Gérald-Brice Viret

| Directeur des antennes et des programmes (en) Canal+ | |
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Maxime Saada, Christophe Pinard-Legry (d) |
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Gérald-Brice Viret, né à Annecy le , est un dirigeant dans le secteur audiovisuel.
Il a fait carrière sur des chaînes locales et nationales et sur les vecteurs du câble, du satellite, puis de la télévision numérique terrestre et de la télévision sur Internet.
Il a commencé comme journaliste dans des chaînes régionales, a dirigé des pôles TV des groupes Pathé (1996), NRJ (2006) et Lagardère (2013), et rejoint le groupe Canal+ en 2015.
En 2024, il est directeur général de Canal+ France en charge des Antennes et des Programmes, et chargé de mission pour les médias du groupe Lagardère.
Parcours professionnel
Début de carrière
Après un Master 2 Cinéma, Télévision et Nouveaux Médias à l'Université Paris-1 Panthéon Sorbonne[1], Gérald-Brice Viret débute à la radio en 1986 à Annecy.
En 1989, il participe à la création de 8 Mont-Blanc, en tant que directeur de l'Antenne et des Programmes aux côtés de Patrice Laffont et André Campana. Cette chaîne de télévision généraliste locale, croît rapidement et s’installe dans le paysage médiatique local[2]. Il aborde le secteur des chaînes locales et régionales, comme directeur des Antennes et des Programmes de Télé Lyon Métropole où il présente une émission quotidienne, Tout peut arriver.
Il est nommé directeur des Antennes et des Programmes Antilles Télévision pour le lancement de la chaîne ATV[2]. De retour en métropole en 1994, il rejoint France 3 comme rédacteur en chef de Continentales et Directeur de l'Antenne de France 3 Nancy[3].
En 1996, il rejoint le Groupe Pathé, et y restera 10 ans. Il participe à la création de la chaîne documentaire Voyage, en tant que directeur des Antennes et des Programmes, puis comme directeur général adjoint. En 2000, au Québec, il crée la chaîne découverte Évasion (chaîne de télévision)[4].
Lancement de la TNT : TMC et NRJ
En 2002, il est nommé à la direction générale de TMC. Il conduit la candidature de la chaîne auprès du CSA pour l’obtention d’une fréquence en télévision numérique terrestre[5].
Entre 2002 et 2006, il assure une fonction de conseiller auprès du Président de la chaîne 2M au Maroc, et participe au lancement de plusieurs émissions, dont « Studio 2M » et « 15 ans – 15 talents »[6].
En 2006[7], il prend la direction de la nouvelle chaîne NRJ 12. Il crée les chaînes NRJ Hits, NRJ Paris (en TNT régionale), et Chérie 25[8].
Il préside le « Groupement TNT » de 2007 à 2009[9]. L'association, créée en 2006 par huit groupes audiovisuels privés et publics, veut mettre en œuvre et de promouvoir le lancement de la télévision numérique terrestre en France[10]. Le 2009 à Coulommiers, il est aux côtés du maire de la ville et futur ministre de la culture Franck Riester[11], lors de la première extinction du signal analogique[12].
Groupe Lagardère
En 2013, Gérald-Brice Viret rejoint le Groupe Lagardère en tant que directeur délégué du pôle télévision de Lagardère Active, en France et à l’international. Ce périmètre englobe les chaînes « jeunesse et famille » Gulli, Canal J et TiJi, la chaîne féminine « jeunes adultes » June, et les chaînes « musicales » Mezzo, Mezzo Live HD, MCM, MCM Pop, MCM Top, Virgin Radio TV et RFM TV. Il préside les chaînes Gulli et Mezzo[2].
Il y ajoute des responsabilités associatives : entre 2013 et 2015, il est président de l'ACCeS (Association des Chaînes Conventionnées Éditrices de Services)[13]. Cette association défend l'offre payante au sein du paysage audiovisuel français[14]. Élu le , il est réélu pour un an le [15].
Groupe Canal+
Le , il est nommé directeur général des Antennes et des Programmes du groupe Canal+[16]. Le [17], il est en plus directeur de Canal+[18].
Après des grèves historiques, il veut renforcer la place de CNews parmi les chaînes d’information en continu[19]. Il défend le « positionnement marketing nécessaire » de la chaîne[20] : en 2020, CNews est deuxième chaîne d'info, après BFM TV, devant LCI et France Info[21].
En , Gérald-Brice Viret[4] signe, au nom de Canal+ et avec une vingtaine de groupe de médias et de communication, une « charte de bonne conduite contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes » portée par l'association « Pour les femmes dans les médias »[22].
Selon Mediapart, il serait l'origine d'une campagne de dénigrement sur internet en 2023 contre un député LFI insulté par l'animateur Cyril Hanouna[23]. La prise de position du député sur le plateau de Touche pas à mon poste ! était hostile au propriétaire de la chaîne télévisée Vincent Bolloré ; la démarche aurait été réalisée par une agence de communication appartenant au milliardaire breton : Progressif Media[24].
Ouvrage
- Gérald-Brice Viret, Idées reçues sur la télévision de demain, Paris, Cavalier Bleu Eds, , 118 p. (ISBN 2846706484)
Distinctions
Notes et références
- ↑ « Gérald-Brice Viret », sur L'Agefi (consulté le )
- 1 2 3 « Gérald-Brice Viret », sur Babelio (consulté le )
- ↑ « Gérald-Brice Viret, Directeur Général de NRJ12 », sur toutelatele.com, (consulté le ).
- 1 2 Marc Baudrillet, « Gérald-Brice Viret, le super-patron de la télé de Bolloré »
, sur Challenges, " 19 octobre 2015 " (consulté le ) - ↑ « Discours de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, prononcé à l'occasion de la cérémonie de remise des insignes de Gra... », sur gouv.fr (consulté le ).
- ↑ « La téléréalité s'invite à Agadir », sur bladinet (consulté le )
- ↑ (en) « Mediabb.com », sur mediabb.com (consulté le ).
- ↑ Enguérand Renault, « Gérald-Brice Viret quitte NRJ 12 », Le Figaro, (lire en ligne).
- ↑ Le Figaro, « «La TNT veut atteindre 25% de l'audience nationale en 2012» », Le Figaro, (lire en ligne).
- ↑ « Le forum de la tnt • groupement tnt : arrêt des activités le 31 décembre… », sur tvnt.net (consulté le ).
- ↑ « La France entame à Coulommiers sa marche vers la TV tout numérique », sur ladepeche.fr (consulté le )
- ↑ http://www.leparisien.fr/liveafp-france/jour-j-a-coulommiers-la-tv-numerique-supplante-l-analogique-04-02-2009-398534.php
- ↑ « Gérald-Brice Viret : « Nous subissons une concurrence sauvage de la part des services de vidéo sur Internet » », Les Échos, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Guillaume Fraissard, « Les chaînes thématiques se cherchent un avenir », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « A.C.C.e.S : Gérald-Brice Viret réélu président », sur CB News (consulté le ).
- ↑ Le TVMag.com, « Gérald-Brice Viret nommé directeur des antennes de Canal+ », sur lefigaro.fr, TVMag, (consulté le ).
- ↑ « L’arrivée des cadres de Vivendi se poursuit chez Lagardère - The Media Leader FR », sur fr.themedialeader.com, (consulté le )
- ↑ Challenges.fr, « Canal+ et Canalsat recrutent deux nouveaux directeurs », Challenges, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Alexandre Debouté, « Gérald-Brice Viret: «CNews ambitionne d'atteindre 1% d'audience sur les CSP+» », Le Figaro, (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Léa Lejeune, « Qui est vraiment le nouveau directeur de Canal+? », sur Challenges, (consulté le )
- ↑ Marc Baudriller, « Zemmour propulse CNews devant LCI », Challenges, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Alexandra Ackoun, « Une charte de bonne conduite contre le harcèlement sexuel signée par des grands groupes de médias »
, sur franceinter.fr, (consulté le ). - ↑ Le directeur de Canal+ à la manœuvre pour torpiller le député LFI Louis Boyard, Mediapart, 10 février 2025, Antton Rouget
- ↑ puremedias, « Réorganisation à la direction de Canal+ : Frank Cadoret quitte le groupe », sur www.ozap.com, (consulté le )
- ↑ https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032295678
- ↑ http://www.satellifax.com/2010/12/03/gerald-brice-viret-chevalier-dans-l-ordre-des-arts-et-des-lettres/lire
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