Héliette de Vivonne

Héliette de Vivonne
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Père
Charles II de Vivonne, Seigneur de la Chataigneraie (d)
Mère
Renée de Vivonne (d)

Héliette de Vivonne, née en et morte le , est une poétesse française.

Biographie

Armoiries de Vivonne.

Famille

Héliette de Vivonne naît en [1]. Elle est la fille de Renée de Vivonne, dame d'Oulmes, et de Charles II de Vivonne, seigneur de La Châtaigneraie, conseiller d'Etat et capitaine de gendarmerie. Elle naît d'une fratrie de quatre enfants dont Marie, André et Isabelle[2]. Elle est la cousine de l'écrivain Brantôme (Pierre de Bourdeilles) et la petite-cousine de Claude Catherine de Clermont, la maréchale de Retz[3].

Le , elle épouse Louis IV de Montberon, baron de Fontaines-Chalandray et Beaumont-du-Perche, avec qui elle a deux enfants, Louise (1589-1654) et Jean (-1645)[2],[3].

Dès onze ans, elle est la demoiselle d'honneur de la reine Élisabeth d'Autriche[3],[4] de 1571 à 1573, puis la dame d'honneur de la reine Louise de Lorraine en 1582[2].

Poétesse

Héliette de Vivonne est surnommée pour son style littéraire la « fille de Ronsard » ou encore la « Rosette » par Philippe Desportes[3].

Elle est connue pour son poème « Le Luth ». Comme de nombreuses poétesses, elle est redécouverte au XIXe siècle par des éditeurs comme S. Sorg et Pierre Louÿs à Paris[4].

Inspiratrice

« Cette Française grecque, aux beaux cheveux châtains,

Dont les yeux sont pareils à Vesper la brunette,

Cette belle, sçavante et céleste Héliette,

De ce siècle l'honneur, tient mon coeur en ses mains »

Bibliographie

  • Héliette de Vivonne, Chansons de Calllianthe, fille de Ronsard, éd. S. Sorg, Paris, (attribuée par erreur à Madeleine de L'Aubépine)[3]
  • Héliette de Vivonne, Poésies de Héliette de Vivonne, éd. Frédéric Lachèvre, Paris, Librairie Historique Alph. Margraff, 1932
  • Héliette de Vivonne, Anthologie de la poésie érotique, éd. Pierre Perret, Paris, 1995
  • Héliette de Vivonne, Jean Auvray, Philippe Forget, Jean Vauquetin de la Fresnaye, Quatre chansons érotiques, Meudon : Hapax, 2003

Liens internes

Notes et références

  1. Nicolas Raccah, Les Silencieuses (récit d'un voyage), Paris, , 87 p., p. 20
  2. 1 2 3 « Maison de Vivonne » Accès libre, sur racineshistoire.free.fr (consulté le )
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 Henri Allorge, Deux poétesses du XVIe siècle : Madeleine de Laubespine et Héliette de Vivonne, Paris, La Muse française : revue du mouvement poétique / directeur : A.-P. Garnier ; secrétaire de la rédaction : Maurice Allem / éditeur : Garnier frères, (lire en ligne)
  4. 1 2 3 Frédéric Lachèvre, Madame de Villeroy ou Héliette de Vivonne. Les Chansons de Callianthe éditées par M. Sorg ne sont pas de Madeleine de Laubespine. Réponse à M. Jacques Lavaud (sa thèse sur Desportes). Un critique littéraire à trois têtes : Pierre de Ninon, Jean Tournemille, Georges Mongrédien (?) ennemies d'Héliette de Vivonne / par Frédéric Lachèvre, (lire en ligne)
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