Georges Moressée

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| Décès |
(à 99 ans) Vence (Alpes-Maritimes, France) |
| Nom de naissance |
Georges Félix Valère Moressée |
| Pseudonyme |
Z |
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Ingénieur civil, résistant, militaire, aviateur |
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Service historique de la Défense (GR 16 P 430802) |
Georges Moressée, né le à Ougrée (Wallonie, Belgique)[1] et mort le 24 décembre 2006 à Vence (Alpes-Maritimes, France)[1], est un ingénieur civil, aviateur, militaire et résistant belge du XXe siècle.
Biographie
Jeunesse, études et débuts professionnels
Georges Félix Valère Moressée naît le à Ougrée (Wallonie, Belgique)[1]. Il est le fils de Georges Louis Bruno Moressée (1881-1947), ingénieur, et de Léa Spruman[2].
Diplômé de l'université de Liège en 1931, il devient ingénieur civil des constructions civiles et coloniales[3],[4],[5] et pilote d'aviation[6].

De g. à d. : colonel Alfred Jacobson, chef d'escadron Jacques Baratte, colonel Henri Adeline, lieutenant-colonel Georges Moressée
Mobilisé en 1939 comme lieutenant d'artillerie de réserve dans l'armée belge, il combat l'invasion allemande de mai 1940 près de Namur[3].
Echappant à la capture, il intègre la résistance intérieure belge via le réseau Loncin[3].
En 1942, pressentant son arrestation imminente, il quitte la Belgique avec son épouse Suzanne et rejoint la résistance intérieure française dans le Périgord[3].
En septembre 1943 il est arrêté par l'occupant allemand, interné dans la prison de Périgueux puis relâché deux mois plus tard faute de preuve[3].
Il reprend ses activités dans la résistance, comme agent des services secrets britanniques et chef de maquis sous le pseudonyme "capitaine Z"[3],[7],[8],[9].
A la fin du mois d'août 1944, la colonne "Z" du capitaine Moressée est désignée par le colonel Henri Adeline, pour participer aux opérations de réduction des poches de résistance allemande en Charente-Maritime[3],[10],[11].
Lieutenant-colonel des Forces françaises de l'intérieur (FFI)[12], à compter du il commande le 12e régiment d'artillerie divisionnaire, formé à partir de FFI du régiment "Z" issus des maquis de Dordogne[13],[14],[15],[16].
Relevant du Détachement d'Armée de l'Atlantique (Forces françaises de l'Ouest) du général de Larminat, son unité est engagée contre les poches allemandes de l'Atlantique : combat de Ferrières le [17], attaque de Royan[18], passage de la Seudre le , attaque de l'île d'Oléron les 30 avril et ,[19],[13].
Juste après la capitulation allemande, son devoir accompli, il remet son commandement[13] et rentre dans ses foyers en Belgique[3].
En 1948 il démissionne de son grade de lieutenant-colonel de réserve de l'armée française à titre étranger[20].
Il vit à Vence (Alpes-Maritimes, France) avec son épouse[3]. Il y meurt le 24 décembre 2006[1].
Vie privée
Distinctions
Georges Moressée est récipiendaire des décorations suivantes :
Chevalier de la Légion d'honneur (1945)[3],[22]
Croix de guerre –, palme de bronze (citation à l’ordre de l’armée accompagnant sa nomination comme chevalier de la Légion d’honneur)[3],[22]
Officier de l'ordre de la Couronne (Belgique)[3]
Officier de l'ordre de Léopold (Belgique)[3]
Silver Star Medal (Etats-Unis)[3]
Références
- 1 2 3 4 « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
- 1 2 Who's who in France, Paris, J. Lafitte, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Amicale des anciens des 12e et 212e régiments d'artillerie, Bulletin année 2006 N° 5, (lire en ligne), p. 6-7
- ↑ Société des ingénieurs civils de France, Résumés des travaux de chaque séance (procès verbaux), (lire en ligne)
- ↑ « Les Travaux : organe des travaux publics et particuliers en Algérie, en Tunisie et au Maroc / publié par M. Émile Carret », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ L'Écho des ailes, Aug. Ceelen, (lire en ligne)
- ↑ Guy Penaud, Chroniques secrètes de la Résistance dans le Sud-Ouest, Sud-Ouest, (ISBN 978-2-87901-127-1, lire en ligne)
- ↑ Dominique Lormier, Bordeaux brûle-t-il?, ou, La libération de la Gironde: 1940-1945, Les Dossiers d'Aquitaine, (ISBN 978-2-905212-57-3, lire en ligne)
- ↑ Dominique Lormier, Les grandes polémiques de la Seconde Guerre mondiale, Alisio, (ISBN 978-2-37935-284-3, lire en ligne)
- ↑ Jean Corriger, La libération de Sainte-Foy, FeniXX réédition numérique, (ISBN 978-2-402-27087-8, lire en ligne)
- ↑ « Le lieutenant-colonel Georges Moressée, commandant du régiment Z composé d'unités issues des maquis de Dordogne, futur 12e régiment d'artillerie (12e RA) des Forces françaises de l'Ouest (FFO). », sur imagesdefense.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le )
- 1 2 3 Amicale du 12e régiment d'artillerie, « La Renaissance du 12ème 1944-1945 » (consulté le )
- ↑ Jacques Mordal, Les poches de l'Atlantique, FeniXX réédition numérique, (ISBN 978-2-402-31192-2, lire en ligne)
- ↑ Stéphane Weiss, Le réarmement français de 1944-1945: Faire flèche de tout bois, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-7535-8746-5, lire en ligne)
- ↑ (en) Robert Aron, De Gaulle Triumphant: The Liberation of France, August 1944-May 1945, Putnam, (lire en ligne)
- ↑ Éric Brothé, Alain Chazette et Fabien Reberac, Charente-Maritime Vendée, 1939-1945, Editions Patrimoines & médias, (ISBN 978-2-910137-23-6, lire en ligne), p. 190
- ↑ Micro-Media, « Personne : Georges MORESSÉE (Z) - C-Royan : la mémoire vive encyclopédique », sur C-Royan : la mémoire vive encyclopédique (consulté le )
- ↑ Raphaël Burgos, « Émile Maes, du 12e régiment d’artillerie, n’a pas quitté Royan », Sud-Ouest, (lire en ligne)
- ↑ France, Journal officiel de la République française, (lire en ligne)
- ↑ « Journal de Genève - 12.12.1962 - Pages 8/9 », sur www.letempsarchives.ch (consulté le )
- 1 2 France, Légion d'honneur, Imp. des journaux officiels, (lire en ligne)
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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