Polatouche de Humboldt
Glaucomys oregonensis
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Classe | Mammalia |
| Sous-classe | Theria |
| Infra-classe | Eutheria |
| Ordre | Rodentia |
| Sous-famille | Sciurinae |
| Tribu | Pteromyini |
| Genre | Glaucomys |
Répartition géographique
- Glaucomys sabrinus oregonensis
Le polatouche de Humboldt (Glaucomys oregonensis) est l'une des trois espèces du genre Glaucomys, les seuls écureuil volants que l'on trouve en Amérique du Nord. Cette espèce singulière a été nommée en l'honneur du naturaliste Alexander von Humboldt et du comté de Humboldt en Californie, l'une des régions constituant son aire de répartition[2].
Taxonomie
Sur la base d’analyses génétiques, il a été prouvé que le polatouche de Humboldt peut être considéré comme une espèce distincte du grand polatouche[2]. La sous-espèce G. o. californicus est considérée comme une "Sous-espèce en danger critique" par NatureServe[3].
Description
Ils sont similaires en apparence au grand polatouche, cependant, ils sont généralement plus petits et ont un pelage plus foncé. Comme les autres polatouches, ils ne volent pas réellement mais planent d'arbre en arbre[4]. Ce sont de bons planeurs mais des marcheurs maladroits au sol.
Fluorescence
Sous l’effet des ultraviolets, les femelles et les mâles des trois espèces de Glaucomys fluorescent en diverses intensités de rose sur les surfaces dorsales et ventrales[5]. La fluorescence est hypothétiquement utile pour aider les écureuils volants à se retrouver entre pairs dans une faible luminosité et imiter le plumage des chouettes pour éviter la prédation[6]. Mais cette hypothèse a été contestée et il est plutôt suggéré que la luminescence rose est un sous-produit de la gestion des déchets du corps[7]. De plus, ces auteurs soutiennent qu'il est loin d'être évident que les sources d'illumination UV qui se produisent naturellement soient suffisantes pour provoquer une luminescence distinguable de la lumière visible ambiante. Un rôle écologique pour la luminescence rose n'est donc pas probable.
Alimentation et comportement
Ils se nourrissent d'une variété d’essences végétales ainsi que de sève d'arbre, de champignons, d'insectes et des œufs, mais aussi de substances carnées comme des oisillons voire des charogne. Ils se reproduisent principalement une fois par an dans une cavité tapissée de lichen ou d'autres matériaux doux. Contrairement à la plupart des membres de leur famille, les écureuils volants sont strictement nocturnes[8]. Ils nichent dans le haut des arbres, loin du sol et des prédateurs.
Distribution et habitat

Les polatouches de Humboldt se trouvent dans les forêts de conifères et mixtes du sud de la Colombie-Britannique au sud de la Californie[9]. Ils vivent dans des forêts côtières épaisses où il y a beaucoup d'espace pour qu'ils puissent planer d'arbre en arbre. Les populations de polatouches de Humboldt sont plus concentrées dans les vieilles forêts où l'environnement relativement stable permet moins de petits par portée[10].
Notes et références
- ↑ IUCN (International Union for Conservation of Nature) 2008. Glaucomys oregonensis. In: IUCN 2014. The IUCN Red List of Threatened Species. Version 2014.3
http://www.iucnredlist.org. Downloaded on 12 January 2015 - 1 2 (en) Brian S. Arbogast, Katelyn I. Schumacher, Nicholas J. Kerhoulas, Allison L. Bidlack, Joseph A. Cook et G. J. Kenagy, « Genetic data reveal a cryptic species of New World flying squirrel: Glaucomys oregonensis », Journal of Mammalogy, vol. 98, no 4, , p. 1027–1041 (DOI 10.1093/jmammal/gyx055
) - ↑ (en) « NatureServe Explorer 2.0 », sur explorer.natureserve.org (consulté le )
- ↑ (en) « Meet This Newly Discovered Flying Squirrel », National Geographic, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ (en) Paula Spaeth Anich, Jonathan G. Martin, Erik R. Olson et Allison M. Kohler, « Ultraviolet fluorescence discovered in New World flying squirrels (Glaucomys) », Journal of Mammalogy, vol. 100, , p. 21–30 (DOI 10.1093/jmammal/gyy177
) - ↑ (en) « Flying squirrels are secretly pink », Nature, vol. 566, no 7742, , p. 10 (DOI 10.1038/d41586-019-00307-6, Bibcode 2019Natur.566R..10.)
- ↑ (en) Severine Toussaint, Jasper Ponstein, Mathieu Thoury, Remi Metivier, Daniela Kalthoff, Benoit Habermeyer, Roger Guilard, Steffen Bock, Peter Mortensen, Sverre Sandberg, Pierre Gueriau et Eli Amson, « Fur glowing under ultraviolet: in situ analysis of porphyrin accumulation in the skin appendages of mammals », Integrative Zoology, vol. 17, no 3, , p. 15–26 (PMID 35500584, DOI 10.1111/1749-4877.12655
) - ↑ (en) « New Flying Squirrel Species Discovered along North America's Pacific Coast », sur Humboldt State University, (consulté le )
- ↑ (en) Virginia Morell, « Meet This Newly Discovered Flying Squirrel » [archive du ], sur National Geographic, (consulté le )
- ↑ Matt Weldy, Clinton W Epps, Damon B Lesmeister, Tom Manning, Eric D Forsman, Spatiotemporal dynamics in vital rates of Humboldt’s flying squirrels and Townsend’s chipmunks in a late-successional forest, Journal of Mammalogy, Volume 101, Issue 1, 21 February 2020, Pages 187–198, https://doi.org/10.1093/jmammal/gyz204.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- (en) Mammal Species of the World (3e éd., 2005) : Glaucomys oregonensis
- (en) NCBI : Glaucomys oregonensis (taxons inclus)
- « Glaucomys oregonensis », sur Mammal Species of the World (consulté le )
- « Glaucomys oregonensis », sur Catalogue of Life (consulté le )
- « Glaucomys oregonensis », sur iNaturalist (consulté le )
- « Glaucomys oregonensis », sur Mammal Diversity Database (consulté le )
- « Glaucomys oregonensis », sur NatureServe Explorer (consulté le )
- « Glaucomys oregonensis », sur Open Tree of Life (consulté le )
- « Glaucomys oregonensis », sur NCBI Taxonomy Browser (consulté le )
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