Hôtel édifié en 1697 par François d'Albert et son fils Marc-Antoine d'Albert, conseillers au parlement. Il est acheté en 1732 par Pauline de Simiane, veuve de Louis de Simiane, marquis d'Esparron, lieutenant-général en Provence et gentilhomme de la chambre du régent Philippe de France, duc d’Orléans, et petite-fille de madame de Sévigné. Elle y est morte le . En 1731, le marquis de Caumont avait conseillé à la marquise de Simiane d'engager l'architecte avignonnais Thomas Lainé pour reprendre la décoration intérieure. Joseph Vernet avait exécuté les peintures des dessus de portes qui sont toujours en place. Sa fille, Magdelaine-Sophie de Simiane, s'est mariée en 1725 à Alexandre-Gaspard de Villeneuve, marquis de Vence. Émilie de Covet de Marignane a logé en 1772 dans cet hôtel qui appartenait à Marie-Marguerite d'Orcel, douairière de Marignane, qui elle-même habitait chez son amant, le marquis de Villeneuve-Vence, avant son mariage avec Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau. Alexandre de Périer[1] (1773-1855), dit le comte de Périer, descendant de la famille Villeneuve-Vence, en est le propriétaire dans la première moitié du XIXesiècle.
Ambroise Roux-Alphéran, Les rues d'Aix ou recherches historiques sur l'ancienne capitale de la Provence, t.2, Aix-en-Provence, Typographie Aubin éditeur, , 561p. (lire en ligne), p.426-428
André Bouyala d'Arnaud, Évocation du vieil Aix-en-Provence, Paris, Éditions de Minuit, , 328p., p.222-223
Daniel, Jean et Édouard Chol et Huguette Lasalle (avec la collaboration d'), Secrets et décors des hôtels particuliers aixois, Chol, , 254p. (ISBN2-9512862-1-X), p.228-229
Inès Castaldo, Le quartier Mazarin: Habiter noblement à Aix-en-Provence XVIIe – XVIIIesiècles, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, coll.«Le temps de l'histoire», , 328p. (ISBN978-2-85399-789-8, lire en ligne), p.177