Frédéric Truskolaski
Frédéric Truskolaski est un homme d'affaires français, propriétaire de plusieurs titres de presse people et TV.
Biographie
Frédéric Truskolaski, né en 1970[1],[2]. Il passe deux ans aux États-Unis. Il présente des flashs d'informations sur RFM et Voltage FM, et gagne le concours du meilleur journaliste sportif en 1987[3].
Il lance en 1996 son premier journal, Le Lycéen, et ses numéros tirés à 30 000 exemplaires sont distribués gratuitement dans les lycées et collèges[3]. Le journal fait bénévolement participer les lycéens eux-mêmes dans la rédaction des articles. S'inspirant du modèle des quotidiens d'information gratuits (Métro et 20 Minutes), il mise sur les ressources publicitaires[2].
Frédéric Truskolaski créée en 2009 la série TV Paris 16e pour M6, avant de prendre ses distances à la suite d'une vision différente du projet[4]. La série a été arrêtée après la première saison, faute d'audience[5].
Il publie en 2022 environ 25 titres en France dont les magazines Oops et Gossip, par le biais de plusieurs sociétés éditrices[6]. Plusieurs magazines reprennent des noms proches de publications connues pour les « parodier »[7].
Controverses
Le journal 20 minutes affirme que la rédactrice en chef de son magazine 20 ans est une stagiaire de 19 ans[1], et que les rédactrices, qui ont pour la plupart été recrutées entre 18 et 20 ans par des annonces sur Internet, sont pour certaines payées au noir[8]. L'avocat de l'éditeur du magazine décrit l'article de 20 minutes comme « totalement diffamatoire », et « créant un préjudice financier et professionnel énorme » au nouveau propriétaire du magazine, « dont l'honnêteté est ainsi remise en question »[9]. Une condamnation aux Prud'hommes aurait estimé le licenciement de la rédactrice en chef abusif, lui octroyant 28 930 euros d'indemnités[1].
Rue89 publie des témoignages de rédactrices de magazines appartenant à Frédéric Truskolaski, qui inventent le contenu des articles sur des sujets écrits de toutes pièces, incluant de fausses réponses des médecins aux questions des lecteurs. L'avocat Emmanuel Pierrat indique que « ça peut être qualifié de tromperie parce que le public pense acheter de la presse et pas de la fiction. »[10]
Rue89 indique aussi que Frédéric Truskolaski a la spécialité de publier régulièrement des nouveaux titres, permettant de profiter des réductions sur la distribution des premiers numéros par Presstalis[10].
D'après L'Informé, les entreprises de Frédéric Truskolaski ont été condamnées dix fois en quinze ans : six pour « contrefaçon », et quatre pour « concurrence déloyale et parasitaire ». La majorité des indemnités n'auraient jamais été payées. Le déménagement de certaines sociétés éditrices à Londres complexifie le recouvrement des indemnités[7].
Le fisc réclame en 2017 4,4 millions d’euros à 4 sociétés, un redressement qu'elles contestent toujours[11].
À partir de 2018, le magazine Oops a publié plusieurs articles critiquant son concurrent Public, notamment sur l'affaire Jeremstar. Oops et son directeur Frédéric Truskolaski ont été condamnés à plusieurs reprises pour diffamation, les tribunaux ayant estimé que ces articles visaient en réalité à déstabiliser la direction de Public dans le but de racheter le magazine[12].
En 2019, Michel Cymes fait interdire la publication de deux magazines de Frédéric Truskolaski le mettant en couverture sans son accord[13].
En juillet 2023, Frédéric Truskolaski souhaite tirer un feu d'artifice au-dessus de la baie de Juan-les-Pins (Antibes) pour célébrer les 90 ans de sa mère[14],[15]. Après l'interdiction par la mairie pour des « raisons de sécurité »[16],[17], il assigne pénalement le maire, Jean Léonetti, pour discrimination. Celui-ci se voit octroyer la protection fonctionnelle, qui couvrira ses frais de justice, par le Conseil municipal du 28 avril 2024[18].
En 2025, Frédéric Truskolaski fait condamner Prisma Media pour parasitisme, après la publication d'un magazine très semblable à son titre Télé 15 jours [19],[20].
Articles connexes
Notes et références
- 1 2 3 Jamal Henni et Gilles Tanguy, « Oops, Clooser… enquête sur Frédéric Truskolaski, le roi de la presse low cost. Partie 1 », sur l'Informé, (consulté le )
- 1 2 « "Le Lycéen", une affaire... », Le Monde de l'éducation, , p. 60
- 1 2 Sibylle Rizk, « Frédéric lance le journal du Lycéen », Le Parisien,
- ↑ Grégory Marin, « Série . M6 lance un nouveau feuilleton quotidien aujourd'hui. », L'Humanité, , p. 21
- ↑ Prisma Média, « Alexandra Kazan en veut à M6 pour l’arrêt de Paris 16è - Voici », sur Voici.fr, (consulté le )
- ↑ « L'éditeur M. Frédéric TRUSKOLASKI ("Oops", "Gossip" ou "Télé 15 Jours") cherche à vendre ses magazines people : Les médias et leurs dirigeants », La Correspondance de la Presse,
- 1 2 « Prisma, CMI, Reworld… l’impuissance des éditeurs de magazines face aux « parodies » de Truskolaski. Partie 2 », sur l'Informé, (consulté le )
- ↑ Vincent Glad, « «20 ans»: 7 astuces pour faire un magazine sans argent », sur www.20minutes.fr, (consulté le )
- ↑ Gilles Klein, « Magazine 20 ans : rédaction au rabais ? », Arrêt sur images, 12 avril 2009
- 1 2 Léna Meynard et Julia Pascual, « Faux témoins, gros mensonges : les dessous de la presse people », sur L'Obs, (consulté le )
- ↑ « Le patron de presse Frédéric Truskolaski dans le collimateur du fisc. Partie 4 », (consulté le )
- ↑ Jamal Henni, Gilles Tanguy, « Bruel, Jeremstar, Myriam Palomba… l’incroyable offensive de Frédéric Truskolaski contre Public. Partie 3 », sur l'Informé, (consulté le )
- ↑ Jamal Henni, « Les très bonnes affaires du docteur Cymes », sur Capital.fr, (consulté le )
- ↑ Nicolas Galup, « Antibes Juan-les-Pins: un homme d'affaires veut tirer un feu d'artifice privé, la mairie s'y oppose », sur BFMTV (consulté le )
- ↑ « À Antibes, la bataille autour du feu d'artifice privé de cet homme d'affaires se poursuit », sur Nice-Matin, (consulté le )
- ↑ Marine Langlois, « Juan-les-Pins: le milliardaire n'a finalement pas tiré son feu d'artifice interdit par la mairie », sur BFMTV (consulté le )
- ↑ Juliette Vignaud, « "Tout autre tir est illégal": à Juan-les-Pins, seul le feu d'artifice de la ville est autorisé », sur BFMTV (consulté le )
- ↑ Rédaction, « Accusé de discrimination, Jean Leonetti se défend, se protège et contre-attaque », sur Nice-Matin, (consulté le )
- ↑ Adrien Schwyter, « Programmes Télé 15 Jours : Prisma condamné pour avoir copié un magazine télé concurrent », sur Challenges, (consulté le )
- ↑ Jean-Michel De Marchi, « Bataille des magazines TV : pourquoi RL Mags a fait interdire le dernier magazine de Prisma Media », sur mind Media, (consulté le )
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