Gustave Coppieters

Gustave Coppieters
Naissance
Décès
(à 45 ans)
Schaerbeek
Nationalité
Activité
Famille
Enfant

Gustave Coppieters, né le à Ypres et mort le à Schaerbeek, est un peintre et essayiste belge.

Son champ pictural, de facture romantique, teintée de réalisme, couvre essentiellement les peintures d'histoire, les scènes de genre, les portraits et les marines.

Gustave Coppieters laisse Posthuma, un recueil de ses impressions sur les lettres, la peinture et la musique.

Biographie

Famille

Gustave (Gustave Xavier Marie Ghislain) Coppieters, né le à Ypres, est le fils d'Henri Louis François Coppieters (1801-1878), docteur en médecine et de Marie Joséphine Constance Rycx (1814-1875). Il épouse à Gand le Aline Pauline Mathilde Marie Denayere (1850-1923). Le couple a deux fils : Daniel Coppieters (1876-1951), homme de lettres et Albéric Coppieters (1878-1902), artiste peintre. Veuve, Aline Denayere se remarie en 1890 avec le sculpteur Paul De Vigne (1843-1901)[1].

Formation

Gustave Coppieters est, de 1861 à 1865, étudiant à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, où il remporte le premier prix de composition historique. Il parfait ensuite sa formation dans l'atelier du peintre Jean-François Portaels avant de se rendre à Rome, où il se lie d'amitié avec le sculpteur Paul De Vigne et le peintre André Hennebicq[2].

Carrière

La carrière picturale de Gustave Coppieters commence au Salon de Gand de 1871, où il envoie Dans un jardin à Rome. Il expose ensuite à cinq salons triennaux belges, de même qu'à l'Exposition universelle de 1878 à Paris[2].

Gustave Coppieters laisse Posthuma, un recueil de ses impressions sur les lettres, la peinture et la musique, publié en 1886, où transparaît son humour et son sens de l'observation au sujet de ses contemporains[2],[3].

Le , Gustave Coppieters meurt subitement d'une crise cardiaque, à l'âge de 45 ans, rue du Progrès, no 149 à Schaerbeek. La presse belge publie plusieurs articles à ce sujet. Les journalistes rappelant que trois mois auparavant, Franz Liszt effectuait une visite à Hal dans la villa de la famille du musicien Joseph Servais. Il était accompagné par deux autres musiciens : Juliusz Zarębski et Victor Lynen, de même que par Gustave Coppieters. Servais, après avoir raccompagné Liszt à la gare, revient chez lui et surprend Zarębski jouant au piano la Marche funèbre de Chopin, ce qui lui paraît incongru pour conclure une journée amicale et festive. Le lendemain, Lynen apprend la mort de son frère, noyé près de Berlin lors d'une partie de canotage, tandis que Liszt apprend la mort d'un proche. En août, c'est Servais qui meurt, suivi en septembre par Zarębski et en octobre par Coppieters[4],[3].

Œuvre

Caractéristiques

Jeune orientale à l'éventail.

Son champ pictural, de facture romantique, teintée de réalisme, couvre essentiellement les peintures d'histoire, les scènes de genre, les portraits et les marines.

Expositions

Références

  1. « État-civil de la ville d'Ypres », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  2. 1 2 3 Camille Lemonnier 1888, p. 239-244.
  3. 1 2 Rédaction, « Nécrologie », Journal de Bruxelles, no 293, , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
  4. « État-civil de Schaerbeek », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  5. Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1871 (XXVIIIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 125 p. (lire en ligne), p. 40.
  6. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1872, catalogue explicatif, Bruxelles, Adolphe Mertens, , 205 p. (lire en ligne), p. 31.
  7. Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1874 (XXIXe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 134 p. (lire en ligne), p. 41.
  8. Société royale pour l'encouragement des arts, Catalogue du Salon d'Anvers, Anvers, J.E. Buschmann, , 210 p. (lire en ligne), p. 72.
  9. Catalogue, Exposition générale des Beaux-Arts de 1881, catalogue explicatif, Bruxelles, Adolphe Mertens, , 171 p. (lire en ligne), p. 40.
  10. Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1883 (XXXIIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 214 p. (lire en ligne), p. 70.

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Camille Lemonnier, Anthologie des prosateurs belges : Gustave Coppieters, Bruxelles, Veuve Monnom, , 365 p. (lire en ligne), p. 239-244.

Liens externes

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