Geertruida de Haas-Lorentz

Geertruida de Haas-Lorentz
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activités
Père
Mère
Aletta Lorentz-Kaiser (d)
Fratrie
Rudolf Lorentz (d)
Hannie Leemhorst-Lorentz (d)
Conjoint
Autres informations
Directeur de thèse
Archives conservées par
Archives de l'École polytechnique fédérale de Zurich (en) (CH-001807-7:Hs 1476)[1]

Geertruida Luberta (Berta) de Haas-Lorentz (née le 20 novembre 1885 et morte en 1973 à Leyde) était une physicienne néerlandaise, première scientifique à avoir analysé la fluctuation des électrons en tant que particules browniennes.

Elle est de ce fait considérée comme la première femme à avoir travaillé sur la théorie du bruit électrique[2].

Biographie

Née à Leyde (Pays-Bas), elle est la fille ainée du physicien et lauréat du Prix Nobel de physique en 1902, Hendrik Lorentz et d'Aletta Catharina Kaiser. Son père était alors professeur de physique théorique à l'Université de Leyde[3].

Elle a à son tour poursuivi des études de physique à l'Université de Leyde, avec son père comme directeur de thèse[4],[5]. En 1912, elle a obtenu son doctorat avec une thèse intitulée Over de theorie van de Brown'schen beweging en daarmede verwante verschijnselen De la théorie du mouvement brownien et des phénomènes connexes »)[6].

Après la défense de sa thèse à Leyde, Geertruide de Haas-Lorentz a enseigné la physique à l'Université technique de Delft et a publié plusieurs travaux, encore cités dans la littérature scientifique aujourd'hui[7],[8]. Elle a notamment été la première à mener à bien l'analyse de la fluctuation des électrons en tant que particules browniennes.

Elle a également traduit divers travaux de son père vers l'allemand[3].

Le 22 décembre 1910, elle s'est mariée avec Wander Johannes de Haas avec qui elle a eu deux filles et deux fils.

En 1917, elle a démontré avec son mari que la raison pour laquelle James Clerk Maxwell n'avait pas su mettre en évidence le courant moléculaire d'Ampère malgré ses expériences tenait à ses mesures, qui n'étaient pas assez fines[9].

C'est grâce à un don qu'elle a fait en 1959 au Musée Ampère que celui-ci dispose à ce jour de l'unique version du dispositif de l'expérience Einstein-de Haas[10], seule expérience qu'Albert Einstein ait réalisé et publiée en recherche fondamentale, et qui a permis de confirmer l'existence des courants moléculaires d'Ampère.

Geertruida de Haas-Lorentz est morte en 1973 à Leyde.

Publications

De Haas-Lorentz est autrice ou co-autrice de nombreux articles de physique. Elle a également écrit une biographie de son père.

  • (nl) Over de theorie van de Brown'schen beweging en daarmede verwante verschijnselen De la théorie du mouvement brownien et des phénomènes connexes »), thèse à l'Université de Leyde, 1912.
  • (de) Geertruida Luberta de Haas-Lorentz, Die Brownsche Bewegung und einige verwandte Erscheinungen, De la théorie du mouvement brownien et des phénomènes connexes »), Braunschweig, F. Vieweg, 1913 (traduit du néerlandais vers l'allemand par l'autrice elle-même).
  • (nl) Geertruida Luberta de Haas-Lorentz et HA Lorentz, Theorie der quanta Théorie quantique ») , Leyde, N.V. Boekhandel en Drukkerij, Voorheen EJ Brill, 1919.
  • (nl) H. A. Lorentz, A. D. Fokker, Geertruida Luberta de Haas-Lorentz et H. Bremekamp, Lessen over theoretische natuurkunde: aan de Rijks-Universiteit te Leiden Leçons de physique théorique à l'Université de Leyde »), Leyde, Brill, 1919-1926.
  • (nl) H. A. Lorentz, Eva Dina Bruins, Johanna Reudler et Geertruida Luberta de Haas-Lorentz, Kinetische Probleme Problème cinétique »), Leipzig, Akademische Verlagsgesellschaft, 1928.
  • (nl) Geertruida Luberta de Haas-Lorentz, De beide hoofdwetten der thermodynamica en hare voornaamste toepassingen Les deux grandes lois de la thermodynamique et ses principales applications »), La Haye, Nijhoff, 1946.
  • (en) Geertruida Luberta de Haas-Lorentz, H.A. Lorentz: Impressions of His Life and Work H. A. Lorentz : Impressions de sa vie et de son œuvre »), (traduction du néerlandais de Joh. C. Fagginger Auer), Amsterdam, North-Holland Pub. Co., 1957.

Références

  1. « https://vls.hsa.ethz.ch/client/link/de/archiv/einheit/12c81dd0f38540e6af5fd8db3c46c9e8 » (consulté le )
  2. Harikrishnan N.B. et Nithin Nagaraj, « When Noise meets Chaos: Stochastic Resonance in Neurochaos Learning », Neural Networks, vol. 143, , p. 425–435 (ISSN 0893-6080, DOI 10.1016/j.neunet.2021.06.025, lire en ligne, consulté le )
  3. 1 2 Parkadze V., Women Physicists, p. 71-75, Tbilisi, 1988.
  4. Geertruida Haas-Lorentz, « Math Genealogy Project » (consulté le )
  5. « Ph.D. students of H.A. Lorentz », sur www.lorentz.leidenuniv.nl (consulté le )
  6. Geertruida de Haas-Lorentz, « Over de theorie van de Brown'sche beweging en daarmede verwante verschijnselen »,
  7. Fossheim, Kristian, and Asle Sudbø. Superconductivity: physics and applications. John Wiley & Sons, 2005.
  8. (en) Chen-Pang Yeang, « Tubes, randomness, and Brownian motions: or, how engineers learned to start worrying about electronic noise », Archive for History of Exact Sciences, vol. 65, no 4, , p. 437–470 (ISSN 1432-0657, DOI 10.1007/s00407-011-0082-5, lire en ligne, consulté le )
  9. (en) Alfonso San Miguel et Bernard Pallandre, « Revisiting the Einstein-de Haas experiment: the Ampère Museum's hidden treasure », Europhysics News, 2024 (prépublication) (lire en ligne [PDF])
  10. « Découverte au Musée Ampère : l’unique dispositif expérimental développé et publié par Albert Einstein en recherche fondamentale dévoilé », sur Université Claude Bernard Lyon 1 (consulté le )

Liens externes

  • icône décorative Portail de la physique