Grand phare de l'île de Sein
| Coordonnées |
48° 02′ 37″ N, 4° 52′ 01″ O |
|---|---|
| Site | |
| Localisation |
| Construction | |
|---|---|
| Mise en service | |
| Automatisation |
oui |
| Patrimonialité | |
| Gardienné |
oui |
| Visiteurs |
oui (en juillet et août) |
| Hauteur |
52,90 m |
|---|---|
| Hauteur focale |
49 m |
| Élévation |
49 m[1] |
| Lanterne |
lampe halogène de 1 000 W |
|---|---|
| Optique | |
| Portée | |
| Feux |
4 éclats blancs (25 s)[1] |
| Aide sonore |
oui |
| ARLHS | |
|---|---|
| Amirauté |
D0856 |
| List of Lights | |
| MarineTraffic | |
| NGA |
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Le grand phare de l'île de Sein a été construit entre 1950 et 1951. Il succède à un premier phare construit sur l'île de Sein en 1839 mais détruit en 1944 lors de la Seconde Guerre mondiale.
Il a été inscrit au registre des monuments historiques par arrêté du [2],[3].
Historique
Le premier phare
Le premier phare est allumé le 15 mai 1839 : il s'agit d'une tour cylindrique de 43 m en maçonnerie sur soubassement[4].
En 1876, la partie supérieure de la tour est peinte en noir sur une hauteur de 12 m[4]. En 1896, une usine de fabrication de gaz d'huile est construite[4].

En , les premiers radio-phares sur les côtes françaises reçoivent leurs indicatifs radios et travaillent sur les longueurs d’onde 80 à 150 mètres. Ces radio-phares créés par André Blondel balisent l'entrée du port de Brest : le radio-phare installé sur le phare de l'île de Sein a l'indicatif radio S ••• (et sur l'île d’Ouessant, le phare du Stiff a l'indicatif radio O ---). Ces deux radio-phares travaillent sur la longueur d'onde 150 mètres (2 MHz) par émetteur à ondes amorties[réf. nécessaire][n 1].
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En 1932, la centrale électrique est édifiée et, le , le feu est électrifié. Dans le cadre du projet de construction du radio-phare, deux pylônes de 42 mètres de hauteur sont érigés pour soutenir les antennes du radio-phare et du poste de radiotéléphonie[4].
Le , les troupes allemandes postées sur l’île, battent en retraite, et procèdent à un transfert de l'ensemble de leurs munitions, comprenant grenades, mines et dynamites, vers une cave du phare. Cette manoeuvre a été suivie d'une déflagration d'une intensité remarquable, qui a provoqué l'effondrement du phare. À la suite de l'explosion, une accumulation de pierres s'étendait sur des centaines de mètres autour de la base béante. Il est toujours possible d’observer des blocs de granite aux alentours du phare, projetés par la déflagration[5].
Lors d’une visite sur l'île de Sein, en août 1946, les Senans remettent au général de Gaulle une pierre du phare. Cette remise a lieu à la suite de la remise de la Croix de la Libération à la commune de Sein[4].
Le phare actuel

Dans le contexte de la reconstruction post-Deuxième Guerre mondiale, la nécessité de remplacer le Grand Phare détruit s'est imposée comme une priorité stratégique pour les navigateurs. En réponse à cette impératif, un grand pylône métallique est érigé, surmonté d'un feu à gaz le 11 juin 1945. Cependant, cette installation s'est avérée rapidement inadaptée, et a été remplacée par un feu électrique plus fiable le 7 mars 1946. Il faudra cependant attendre jusqu'en 1950 pour que le nouveau phare, surmonté d'une élévation tronconique en béton, soit érigé, et jusqu'en 1951 pour que la lanterne commence à tourner dans la nuit[5].
Le site est classé en 1980.

L'usine électrique, qui se trouve dans l'enceinte du phare, sert à alimenter l'île en électricité. Le phare possède aussi une autoclave permettant d’alimenter les Sénans en eau potable.

Notes et références
Notes
Références
- 1 2 3 Carte marine SHOM 7066
- ↑ Préfecture de région Bretagne : Arrêté no 2016-12334 du 31 décembre 2015 portant inscription au titre des monuments historiques du phare de l'île de Sein (Finistère)
- ↑ Notice no PA29000085, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- 1 2 3 4 5 Direction Interrégionale de la Mer Nord Atlantique Manche Ouest, « Phare de Sein », sur Direction Interrégionale de la Mer Nord Atlantique Manche Ouest, (consulté le ).
- 1 2 « Destruction du Phare de Sein », sur enezsun.chez-alice.fr (consulté le )
Voir aussi
Bibliographie
Philip Plisson, Guillaume Plisson et Daniel Charles, Phares majeurs de l'arc Atlantique, Éditions du Chêne, [détail de l’édition] (ISBN 2842774035), p. 200-201
Liens
- Liste des phares de France
- Localiser sur la carte des phares du Finistère
- Ressources relatives à l'architecture :
- Notice no IA29000463, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- La fiche du phare de l'île de Sein sur le site de la DIRM NAMO (direction interrégionale de la mer Nord Atlantique-Manche Ouest)
- Les Archives nationales conservent sous la cote CP/F/14/17513/43 onze plans du premier phare de l'île de Sein élaborés de 1836 à 1848.
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