François Dordilly
| François Henri Dordilly | |
| Naissance | Roanne (Loire) |
|---|---|
| Décès | (à 93 ans) Ville-d'Avray (Hauts-de-Seine) |
| Origine | |
| Conflits | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale |
François Henri Dordilly, né le à Roanne (Loire) et mort le à Ville-d'Avray (Hauts-de-Seine), était un aviateur français. En 1926, avec Lucien Girier, il a battu le record du monde de distance en ligne droite, lors d'un vol entre Paris et Omsk (Sibérie)[1].
Biographie
Pendant la Première Guerre mondiale, l'étudiant[2] François Dordilly s'engage à 20 ans en 1916 pour la durée de la guerre. Dans un premier temps, il est aspirant dans l'artillerie puis passe dans l'aéronautique militaire comme observateur en novembre 1916.
Le sous-lieutenant Dordilly vole au sein de l'escadrille AR 58 (qui a comme emblème un coq noir avec une patte levée sur fond jaune) sur le biplan biplace d'observation Dorand AR1 avec son camarade le sous-lieutenant Léon Thouzellier (pilote). Le 16 septembre 1917, ils sont trois appareils français de l'escadrille et sont attaqués par 5 avions allemands. L'équipage est le seul à se sortir indemne du combat ; il permet, en tirant sur l'ennemi, de permettre au 2ème avion, de rejoindre sa base avec l'observateur blessé. L'autre biplace s'est écrasé, les deux aviateurs sont tués ; l'équipage Thouzellier - Dordilly réussit même sans doute à abattre un avion allemand[3].
Après le conflit, Il obtient son brevet de pilote. Il poursuit son parcours au sein de l'aéronautique militaire qui deviendra l'Armée de l'air, officiellement créée par la loi du 2 juillet 1934. Il aura diverses affectations dans des escadres en France ou à l'étranger puis en état-major.
Il obtiendra en juin 1926 le record mondial de distance, pour un vol entre Paris et Omsk (en Russie) en parcourant plus 4.700 km en 22 heures sur Breguet 19[2]. En septembre 1939, il est lieutenant-colonel et commandant de la chasse de nuit sur la région parisienne[3].
Distinctions
Officier de la Légion d'honneur () ; chevalier du 28 décembre 1924 ;
Croix de guerre – (1 citation à l'ordre de l'armée, 1 à l'ordre de la division, 1 à l'ordre du corps d'armée).
Notes et références
- ↑ « FICHE DOCUMENT : PJ 1926 30 6 - LE RAID AERIEN PARIS-OMSK », sur Gaumont Pathé Archives (consulté le ).
- 1 2 Commission Mémoire Aéronautique - Groupement Antoine de Saint Exupéry - Les Vieilles Tiges, « Des «Poilus» qui sont devenus «Aviateurs» au cours de la Première Guerre mondiale. », sur espacesaerienslyon.pagesperso-orange.fr (consulté le ).
- 1 2 « L'escadrille 58 », sur albindenis.free.fr (consulté le ).
Bibliographie
- Georges Balsa (stagiaire) et Françoise de Ruffray, ARCHIVES DE LA DÉFENSE. Témoignages Oraux de l’Armée de l’Air. ÉTAT DES FONDS : SOUS-SÉRIE AI 8 ZP, Vincennes, Service historique de la Défense, (lire en ligne).
- Bernard Decré et Vincent Mongaillard, L'Oiseau blanc. L'enquête vérité (Nungesser et Coli), Arthaud, , 269 p. (ISBN 978-2-08-131327-9 et 2-08-131327-8, EAN 978-2-08131-327-9, lire en ligne).
- « RECORDS FRANÇAIS », Revue aéronautique de France, vol. 4, , p. 56 (lire en ligne).
Liens externes
- Albin Denis, « Escadrille MF 58 - F 58 - AR 58 - SAL 58 » (consulté le ).
- Paul Mathevet, « Aviateurs de 14-18 », sur forez-info.com, (consulté le ).
- gealclo, « Renseignements sur le colonel Dordilly », sur Forum PAGES 14-18. Les combattants & l'histoire de la Grande Guerre, (consulté le ).
- « Le Bourget : retour du Capitaine Girier et Lieutenant Dordilly qui battent le record du monde de distance Paris-Omsk : [photographie de presse] / Agence Meurisse », sur Bibliothèque nationale de France (BnF) - Gallica (consulté le ).
- Paul Mathevet, « Des « Poilus » qui sont devenus « Aviateurs » au cours de la Première Guerre mondiale », sur Les Vieilles Tiges, (consulté le ).
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