Jean-Jacques Boileau
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Jean-Jacques Boileau, dit Boileau de l’Archevêché, est un théologien, ecclésiastique et controversiste janséniste français, né à Agen en 1649 et mort à Paris le 10 mars 1735. Il fut notamment conseiller de l’archevêque de Paris Louis-Antoine de Noailles.
Origines et famille
Jean-Jacques Boileau fut baptisé à Agen le 10 octobre 1649[1]. Il portait à l’origine le nom de Jacques Bueaulaigue, qu’il francisa par la suite en « Boileau »[2].
Sa famille, appartenant à la bourgeoisie commerçante, était bien établie à Agen. Son père, marchand, s’enrichit par une association dans le commerce de pharmacie avec Jean Caillau. Boileau avait plusieurs frères et sœurs dont[1] :
- Claude Boileau, avocat au parlement de Paris, conseiller du roi et commissaire des guerres, qui entra dans la noblesse par mariage .
- Pierre Boileau, lieutenant de vaisseau mort à Brest.
- Nicolas Boileau, curé de Saint-Cirq et Luzignan (à ne pas confondre avec Nicolas Boileau-Despréaux).
- Deux sœurs : Marie, religieuse, et Jeanne, mariée au consul de la ville d’Agen.
Formation
Jean-Jacques Boileau fut admis à la tonsure le 8 janvier 1657, à l'âge de huit ans[1].
Il fit ses études au collège des Jésuites d’Agen, situé rue Grande-Horloge, dans un bâtiment détruit à la Révolution. Ce collège dispensait un enseignement destiné aussi bien aux futurs ecclésiastiques qu’aux laïcs[1],[2].
En 1665, à seulement 16 ans, il poursuivit sa formation à la faculté de théologie de Toulouse.
Homme de culture, Boileau était un lecteur assidu, y compris en dehors des textes religieux. S’il proscrivait les spectacles, comédies et opéras — qu’il considérait contraires à l’esprit de modestie et de sainteté, il manifestait une sensibilité littéraire profonde, ce qui attira l’attention de ses contemporains, y compris du cardinal de Noailles[1].
Carrière ecclésiastique
Avant son ascension, Boileau fut précepteur de deux fils du duc de Luynes.
Entre 1696 et 1704, il devient conseiller intime du cardinal Louis-Antoine de Noailles, archevêque de Paris. Il fut choisi pour ses qualités littéraires, son style élégant et sa grande piété. Sainte-Beuve évoque sa personnalité dans Port-Royal (t. IV, p. 59), soulignant son intelligence et sa sincérité religieuse[3].
Après cette période, il fut nommé chanoine de l’église collégiale Saint-Honoré à Paris, charge qu’il conserva jusqu’à sa mort.
Il était connu pour son indépendance d’esprit, n’hésitant pas à faire des remontrances à ses supérieurs. Il participa aux controverses religieuses de son temps, notamment celles liées au jansénisme[1].
Œuvres principales
Jean-Jacques Boileau est l’auteur de plusieurs écrits de spiritualité et de biographies, parmi lesquels[4] :
- Lettres sur différens sujets de morale et de piété (Paris, 1737)
- Vie de Madame de Liancourt (Paris, 1698 ; réédition en 1779)
- Vie inédite de la duchesse de Luynes, publiée plus tard par Tamizey de Larroque
Références
- 1 2 3 4 5 6 Durangue (abbé et chanoine d’Agen), Monsieur Boileau de l’Archevêché, Agen, Imprimerie moderne d'Agen, , 339 p., p. 1, 4–9, 17-18, 21, 28
- 1 2 Tamizey de Larroque (Historien), Notes sur la vie et les ouvrages de Jean-Jacques Boileau, Paris, Inconnu, , 37 p., p. 4, 9
- ↑ Charles-Augustin Sainte-Beuve, Port-Royal, Paris, Hachette, , 440 p., p. 50
- ↑ F. A. S., J. Michaud et F. Hoefer, « Biographie universelle, ancienne et moderne, histoire,... nouvelle [2nd] edition,... Paris (A. Thoisnier Desplaces... Michaud), 1843-1865 », Taxon, vol. 35, no 2, , p. 449 (ISSN 0040-0262, DOI 10.2307/1221330, lire en ligne, consulté le )
Liens externes
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