Jackie Sedibe

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Refiloe Jackie Phelile Florence Sedibe, née en 1945, est une ancienne major-générale des Force de défense nationale sud-africaine (SANDF). Elle fut membre du Congrès national africain (ANC) avant la fin de l'apartheid et de l'uMkhonto we Sizwe (MK). Elle fut également l'une des premières femmes à s'engager au sein du MK et la première femme noire à occuper le grade de major-générale au sein de la SANDF.
Biographie
Jackie Sedibe naît en 1945 à White River[1]. Vers l'âge de six ans, ses parents se séparent et elle part vivre avec son oncle, Ben Sedibe, qui est également militant du Congrès national africain (ANC)[1]. Elle suit l’exemple de son oncle et s'implique dans l’ANC en distribuant des tracts et en transmettant des messages[1]. En 1964, elle devient l'une des premières femmes à s'impliquer dans l'uMkhonto we Sizwe (MK) lorsqu'elle s'y joint à l'âge de 17 ans[2]. Jackie Sedibe est envoyé en Union soviétique pour suivre une formation à l'Académie d'infanterie d'Odessa et reçoit ensuite une formation sur le combat militaire et les "communications radio clandestines" en 1966[3].
La première mission de Sedibe est l'opération Wankie (en), où elle travaille comme opératrice radio à Lusaka entre 1969 et 1971[2]. Durant les opérations, elle devient chef des communications[2]. À partir de 1972, elle travaille dans les sections de l'ANC en tant que secrétaire et présidente, et écrit et co-édite également le Bulletin Voice of Women[2]. À Lusaka, entre 1976 et 1977, elle travaille avec les fonctionnaires de l’immigration zambiens pour traiter les nouvelles recrues et en 1978, elle devient membre du Conseil révolutionnaire[2]. En 1984, Jackie Sedibe est nommé au Comité exécutif national (NEC) de l'ANC[2]. En 1990, elle devient responsable de la communication du département militaire de l'ANC à son siège de Johannesbourg[2].
Après son retour d'exil, Jackie Sedibe fait partie du premier groupe d'anciens membres du MK à être intégrés dans l'armée sud-africaine en 1994[1]'[4]. Elle commence à travailler pour le bureau de l'inspecteur général où elle se concentre sur les questions relatives aux femmes au sein de la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF)[1]. Elle est promue au grade de général de division en 1996[5]. Elle est considérée comme la première femme noire à occuper ce grade dans la SANDF[6]'[7].
En 2016, elle reçoit l'Ordre de Mendi pour sa bravoure[8].
Vie privée
Jackie Sedibe est mariée à Joe Modise et le couple a deux filles, Dipuso et Lesedi[9].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Jackie Sedibe » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 5 « Refiloe Jackie Phelile Sedibe », sur South African History Online (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 Department of Arts, Culture, Science and Technology 2000, p. 61.
- ↑ Department of Arts, Culture, Science and Technology 2000, p. 62.
- ↑ (en) Angella Johnson, « The matron of the military », sur The M&G Online, (consulté le )
- ↑ (en) Farida Dawkins, « Black women who are large and in charge in the military - Page 3 of 7 », sur Face2Face Africa, (consulté le )
- ↑ (en) Lindy Heinecken, Cultural Diversity in the Armed Forces: An International Comparison, Routledge, , 80 p. (ISBN 9781134164967), « Diversity in the South African Armed Forces »
- ↑ Cheryl Hendricks, Transformation of Gender Relations in the South African National Defence Force: Real or Presumed?, Cape Town, Pambazuka Press, , 10 p. (lire en ligne)
- ↑ (en) Valeska Abreu, « Madikizela-Mandela gets high SA honour », sur The Citizen, (consulté le )
- ↑ (en) « Former defence minister Modise dies aged 72 », sur IOL News, (consulté le )
Bibliographie
- (en) Department of Arts, Culture, Science and Technology, Women Marching Into the 21st Century: Wathint' Abafazi, Wathint' Imbokodo, Shereno Printers, (ISBN 9780796919663, lire en ligne).
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