Jean-Baptiste Plantar

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 88 ans) 7e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Jean-Baptiste Louis Plantar |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités |
Sculpture monumentale, modèles pour les arts décoratifs et la fonte de fer, sculpteur animalier |
| Formation | |
| Maître |
Joseph Perrière-Deschevailles (1794-1832), Charles Dupaty, Jean-François Mouret (1777-1820) |
| Élève |
Jean-Baptiste Plantar, Jules Peyre, Études d’ornemens d’après des fragmens de sculpture et d’architecture grecque, romaine, bysantine, mauresque, gothique et de la Renaissance à l’usage des écoles et des manufactures, Paris, Gache ; Londres, Bouvier, 1843 |
Jean-Baptiste Plantar, né le à Paris où il est mort le [1], est un sculpteur-ornemaniste et dessinateur français[2].
Biographie
Issu d’une famille de sculpteurs de l’Académie de Saint-Luc, Plantar effectue un bref passage à l’École des beaux-arts avant t'intégrer l'atelier de Charles Dupaty, puis de s'orienter vers la sculpture d'ornements.
Au début des années 1820, il s’établit à son compte à la tête d’un nombre considérable de praticiens, qu’il forme pour partie. Cet atelier, installé passage Sainte-Marie, à Paris, est principalement dédié à la sculpture d’ornements monumentale. Dès lors, Plantar œuvre sur les chantiers les plus prestigieux de son époque (Louvre, Palais-Royal, Fontainebleau, Versailles, Compiègne ou Vincennes) et capte progressivement une part importante d’un marché lucratif. Cet avantage se matérialise autour de 1829 lorsqu’il obtient le titre de sculpteur des Bâtiments du roi, lui garantissant ainsi l’accès régulier à des travaux d’envergure. Il devient ainsi un praticien incontournable de l'architecture de la première moitié du XIXe siècle.
Dès ses débuts, Plantar contribue également en sous-main aux ouvrages de nombreux orfèvres, notamment ceux de Jacques-Henri Fauconnier (1779-1839)[3], dont l’atelier constitue l’un des laboratoires de l’éclectisme. Ce dernier collabore avec plusieurs professionnels (Antoine-Louis Barye, Michel Liénard, Claude-Aimé Chenavard), tous acteurs de ce nouvel « âge d’or des arts décoratifs[4] ». Parallèlement, l’ornement se démocratise par le moyen de l’industrie alors que les premiers fondeurs (Ducel, le Val d’Osne ou Calla) s’établissent et convoitent une clientèle bourgeoise, phénomène auquel Plantar contribue aussi en donnant de nombreux modèles.
Œuvres
- Décor sculpté sur pierre, plâtre et bois du Musée de l'Histoire de France (Versailles) (1833-1848).
- Décor sculpté du Palais des Tuileries (1833-1848), notamment de l'escalier d'honneur.
- Décor sculpté du musée Charles X, du Grand escalier et restauration des salles de la Colonnade du Musée du Louvre (1815-1848).
- Décor sculpté du Grand Théâtre (Dijon) (1826-1828)
- Décor sculpté du Château de Compiègne (1834-1836)
- Sculpture intérieure et extérieure de la Église Notre-Dame-de-Compassion de Paris (1842-1843)[5].
- Restauration de la chapelle Saint-Hubert du Château d'Amboise (1834-1836).
- Restauration du Château d'Anet (1848-1852).
Près d’un millier de dessins issus de l'atelier de Jean-Baptiste Plantar sont aujourd'hui conservés à la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art à Paris (6 albums), au Getty Research Institute à Los Angeles (1 album), au musée Carnavalet - Histoire de Paris, au musée national des châteaux de Versailles et Trianon, au musée national du château de Fontainebleau ou encore au Fine Arts Museum de San Francisco.
Projet de fontaine pour Ducel, Album d'une centaine de dessins d'architecture, MS 676, [98], INHA, Paris
Monument funéraire de la famille Frochot, cimetière du Père-Lachaise, Paris
Élèves et collaborateurs
- Michel Joseph Napoléon Liénard (1810-1870)[6]
- Frédéric Émile Knecht (1809-1889)
- Hubert Lavigne (1818-1882)
- Jean-Baptiste Lompré (1793-1860)
- Antoine Joseph Laurent Dantan (1762-1842)
- Armand Toussaint (1806-1862)
Notes et références
- ↑ Acte de décès à Paris 7e, n° 2478, vue 20/31.
- ↑ Justine Gain, La fabrique de l'éclectisme ornemental au XIXe siècle, l'œuvre de Jean-Baptiste Plantar (1790-1879), thèse de doctorat, sous la direction de Jean-Michel Leniaud, École pratique des hautes études, en co-encadrement avec Lionel Arsac, École du Louvre, Paris, 2024
- ↑ Cécile Hussonnois, L’orfèvre Jacques-Henry Fauconnier (1779-1839), mémoire de recherche approfondie, sous la direction d’Anne Dion-Tenenbaum, École du Louvre, Paris, 1997, p. 77-79
- ↑ Anne Dion-Tenenbaum, Un âge d’or des arts décoratifs 1810-1848, catalogue d’exposition (Paris, Galeries nationales du Grand Palais, 10 octobre-30 décembre 1991), Paris, Réunion des musées nationaux, 1991.
- ↑ Justine Gain, « 150 ans plus tard, 150 mètres plus loin, la chapelle Saint-Ferdinand de Neuilly, un patrimoine déplacé », Livraisons d’histoire de l’architecture, nᵒ 40 intitulé À propos des princes de Conti, 2020, p. 99-111
- ↑ Sophie Derrot, Michel Liénard (1810-1870) : luxuriance et modestie de l’ornement au XIXe siècle, thèse de doctorat, sous la direction de Jean-Michel Leniaud, École pratique des hautes études, Paris, 2014.
Bibliographie
- Muriel Barbier, « Le sculpteur Jean-Baptiste-Louis Plantar et les trois plus grandes cheminées du château de Fontainebleau », Revue du Louvre et des musées de France, nᵒ 5, 2006, p. 60-67.
- Sophie Derrot, Michel Liénard (1810-1870) : luxuriance et modestie de l’ornement au XIXe siècle, thèse de doctorat, sous la direction de Jean-Michel Leniaud, École pratique des hautes études, Paris, 2014.
- Justine Gain, Jean-Baptiste Plantar, l’ornement dans les Galeries historiques de Versailles (1830-1848), mémoire de master II, sous la direction de Jean-Michel Leniaud et de Lionel Arsac, École du Louvre, Paris, 2018.
- Justine Gain, « Jean-Baptiste Plantar, le sculpteur d’ornement des Galeries historiques », Château de Versailles, n°33, avril 2019, p. 65-69
- Alexandre Gady, « De l’acanthe à l’ogive : Monsieur Plantar, sculpteur et ornemaniste », dans : Barthélémy Jobert (dir.), Fort docte aux lettres et en l’architecture : mélanges en l’honneur de Claude Mignot, Paris, Sorbonne université presses, 2019, p. 435-455.
- Justine Gain, « De l’esquisse au parvis du Panthéon, les candélabres ornés par Jean-Baptiste Plantar (1790-1879) », Journal de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, n°26, automne 2022
- Justine Gain, « Plasters for Versailles, the decorations of Jean-Baptiste Plantar for the Historical Galleries (1833-1848) », Ge-Conservación, n°23-1, 2023, p. 110-119
- Justine Gain, « Valuing Ornament: Jean-Baptiste Plantar (1790-1879) – In-between Art, Craft and Industry », The Sculpture Journal, 32. 4, Liverpool University Press, Décembre 2023, p. 493-511
- Justine Gain, La fabrique de l'éclectisme ornemental au XIXe siècle, l'œuvre de Jean-Baptiste Plantar (1790-1879), thèse de doctorat, sous la direction de Jean-Michel Leniaud, École pratique des hautes études, en co-encadrement avec Lionel Arsac, École du Louvre, Paris, 2024
Liens externes
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