Jean-Baptiste-Charles Legendre de Luçay
.jpg)
| Préfet du Cher | |
|---|---|
| - | |
| Fermier général |
| Comte |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 82 ans) Ancien 1er arrondissement de Paris |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Conjoint | |
| Enfants |
Antoinette Charlotte Le Gendre de Luçay (d) Napoléon Legendre de Luçay |
| Propriétaire de | |
|---|---|
| Distinction | |
| Archives conservées par |
Archives nationales (F/1bI/166/21)[1] |
Jean-Baptiste-Charles Legendre de Luçay, né le à Paris où il est mort le , est un administrateur français de la fin de l'Ancien Régime, du Consulat et du Premier Empire.
Biographie
Issu d'une famille noble[2] de la finance parisienne[3], petit-fils d'Étienne-Michel Bouret, il succède à son père, Philippe Charles Le Gendre de Villemorien (1717-1789), dans sa charge de fermier général du bail Mager. Le , celui-ci acquiert le domaine de Valencay et achète également celui de Luçay-le-Mâle — nom qu'il ajoute à son patronyme — qui constituait une sorte d'annexe de la seigneurie de Valençay. Le domaine compte alors douze mille hectares répartis sur vingt-trois communes.
Jean-Baptiste-Charles Legendre de Luçay échappe de peu à la guillotine en se cachant trois jours et trois nuits dans la forêt de Garsenland. Arrêté, il est acquitté grâce à son épouse en qualité « d'entrepreneur de travaux utiles à la République ». Il disposait d'une solide fortune[3].
Sous le Directoire, il devient administrateur de l'Indre[3]. Présenté à Bonaparte par le troisième Consul Charles-François Lebrun, il est nommé préfet du Cher le 11 ventôse an VIII[3].
Le 11 brumaire an X, il devient préfet du Palais[3] puis, le , premier préfet du Palais dans la nouvelle organisation de la Maison de l'Empereur[2]. Le , Luçay, à court d'argent, vend le domaine de Valençay pour l'énorme somme de 1,6 million de francs à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, alors ministre des Relations extérieures du Consulat.
Titulaire jusqu'à la fin de l'Empire de ce poste, le rendant responsable des services « de la bouche, de l'éclairage, du chauffage, de la lingerie, de l'argenterie et de la livrée » sous les ordres du grand maréchal du Palais, sa mauvaise santé l'empêche de suivre l'Empereur dans ses déplacements et de s'occuper activement de l'organisation du Palais[2]. De par sa charge, il s'occupe aussi des théâtres et de l'Opéra[3].
Il épouse Jeanne Charlotte de Luçay, fille d'un fermier général et nièce de Denis Pierre Jean Papillon de La Ferté. Leur fils, Napoléon Legendre de Luçay, est préfet de la Mayenne et leur fille épouse le comte Philippe-Paul de Ségur.
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur depuis le [4], Jean-Baptiste Legendre de Luçay est fait comte de l'Empire le [5].
Notes et références
- ↑ René Bargeton, Pierre Bougard, Bernard Le Clère, Pierre-François Pinaud, Les Préfets du 11 ventôse an VIII au 4 septembre 1870 (œuvre littéraire), Archives nationales, France, , [lire en ligne], consulté le .
- 1 2 3 Pierre Branda 2013, p. 144.
- 1 2 3 4 5 6 Jean Tulard 1999, p. 176.
- ↑ « Jean-Baptiste Charles Legendre, comte de Luçay », sur culture.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Jean Tulard 2001, p. 192.
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Pierre Branda, Napoléon et ses hommes : La Maison de l'Empereur 1804-1815, Paris, , 574 p. (ISBN 978-2-213-63829-4) .

- Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, vol. I-Z, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-60485-1), « Legendre de Luçay (Jean-Baptiste-Charles) » .

- Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d'Empire : avec la liste des membres de la noblesse impériale, 1808-1815, Paris, Tallandier, , 361 p. (ISBN 2-235-02302-9), p. 192 .

Liens externes
- Ressources relatives à la vie publique :
- Portail du Premier Empire
- Portail de la finance
- Portail du XVIIIe siècle