Gnonsiane Niombla

Gnonsiane Niombla
Gnonsiane Niombla en 2015
Gnonsiane Niombla en 2015
Fiche d’identité
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance
Lieu Villeurbanne
Taille 1,73 m (5 8)[1]
Masse 67 kg (147 lb)
Surnom(s) Gnons[2]
Situation en club
Club actuel JDA Dijon
Parcours junior
Saisons Club
1997- ASUL Vaulx-en-Velin
Parcours professionnel *
SaisonsClub M. (B.)
0000-2010 ASUL Vaulx-en-Velin
2010-2016 CJF Fleury Loiret
2016-2018 CSM Bucarest
2018-2019 Metz Handball 48 (127)
2019-2021 Siófok KC
2021-2023 Paris 92
2023-01/2025 Gloria Bistrița-Năsăud
03/2025- JDA Dijon
*Statistiques en compétitions nationales et continentales.
Sélections en équipe nationale
Année(s)Équipe M. (B.)
2013-2019 France 108 (233)[3]
10-12/2023 Sénégal
Dernière mise à jour : 8 juin 2025
Gnonsiane Niombla au tir en 2018.

Gnonsiane Niombla, née le à Villeurbanne[2], est une joueuse internationale française de handball, évoluant au poste d'arrière gauche. Appelée en équipe de France pour la première fois en 2013, Gnonsiane Niombla est vice-championne olympique en 2016, championne du monde en 2017 et championne d'Europe en 2018. Bien qu'originaire de Côte d'Ivoire, c'est ensuite naturalisée sénégalaise en 2023.

Biographie

Gnonsiane Niombla naît à Villeurbanne, son père étant originaire d'Abidjan et de Yamoussoukro en Côte d'Ivoire[4]. Elle grandit ensuite à Vaulx-en-Velin où elle effectue ses débuts au handball à neuf ans à l'ASUL Vaulx-en-Velin[4]. Avec l'équipe de France jeunes, elle remporte le championnat d'Europe jeunes en 2007, étant élue meilleure arrière gauche de la compétition[5],[6]

À 20 ans, elle quitte la région lyonnaise pour le CJF Fleury Loiret. Elle joue un rôle dans la progression du club qui atteint la deuxième du Championnat de France en 2013.

Ainsi, elle honore sa première sélection en équipe de France le contre la en Russie[2]. Elle fait ensuite partie des joueuses retenues par le sélectionneur Alain Portes pour participer au championnat du monde 2013 en Serbie[7]. L'équipe de France, en reconstruction, y réalise un parcours sans faute en phase poule avec cinq victoires, dominant notamment le Monténégro, champion d'Europe et médaillé d'argent aux Jeux olympiques en 2012. Elle écarte ensuite le Japon avant de tomber de manière inattendue en quart de finale face à la Pologne[8]. Gnonsiane Niombla participe aux cinq matchs de poules disputés par l'équipe de France, inscrivant dix buts[9]. Blessée à l'issue des matchs de poules, elle est remplacée pour la suite de la compétition par Dounia Abdourahim[10].

Avec Fleury, elle remporte ses premières compétitions : Coupe de France en 2014, Championnat de France en 2015 et Coupe de la Ligue en 2015 et 2016.

En 2016, elle remporte une médaille de bronze au championnat d'Europe puis participe aux Jeux olympiques 2016. Elle marque notamment le jet de 7 mètre décisif qui permet à l'équipe de France de disputer la prolongation face à l'Espagne en quart de finale. Niombla et les Françaises remporteront ensuite la première médaille olympique du handball féminin, l'argent. Elle rejoint ensuite la Roumanie et le club du CSM Bucarest avec lequel elle réalise deux doublés Championnat-Coupe de Roumanie et termine deux fois troisième de la Ligue des champions (en 2017, 2018).

Ces deux années prolifiques en club le sont également avec la France puisqu'elle remporte le championnat du monde 2017 puis le championnat d'Europe 2018, disputé à domicile.

Entre-temps, elle est revenu en France au Metz Handball[11]. Après des débuts en demi-teinte avec Metz, elle réalise une belle fin de saison[12] et participe à la belle saison messine durant laquelle le club atteint les demi-finales de la Ligue des champions et remporte le championnat[13] et la coupe de France[14]. Néanmoins, à l'été 2019, elle décide de résilier son contrat avec Metz pour s'engager avec Siófok KC, récent vainqueur de la coupe de l'EHF[15].

Non sélectionnée en équipe de France depuis le championnat du monde 2019, Niombla peut en 2023 changer de sélection nationale et intègre l'équipe du Sénégal[16]. Elle participe ainsi au tournoi africain de qualification olympique, mais Niombla n'est autorisé à joueur qu'un seul des trois matchs[17] et les Sénégalaises ne terminent que troisième, synonyme de non-qualification[16]. Elle joue ensuite en match amical face à la France[3] en vue de participer au championnat du monde 2023[18]. Mais à la veille de la compétition, comme sa coéquipière Dounia Abdourahim, Gnonsiane Niombla apprend que leurs licences sénégalaises n'ont pas été acceptées par la Fédération internationale au motif que « le Sénégal n’est plus considéré comme une nation émergente »[18],[17]. Avec l'accord de son club, le Gloria Bistrița-Năsăud qu'elle a rejoint à l'intersaison 2023[19], elle reste en Suède au côté des Sénégalaises mais ne joue aucun match.

En janvier 2025, elle rompt son contrat avec Bistrița d'un commun accord puis signe un mois et demi plus tard à la JDA Dijon qui doit pallier la blessure de Stine Nørklit Lønborg[20]. Elle contribue ainsi à la qualification en demi-finale puis à la troisième place du club dijonnais en Ligue européenne.

Palmarès

En sélection

Jeux olympiques
championnat du monde
championnat d'Europe
autres

En club

compétitions internationales
compétitions nationales

Distinctions

Références

  1. « Profil de Gnonsiane Niombla », sur ligue-feminine-handball.fr, Ligue féminine de handball (consulté le ).
  2. 1 2 3 « Gnonsiane NIOMBLA n° 29 », sur femmesdedefis.com, Fédération française de handball (version du sur Internet Archive).
  3. 1 2 « Gnonsiane Niombla, une ex-Bleue opposée à l'équipe de France avec le Sénégal », L'Équipe, (consulté le ).
  4. 1 2 « L’Entretien du Lundi – Gnonsiane Niombla : «Je joue pour ma famille» », sur ffhandball.fr, (consulté le ).
  5. 1 2 « Le titre Européen de l'équipe de France jeunes filles », Hand mag, Fédération française de handball, no 105, (lire en ligne, consulté le )
  6. 1 2 « Un deuxième titre européen pour la France », sur handzone.net, (consulté le ).
  7. « Mondial Serbie : Bruneau et Abdourahim non retenues », Ligue féminine de handball, (consulté le ).
  8. « Mondial 2013 - Le ciment de demain », sur femmesdedefis.com, Ligue féminine de handball (consulté le ).
  9. « XXI Women's World Championship 2013 Serbia - Cumulative Statistics - France », sur IHF.info, (consulté le ).
  10. « Handball Bleues - Niombla blessée, Abdourahim appelée », sur lequipe.fr, L'Équipe, (consulté le ).
  11. « Metz : Gnonsiane Niombla pour deux ans », L'Équipe, (consulté le ).
  12. « Gnonsiane Niombla quitte Metz Handball », sur republicain-lorrain.fr, Le Républicain lorrain, .
  13. « LFH : Metz arrive à l’heure », sur handzone.net, .
  14. « CDF (F) – Finale - La cerise sur le gâteau lorrain », sur handnews.fr, .
  15. « Transferts : Gnonsiane Niombla (Metz) en Hongrie », sur lequipe.fr, (consulté le ).
  16. 1 2 Yann Hildwein, « L'ex-Bleue Gnonsiane Niombla a choisi la sélection du Sénégal », sur lequipe.fr, L'Équipe, (consulté le ).
  17. 1 2 Yann Hildwein, « « On ne veut pas que je joue avec le Sénégal », déplore l'ex-Bleue Gnonsiane Niombla », sur lequipe.fr, L'Équipe, (consulté le ).
  18. 1 2 « Mondial de handball 2023. Pourquoi cette ancienne Bleue ne peut pas jouer avec le Sénégal ? », Ouest-France, (consulté le ).
  19. « Transilvania Express, Le retour de Gnonsiane Niombla (3/3) », sur Handnews.fr, (consulté le ).
  20. « Gnonsiane Niombla sait très bien ce qui attend Dijon », sur Handzone.net, (consulté le ).
  21. Décret du 30 novembre 2016 portant promotion et nomination

Liens externes

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