Giovanni Bilivert (le nom de famille écrit aussi Bilivelt et Bilivert ou d'autres variantes) (Florence, - Florence, ) est un peintre italien entre périodes maniériste et baroque, qui a été actif à Florence.
Biographie
Giovanni Bilivert est le fils de Giacomo Giovanni Biliverti (né Jacob Janszoon Bijlevelt né à Delft) (1550-1603), célèbre orfèvre qui travaillait à la cour des Médicis, à Florence[1]. Il commence son apprentissage auprès du siennois Alessandro Casolani.
Après la mort de son père en 1603, il travaille à l'atelier de Lodovico Cigoli dont il retient le goût pour la matière, les détails, les costumes luxueux et le chromatisme néo-vénitien[1]. Il le suit à Rome d'avril 1604 à 1607 où leurs projets sont acceptés par le pape Clément VIII.
Après 1625, sa palette s'assombrit, avec des clairs-obscurs plus profonds qui rendent les formes fluides, dépourvues d'un contour rigoureux.
Miné par une grave maladie apparue en 1636, il continue à travailler, soutenu par le succès de son atelier où se font remarquer Bartolomeo Salvestrini, Orazio Fidani, qui fut aussi son biographe, et Agostino Melissi[1]. Il devient aveugle sur ses vieux jours.
L'Archange Raphaël refusant les présents de Tobie (1612), huile sur toile, 175 × 146 cm. Exécuté pour Filippo Ricci Comi[3].
Saint Isidore Agricola
Joseph et la femme de Putiphar ou La Chasteté de Joseph (1618-1619), huile sur toile, 240 × 300 cm. Commande du cardinal Charles de Médicis pour sa résidence florentine de Casino di san Marco[3].
La Sainte famille avec saint Jean
Sainte Catherine d'Alexandrie
et, peut-être: Saint Sébastien, et Apollon et Marsyas
L'Annonciation, par Giovanni Biliverti, 1633, Eglise Sainte-Croix de BastiaSaint Zenobius ressuscite un enfant mort (~1610-20), National Gallery, Londres
La Tentation de Charles et Ubalde (1629-1630), cuivre, 37 × 28 cm, musée du Louvre, Paris[4]
Retable à l'Oratorio della veneranda confraternita della Santa Croce de Bastia qui porte l'inscription: GIO(vanni) BILIVERT INV(enit) PIN(xit) 1633
Saint Roch, Saint Sébastien, Saint Martin de Tours et Sainte Catherine d'Alexandrie aux pieds de la Vierge à l'Enfant (1626), huile sur toile, 400 x 234 cm, dans l'oratoire Saint-Roch de Bastia, qui porte, peinte sur le revers de la guêtre gauche du saint, l'inscription: GIO. BILIVERT F(ecit). 1626[5]
Sept esquisses pour sainte Agathe soignée par saint Pierre, plume et encre brune, H. 0,206; L. 0,145 m, Beaux-Arts de Paris[7]. Ce dessin est à rapprocher du tableau du même titre exécuté vers 1640 et conservé en collection particulière à Florence. La rapidité d'exécution des esquisses, les nombreux repentirs et l'évolution progressive des scènes laissent supposer qu'il s'agit des premières pensées en vue de la composition peinte[8].
Notes et références
1 2 3 Riccardo Spinelli, «Biographies», dans Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti, Paris, Editions Place des Victoires, (ISBN2-84459-006-3), p.659
↑ Giuseppe Cantelli & Francesco Furini, Disegni di Francesco Furini: e del suo ambiente, Firenze, Olschki, 1972
1 2 Mina Gregori (trad.de l'italien), Le Musée des Offices et le Palais Pitti: La Peinture à Florence, Paris, Editions Place des Victoires, , 685p. (ISBN2-84459-006-3), p.386-387
↑ Vincent Pomarède, 1001 peintures au Louvre: De l’Antiquité au XIXesiècle, Paris/Milan, Musée du Louvre Editions, , 589p. (ISBN2-35031-032-9), p.351
↑ Fernande Bastia. Direction du patrimoine et Impr. bastiaise), La peinture, vol.1, Ville de Bastia, Direction du patrimoine, (20-bastia: (ISBN2-9514356-4-9 et 978-2-9514356-4-3, OCLC469990022, lire en ligne)
↑ Paris Catherine Monbeig Goguel: Dessins toscans, XVIe – XVIIesiècle, tome II, 1620-1800