Heidelberg Materials
| Heidelberg Materials | |
ancien logo de HeidelbergCement | |
| |
| Création | 1894 |
|---|---|
| Fondateurs | Johann Philipp Schifferdecker (d) |
| Forme juridique | Société par actions de droit allemand |
| Action | Bourse de Francfort (HEI)[1] |
| Siège social | Heidelberg |
| Directeurs | Dominik von Achten (d) |
| Activité | Ciment et dérivés |
| Produits | Ciment et Ciment Portland |
| Filiales | Italcementi, Ciments Calcia, Ciments du Maroc |
| Effectif | 45 000 (2015) |
| TVA européenne | DE143455653 |
| Site web | www.heidelbergcement.com |
| Chiffre d'affaires | 11,1 milliards d'euros (2009) |
| Résultat net | 2,1 milliards d'euros (2009) |
Heidelberg Materials (anciennement HeidelbergerCement[2]) est une entreprise allemande dont le siège est à Heidelberg, dans le quartier Neuenheim. L'entreprise est le plus gros producteur allemand de ciment. À l'échelle mondiale, en termes de capacité de production, HeidelbergCement est le 2e plus grand groupe cimentier (176 millions de tonnes/an) après le suisse Holcim (340 millions de tonnes/an) et avant le mexicain Cemex (94 millions de tonnes/an)[3]. HeidelbergCement est cotée au MDAX.
Histoire

Heidelberger Zement est fondé en 1873 par Johann Philipp Schifferdecker[4].
HeidelbergCement devient Heidelberg Materials en [5],[6].
Internationalisation
Il commence son expansion internationale en rachetant, en 1993, 42,4 % du groupe cimentier belge CBR[7], en pleine expansion internationale (Amérique, Europe, Asie)[8].
En 2005, le financier allemand Adolf Merckle lance une offre publique d'achat sur le groupe dont il détenait déjà directement 12,8 % et 10 % indirectement[9].
En 2007, HeidelbergCement acquiert Hanson pour 8 milliards de livres[10].
Faillite évitée
En 2009, HeidelbergCement, surendetté, fait appel à de nouveaux capitaux pour éviter la faillite[11]. En 2014, HeidelbergCement vend au fond d'insvestissement Lone Star pour 1,4 milliard de dollars Hanson Building Products, filiale présente dans les tuiles, les briques et les canalisations, aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada[12].
Acquisition de sociétés cimentières
En , HeidelbergCement lance une offre d'acquisition sur 45 % d'Italcementi (alors 5e producteur mondial de ciment à ce moment) pour 1,67 milliard d'euros, puis annonce son intention d'acheter les 55 % restants dans un second temps[13],[14],[15].
En , Cementir annonce la vente de ses activités en Italie à HeidelbergCement pour 315 millions d'euros[16].
En mai 2021, Martin Marietta Materials annonce l'acquisition des activités californiennes de HeidelbergCement, incluant 17 carrières et 2 cimenteries, pour 2,3 milliards de dollars[17].
En juin 2021, le groupe annonce que le site d'extraction de calcaire à Gotland, en Suède et fournissant 75% du ciment du pays, deviendrait le premier site à atteindre la neutralité carbone. Cependant, en juillet, la cour environnementale de Suède n'a pas renouvelé le permis d'extraction, menaçant son activité après le 31 octobre 2021[18].
Controverses
HeidelbergCement a été critiquée pour son maintien en Russie malgré les tensions géopolitiques et les sanctions imposées après l'invasion russe de l'Ukraine. Bien que l'entreprise ait annoncé un gel des investissements dans ses opérations russes, des préoccupations subsistent concernant ses activités dans la région[19].
Présence dans le monde
Avant l'acquisition d'Italcementi, le groupe HeidelbergCement était présent dans plus de 40 pays, totalisant notamment 102 usines de ciment, 1 300 sites de production de béton prêt-à-l'emploi. Il emploie 45 000 personnes[20].
Répartis en 5 zones géographiques, le groupe est présent dans divers pays.
Notes et références
- ↑ « Heidelberg Materials AG », bourse de Francfort
- ↑ (en) « 2000-2002 Cement for tomorrow's growth », sur HeidelbergCement (consulté le )
- ↑ (en) Peter Edwards, « HeidelbergCement acquires Italcementi: Global, regional and national changes », sur Global Cement, (consulté le )
- ↑ (en) « 1873 — 1895 The initial years », sur HeidelbergCement (consulté le )
- ↑ « HeidelbergCement becomes Heidelberg Materials », sur le site de l’entreprise (consulté le ).
- ↑ Frédéric Gluzicki, « HeildelbergCement devient Heidelberg Materials », sur ACPresse, (consulté le ).
- ↑ Marc Charlet, « La société belge est membre du HeidelbergCement Group : CBR est restée ancrée en Belgique », sur Le Soir, (consulté le )
- ↑ René Brion ; Jean-Louis Moreau, « Inventaire des archives du groupe Cimenteries CBR Cementbedrijven » [PDF], sur Archives générales du Royaume, (consulté le )
- ↑ « Un acheteur surprise pour HeidelbergCement », sur Le Soir, (consulté le )
- ↑ HeidelbergCement agrees to buy Hanson, Catherine Hornby et Miyoung Kim, Reuters, 15 mai 2007
- ↑ Le Moniteur, n°5533 du 11 décembre 2009
- ↑ HeidelbergCement réalise 1,1 milliard d'euros de cession, Myriam Chauvot, Les Echos, 26 décembre 2014
- ↑ Matériaux de construction : après la fusion LafargeHolcim, HeidelbergCement s’empare d’Italcementi, Le Moniteur, 29 juillet 2015
- ↑ HeidelbergCement emerges from Hanson shadow to reenter M&A arena, Georgina Prodhan, Reuters, 29 juillet 2015
- ↑ HeidelbergCement Plans to Buy Italcementi for $4.1 Billio, Alex Webb, Bloomberg, 28 juillet 2015
- ↑ « Cementir sells Italian assets to HeidelbergCement for 315 million euros », sur Reuters,
- ↑ (en) « Martin Marietta to buy HeidelbergCement's western U.S. assets for $2.3 billion », sur Reuters,
- ↑ (en-US) « Swedish government bypasses justice decision to avoid cement shortage », sur Newsendip, (consulté le )
- ↑ « HeidelbergCement freezes investments in Russian operations », Global Cement (consulté le )
- ↑ (en) « HeidelbergCement : Group presentation », sur HeidelbergCement, (consulté le )
Liens externes
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