Georges Dallemagne

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UCLouvain (jusqu'en ) |
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Prix Frantz di Rippel (d) () |
Georges Dallemagne, né le à Fataki (Est du Congo belge), est un homme politique belge.
Biographie
Georges Dallemagne, né le à Fataki (Est du Congo belge).
Etudes
Georges Dallemagne est diplômé en médecine de l'Université Catholique de Louvain en 1982. Il se spécialise en médecine tropicale à l'Institut de Médecine Tropicale d'Anvers en 1983, avant de poursuivre des études en épidémiologie et biostatistique en France[1].
Il obtient en 1997 une maîtrise en management des institutions de soins de santé à l'Université Libre de Bruxelles, et une maîtrise en politique internationale au Centre d’Études et de Recherches Internationales et Stratégiques de la même université[2].
Carrière
Docteur en médecine et ancien directeur des opérations, Georges Dallemagne exerce sur le terrain en Afrique et en Asie avec Médecins sans frontières[1]. D'abord médecin, c'est dans l'aide humanitaire et la coopération internationale qu'il bâtit une grande partie de sa carrière. Il commence donc sa carrière avec Médecins Sans Frontières (MSF) où il travaille pendant 13 ans. Il occupe divers rôles, notamment directeur des opérations, directeur général adjoint, et responsable des programmes en Asie, Afrique et les Balkans. Ses responsabilités incluent la gestion de crises humanitaires majeures, telles que la famine en Éthiopie[3],[4], le génocide au Rwanda[5], la guerre en ex-Yougoslavie[6], le massacre de sebérinksa, le génocide des cambodgiens par le Khmers rouges, la guerre en Irak, les tueries au Congo.
Il est ensuite directeur général de Handicap International[7] où il développe notamment des programmes pour les victimes des mines antipersonnel[8] dans des pays comme le Liberia, le Laos, le Cambodge et la République Démocratique du Congo. Alors qu’il est directeur d’Handicap International, cette organisation reçoit le prix Nobel de la Paix[9].
Il est député fédéral belge du au et ensuite à partir du en remplacement de Joëlle Milquet, nommée au gouvernement fédéral, et ce jusqu'en .
Il est ensuite sénateur (du au et du au ), échevin des propriétés communales, des sports et de la propreté publique (2001-2004) et ancien conseiller communal (2001-2004 et - ) de la ville de Bruxelles.
Il est membre du Centre démocrate humaniste, dénommé Parti social-chrétien jusqu’en 2002.
Le , il devient député fédéral en remplacement de Myriam Delacroix-Rolin, démissionnaire, et ce jusqu'au .
En , il supplée comme député fédéral Céline Fremault devenue ministre bruxelloise.
Il se rend en Syrie en 2015 et assure les autorités de ce pays de sa solidarité face au terrorisme. Cette prise de position vaut à Georges Dallemagne des accusations en complaisance à l'égard du régime de Bachar el-Assad[10].
De sa création en janvier 2020 jusqu'en octobre 2021, Georges Dallemagne fut membre de L'Observatoire des fondamentalismes[11], créé à Bruxelles par Fadila Maaroufi[12].
En 2023, il déclare mettre fin à sa carrière parlementaire et ne se représente pas aux élections de 2024[13].
En 2024, Georges Dallemagne est élu échevin à Woluwe-Saint-Pierre[14].
Polémique sur le voile islamique
En mai 2021, Georges Dallemagne est co-auteur de l'ouvrage Cachez cet islamisme ; Voile et laïcité à l’épreuve de la cancel culture[15].
Le 29 mai 2021, au cours d’une interview accordée à la radio la Première[16], il affirme que « [s]i le voile n’était que la revendication d’une affirmation ou d’une religion, il ne poserait pas de problème. En fait, à travers le voile, il y a aussi une revendication politique, radicale, qui ne veut pas de notre modèle de société, ne veut pas de nos valeurs, et les combat. » Joëlle Milquet, ancienne présidente du cdH, y réagit sur Twitter, déclarant que « [c]ette manière simpliste de généraliser les choix d'un grand nombre de femmes belges comme synonymes d'un refus de nos valeurs et de notre société n'est juste pas acceptable et me fait penser à des propos extrêmes entendus ailleurs. »[17] Maxime Prévot tente d’éteindre la polémique en exprimant une position similaire à celle de Georges Dallemagne[18], mais ses propos sont assimilés à un recadrage du député[19].
Georges Dallemagne « abuse de sa fonction de député fédéral pour mener, au nom d’une lutte contre le radicalisme religieux, une campagne d’amalgames, ciblant les musulmans (...). Ses propos manquent de nuances et renforcent encore plus un climat de suspicion islamophobe[20]. » Selon Véronique Lefrancq et Ahmed El Khannouss pointent une accumulation de « dérapages » perçus comme autant d’attaques stigmatisantes et sans nuances contre l’islam et les musulmans[21]. Ahmed El Khannouss est exclu du parti par la suite pour ses accointances avec l'islamisme et ses propos antisémites.
Au cours d’une réunion de parti, Georges Dallemagne reçoit le soutien de Benoît Lutgen, André Antoine, et de Christophe De Beukelaer[18] et le 7 juin 2021, le bureau du CDH apporte un large soutien aux propos de Georges Dallemagne[22].
Publication
- Le clandestin de Daech : l’histoire d’Oussama Atar, cerveau des attentats de Paris et de Bruxelles., Aux éditions Kennes, (ISBN 9782380751420)
- Chrétiens d'Orient, mon amour. Aux éditions Mardaga, 2018 (ISBN 2804706494)
- La Belgique face au radicalisme. Comprendre et agir. Aux éditions Presses Universitaires de Louvain, 2016 (ISBN 9782875584441)
- avec Nadia Geerts, Fadila Maaroufi, Karan Mersch, Céline Pina et Marcel Sel (sous la direction de Florence Bergeaud-Blackler et Pascal Hubert ; préface d'Élisabeth Badinter), Cachez cet islamisme ; Voile et laïcité à l’épreuve de la cancel culture, Paris, La Boîte à Pandore, (ISBN 978-2875574879)
Références
- 1 2 « Georges Dallemagne », sur www.senate.be (consulté le )
- ↑ Vincent Liévin, « Georges Dallemagne: «Je suis pour la vaccination obligatoire» »,
- ↑ « La Chambre des Représentants - Question et réponse écrite n° 55-112 : La crise humanitaire en région Ethiopienne du Tigré (QO 26436C) »
- ↑ « Famine and forced relocations in Ethiopia 1984-1986 », MSF Speaking Out, january 2005 / november 2013 (lire en ligne [PDF])
- ↑ « Question de M. Georges Dallemagne au ministre des Entreprises publiques et de la Coopération au développement, chargé des Grandes Villes, sur "l'aide budgétaire au Rwanda" (n° 16796) »
- ↑ « La Chambre des Représentants - Question et réponse écrite n° 53-536 : La remise en cause du TPIY par le président serbe (QO 17637) »
- ↑ Amar MERIECH, « L’ancien directeur de Handicap International Georges Dallemagne : J’ai observé des crimes de guerre au Haut-Karabakh », sur GWA, (consulté le )
- ↑ « La Chambre des Représentants - Question et réponse écrite n° 54-122 : Interdiction des mines antipersonnel. - La présidence belge de la Convention d'Ottawa (QO 2154) »
- ↑ « HI fête les 24 ans de son prix Nobel de la paix »
- ↑ « Quand Georges Dallemagne ment et prend le thé avec un gouverneur syrien responsable de crime contre l’humanité », sur La Revue nouvelle (consulté le )
- ↑ Ihsane Haouach et les Frères musulmans. Retour sur une paranoïa d'Etat (carte blanche) - Belgique - LeVif
- ↑ Clément Boileau, publié le 31 juillet 2020 et mis à jour le 15 janvier 2021., « Comment la suspicion généralisée a torpillé un débat sur le hijab », sur La Libre (consulté le )
- ↑ « Le député Georges Dallemagne (Les Engagés) arrêtera la politique en 2024 », sur RTBF (consulté le )
- ↑ « Collège échevinal à Woluwe-Saint-Pierre : cinq nouveaux arrivants dont Georges Dallemagne », sur sudinfo.be, (consulté le )
- ↑ Tom Guillaume et Clément Boileau, publié le 21 mai 2021 et mis à jour le 28 mai 2021, « Nadia Geerts : "Quand on défend des positions laïques, on doit toujours s’excuser », sur La Libre (consulté le )
- ↑ La Rédaction, « Les propos de Georges Dallemagne sur le port du voile font bondir Joëlle Milquet », sur La Libre.be (consulté le )
- ↑ rédaction de 7sur7, 30 mai 2021, « Georges Dallemagne et Joëlle Milquet s’opposent sur la question du voile : “Je ne peux cautionner ces propos excessifs” », sur 7sur7 (consulté le ).
- 1 2 Antoine Clevers, « Le CDH se déchire sur le port du voile après les déclarations de Georges Dallemagne », sur La Libre.be (consulté le )
- ↑ Benjamin Hermann, 30 mai 2021, « Port du voile : Dallemagne recadré par Prévot », sur L'Avenir (consulté le )
- ↑ A.V., 2 juin 2021, « Remue-ménage au CDH : une plainte déposée en interne suite aux propos tenus par Georges Dallemagne », sur BX1 (consulté le ).
- ↑ Antoine Clevers, publié le 4 juin 2021 ; page 7, « Le CDH bruxellois au bord de l'implosion: "Le parti est en train de se déchirer" sur le cas Georges Dallemagne », sur La Libre (consulté le )
- ↑ Antoine Clevers, « Georges Dallemagne largement soutenu par le bureau du CDH : vers des départs au sein du parti ? », sur La Libre.be (consulté le )
Liens externes
- Ressource relative à la vie publique :
- Blog du député
- Page sur le site de la Chambre des députés
- Page sur le site du Sénat
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