Frédéric Studer (dessinateur)

Frédéric Studer
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Naissance
Décès
(à 79 ans)
Lausanne
Surnom
Urs
Nationalité
Activité
Formation
Dessinateur-lithographe

Frédéric Studer, connu sous le pseudonyme d'Urs, est un illustrateur et caricaturiste suisse, né le à Muralto et mort le à Lausanne.

Biographie

Origines et famille

Frédéric Urs Studer[1] naît le à Muralto, dans le canton du Tessin. Il est originaire de Kestenholz, dans le canton de Soleure[2].

Son père, Joseph Auguste Studer, est ingénieur chimiste ; sa mère, née Marie Hagmann, est traductrice[3].

Il épouse Stella Rossi[3].

Formation et parcours artistique

Après une formation de dessinateur-lithographe, suivie à Lausanne de 1944 à 1948, Frédéric Studer adopte le pseudonyme d'Urs[3], son deuxième prénom[1].

Il publie à partir de 1953 ses premiers dessins dans Paris Match et L'Illustré, puis aussi dans la Gazette littéraire et d'autres journaux suisses, principalement romands (Construire, 24 heures, Gazette de Lausanne), et étrangers[3], notamment Epoca en Italie et Picture Post au Royaume-Uni en 1956[4].

Il publie des recueils de dessins, illustre des livres et réalise, en 1971, un petit film d'animation. Il participe à de nombreuses expositions nationales et internationales de caricature et expose également ses dessins en Suisse[3]. Lors de sa première exposition, qui a lieu en 1955 à la petite galerie du Nouveau-Bourg à Lausanne, il présente des aquarelles et des lithographies[5].

Son style est qualifié de « persifleur, anticonventionnel, mais sans malveillance, artistiquement dépouillé et remarquablement équilibré » par le journaliste et écrivain Gilbert Salem[4].

Mort

Frédéric Studer meurt dans la matinée[6] du à Lausanne, à l'âge de 79 ans[3], des suites d'un cancer du poumon[6].

Distinction

  • 1979 : chapeau d'or du 18e concours mondial de dessin humoristique de Knokke-Heist[7],[8]

Fonds d'archives

Ses archives sont conservées par la fondation William Cuendet & Atelier de Saint-Prex au Musée Jenisch Vevey et par la Fondation Ateliers d'artiste[3].

Notes et références

Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page « Frédéric Studer, version du 17 juillet 2012 » de Philippe Kaenel sur le site Dictionnaire historique de la Suisse, le texte ayant été placé par l’auteur ou le responsable de publication sous la licence Creative Commons paternité partage à l'identique ou une licence compatible.
  1. 1 2 « URS (Frédéric Studer) », sur Fondation Ateliers d'artiste (consulté le )
  2. « Urs », sur SIKART (consulté le )
  3. 1 2 3 4 5 6 7 Philippe Kaenel, « Frédéric Studer (dessinateur) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  4. 1 2 Gilbert Salem, « Urs déride le désespoir », 24 heures, , p. 36 (lire en ligne)
  5. P. V., « Aquarelles de Frédéric Studer au Nouveau-Bourg », Feuille d'avis de Lausanne, , p. 2 (lire en ligne)
  6. 1 2 Gilbert Salem, « Urs, l'humoriste du désespoir, n'est plus », 24 heures, , p. 26 (lire en ligne)
  7. Agence télégraphique suisse, « Un prix belge pour le caricaturiste Urs » (brève), La Liberté, , p. 3 (lire en ligne)
  8. (de) René Regenass, « Humor ist, wenn man trotzdem lacht », Nebelspalter, no 27, , p. 35 (lire en ligne)

Liens externes

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