur Radio-Canada, (consulté le )
  22. « Le Festival à haute voix débute dès ce soir », sur Canada Info (consulté le )
  23. « ORNITHORYNQUES », sur Théâtre À tour de rôle (consulté le )
  24. « Les mots ramassés en chemin », sur Bibliothèque des Amériques (consulté le )
  25. Astheure, « Retour sur l’histoire du théâtre l’Escaouette – Luc Léger », sur Astheure, (consulté le )
  26. David-Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique Française Équipe de rédaction de l'Encyclopédie et Lonergan, « Théâtre professionnel en Acadie », sur www.ameriquefrancaise.org (consulté le )
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