Gérard Massias

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(à 78 ans) 11e arrondissement de Paris |
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Gérard Massias est un altiste et compositeur français né dans le 12e arrondissement de Paris le et mort dans le 11e arrondissement de Paris le .
Biographie
Gérard André Massias naît le à Paris (12e arrondissement)[1],[2].
Il reçoit une formation d'altiste, de pianiste et de compositeur et étudie au Conservatoire national de musique à Paris auprès de Léon Pascal, Pierre Pasquier, Georges Dandelot, André Jolivet et Daniel-Lesur[1]. Au sein de l'établissement, il obtient notamment un premier prix d'alto en 1955[3].
Gérard Massias fait ensuite carrière comme musicien d'orchestre[1]. Il devient alto solo de l'Orchestre du Mozarteum de Salzbourg en 1955 puis occupe le même poste à l'orchestre de chambre de l'ORTF entre 1956 et 1967, avant d'entrer comme second soliste à l'Orchestre de Paris à la fondation de la formation, en 1967[3]. Il est également membre de La Grande Écurie et la Chambre du Roy de Jean-Claude Malgoire, de 1969 à 1975, ainsi que de l'ensemble 2e2m[3].
Comme pédagogue, il est professeur d'alto au Conservatoire de Champigny, où il dirige aussi l'atelier d'orchestre et enseigne la musique de chambre[3],[1].
Comme compositeur, « son langage [...] répudie tout système a priori et se crée par la nécessité de l'expression immédiate avec des incursions dans l'atonalité, la modalité, l'aléatoire contrôlé, avec utilisation de clusters ou de formes mobiles[1] ».
Gérard André Massias meurt le à Paris (11e arrondissement)[2].
Œuvres
Ses œuvres principales consistent en[1] :
Musique scénique
- Tjurunga, action musicale (1967) ;
- Les Nouveaux Racontars d'Agassin et Virelette, action musicale (1971) ;
- Un concerto pour Anne Queur, opéra ;
- plusieurs musiques de film.
Musique pour orchestre
- Concert bref pour piano, orchestre d'harmonie et percussion (1955) ;
- Faciès, suite pour orchestre de chambre (1958) ;
- Laude pour violoncelle (ou alto ou saxophone) et orchestre à cordes (1958).
Musique vocale
- La Comédie de la soif pour baryton et 6 instruments, sur des vers d'Arthur Rimbaud (1952) ;
- Après moi le sommeil, cantate (1959) ;
- Les Aveux, pour chœur a cappella (1960).
- Aucassin et Nicolette, pour ensemble d'instruments anciens, voix et récitant, Éditions Jobert (CBS - S 61238)
Musique de chambre et instrumentale
- Concert 52 pour flûte et piano (1952, également avec orchestre à cordes) ;
- Suite monodique no 1 pour ondes Martenot (1953) ;
- Suite monodique no 2 pour saxophone (1955) ;
- Exorcisme pour basson, piano et percussions ou ondes Martenot (1973).
Références
- 1 2 3 4 5 6 Baker et Slonimsky 1995, p. 2650.
- 1 2 « MASSIAS Gerard Andre », sur deces.matchid.io (consulté le )
- 1 2 3 4 Vignal 2005, p. 627.
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Theodore Baker et Nicolas Slonimsky (trad. Marie-Stella Pâris, préf. Nicolas Slonimsky, édition adaptée et augmentée par Alain Pâris), « Gérard Massias », dans Dictionnaire biographique des musiciens [« Baker's Biographical Dictionary of Musicians »], Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », (réimpr. 1905, 1919, 1940, 1958, 1971, 1978, 1984, 1992) (1re éd. 1900), 4 728 p.

- Marc Vignal (dir.), Dictionnaire de la musique, Paris, Larousse, (1re éd. 1982), 1516 p. (ISBN 2-03-505545-8, lire en ligne), p. 627.
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Liens externes
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