Gratien de Noblens

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 55 ans) 8e arrondissement de Paris |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Gratien Bernard André Cheynier Le Jouhan de Noblens |
| Activités |
Militaire (- |
| Parti politique | |
|---|---|
| Conflits |
Gratien Cheynier Le Jouhan de Noblens (Vannes, 8 octobre 1878[1] - Paris, 7 février 1934[2]) est un militaire, industriel et militant français.
Biographie
Fils du colonel Paul Cheynier Le Jouhan de Noblens et de son épouse, Marie-Madeleine West, Gratien nait le 8 octobre 1878 à Vannes. Il est l'ainé de quatre frères dont trois morts pour la France (Bernard, Gérard et Olivier) et de quatre sœurs.
Il est conscrit pendant la première guerre mondiale et se distingue pour sa conduite héroïque pendant celle-ci. Ses frères, Olivier, Bernard puis Gérard meurent successivement en 1915, 1917 et 1918 au combat[3].
Après la guerre, il dirige l'usine de volets roulants de Bellegarde à Nonancourt[4]. Il adhère par la suite, en 1922 au Syndicat des employés du commerce et des interprofessionnels[5].
Le 28 février 1924, il épouse Lucie Duval des Jardins (1885-1947) dont il a un fils, Bernard (1926-2018).
En 1933, il s'engage dans le parti Solidarité française.
6 février 1934
Il participe, aux côtés de plusieurs organisations dont l'Action française et les Croix-de-feu aux émeutes du 6 février 1934 et est touché d'une balle entre les yeux. Il est ensuite achevé à coups de bottes et à coups de crosse par les gardes mobiles à Cours la Reine. L'un de ses meurtriers aurait déclaré "Ca fera toujours un salaud de moins". Son corps, méconnaissable ne fut identifié que le surlendemain[4].
Ses obsèques furent célébrés le 12 février 1934 à l'église Saint-François-Xavier. Il est inhumé au père Lachaise[6].
Postérité
Sa veuve intente un procès à l’État et à la ville de Paris, sa demande est déboutée.
Gratien est ensuite érigé en héros par l'Action française[7].
Références
- ↑ « Acte de naissance n° 361 (p 62) », Archives municipales de Vannes
- ↑ Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris 8e, n° 232, vue 24/31.
- ↑ « Rechercher dans les bases nominatives » [archive du ], Mémoire des hommes (consulté le )
- 1 2 « Journal d'Évreux et du département de l'Eure : politique ["puis" nouvelles], commerce, agriculture, belles-lettres, annonces... », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Syndicat des employés du commerce et des interprofessionnels (France) Auteur du texte et Fédération française des syndicats chrétiens d'employés Auteur du texte, « L'Employé : organe du Syndicat des employés du commerce et de l'industrie », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « L'Éclair comtois : journal d'union libérale quotidien », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ Action française Auteur du texte, « L'Action française : organe du nationalisme intégral / directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet », sur Gallica, (consulté le )
Bibliographie
- Mathias Bernard, « Droites et gauches face aux barricades de février 1934 », dans Alain Corbin et Jean-Marie Mayeur (dir.), La barricade : actes du colloque organisé les 17, 18 et 19 mai 1995 par le Centre de recherche en Histoire du XIXe siècle et la société d'histoire de la révolution, de 1848 et des révolutions du XIXe siècle, Paris, Publications de la Sorbonne, coll. « Histoire de la France aux XIXe-XXe siècles », , 522 p. (ISBN 2-85944-318-5, lire en ligne), p. 469-482.
- Serge Berstein (choix de textes réunis et présentés par), Le 6 février 1934, Paris, Gallimard, Julliard, coll. « Archives » (no 59), , 257 p. (ISBN 2-07-029319-X, présentation en ligne).
- Emmanuel Blanchard, « Le 6 février 1934, une crise policière ? », Vingtième Siècle : Revue d'histoire, Paris, Presses de Sciences Po (PFNSP), no 128 « Dossier : Polices et événements politiques au XXe siècle », , p. 15-28 (lire en ligne).
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