Partisan des idées nouvelles, il devint maire de Pluviers (Dordogne) et membre du conseil général, et fut élu, le , député du département de la Dordogne à l'Assemblée nationale législative, le 4e sur 10, par 457 voix (511 votants). Il prit place parmi les modérés, prononça deux discours, l’un pour faire rejeter une demande de fonds pour les colonies, l'autre pour faire rendre un décret sur la purge des hypothèques, et fut membre adjoint du comité des finances.
Sa disgrâce dura peu, car, en mai suivant, il fut nommé directeur des droits réunis dans la Mayenne, mais il refusa.
Attaché alors, comme directeur du bureau des dessèchements, au ministère de l'Intérieur, il publia en 1804 une Statistique du département du Mont-Blanc.
Il est chargé d'examiner le projet de code rural de 1807. Ce projet sur le modèle du code civil se caractérisait par sa modernité: la liberté des assolements était proclamée, les droits de parcours et de vaine pâture étaient supprimés. Le fermage devenait de fait le seul mode d'exploitation autorisé.
Le décret impérial du décide de l'examen du projet de Code rural par des experts nommés par les préfets. Ces observations furent rassemblées et publiées par Joseph Verneilh-Puyraseau: Observations des commissions consultatives sur le projet de Code rural, recueillies, mises en ordre et analysées, avec un plan de révision du même projet en vertu d'une autorisation de Son Excellence le Ministre de l'Intérieur.
Mais les discussions sur le Code rural traînent en longueur et celui-ci ne verra jamais le jour. Seul un Code forestier fut publié en 1827, devant l'urgence causée par les dégradations des futaies.
Il adhéra à la déchéance Napoléon, siégea pendant la session de 1814-1815 parmi les constitutionnels, et parla en faveur de la restitution aux émigrés de leurs biens non vendus, y compris ceux qui avaient été cédés à la caisse d'amortissement et aux hospices.
Il est anobli et reçoit le titre héréditaire de baron par lettres patentes du 5 août 1814.
Non réélu en 1816, et nommé conseiller sans traitement à la cour de Limoges, il réclama une pension de retraite en septembre suivant, l'obtint, le , au chiffre de 3,000 francs, et rentra au parlement, le , comme député du grand collège de la Dordogne, avec 562 voix (939 votants, 1 463 inscrits). Il prit place au centre gauche, et vota contre les deux lois d'exception, mais pour le nouveau système électoral.
Il échoua dans le 1ercollège de la Dordogne (Périgueux) le , avec 70 voix contre 223 à l'élu, M. Durand-Durepaire, et fut réélu dans ce même collège, le , par 115 voix (282 votants, 363 inscrits), contre 72 à M. de Beaumont, et 60 A M. Debelleyme, et, le , dans le grand collège de la Dordogne, par 100 voix (219 votants, 298 inscrits). il prit place parmi les constitutionnels et vota l'Adresse des 221. Il échoua, le , dans le 1ercollège de Périgueux, avec 146 voix contre 158 à l'élu, M. Périn, et ne fut pas plus heureux, le , dans le même collège, avec 22 voix contre 173 à l'élu, M. Périn, député sortant, et 81 à M. de Marcillac.
Joseph de Verneilh Puyraseau servira tous les régimes jusqu'en 1830 il publiera ses mémoires (Mes souvenirs de 75 ans où il relate ses rencontres avec le papePie VII, Napoléon et d'autres grands personnages de l'époque ou ses amis comme Maine de Biran ou le général de Boigne.
Il épouse, le 27 mars 1784 à Piégut-Pluviers, (1819-1895), Christine de La Vallade (1755-1814), fille de François-Xavier de La Vallade et de Mathurine Lidonne. Ils ont quatre enfants.
Françoise Geneviève de Verneilh-Puyraseau ( -?) épouse Pierre Marc Vallade-Soury ( - ), dont descendance;
Mathurine Hélène de Verneilh-Puyraseau ( -?) épouse en premières noces Antoine François Pabot du Chatelard ( - ), dont descendance, puis épouse en secondes noces ( - ), dont descendance;
Antoinette Eulalie de Verneilh-Puyraseau ( -?) épouse Jean de Sescaud de Vignerias ( - ), dont descendance;
Jean-Baptiste de Verneilh-Puyraseau, 2e baron de Verneilh ( - ) épouse Jeanne Louise Zélie Chassaignac ( - ), dont descendance.
D'argent au croissant de gueules sommé de trois palmes de sinople réunies par les tiges, au comble de gueules chargé de trois étoiles du champ, à la champagne d'azur chargée du signe des chevaliers de l'ordre de la réunion[2]Différences entre dessin et blasonnement..
Notes et références
↑ Pierre Delage, Lycée Gay-Lussac: 5 siècles d'enseignement, Saint-Paul, Le Puy Fraud éd., 2010
Statistique générale de la France: département de Mont-Blanc: publiée par ordre de S. M. l'empereur et roi..., Paris,Testu, (1807). Disponible en ligne sur Gallica
Observations des commissions consultatives sur le projet de Code rural, recueillies, mises en ordre et analysées, avec un plan de révision du même projet en vertu d'une autorisation de Son Excellence le Ministre de l'Intérieur, Paris, Imprimerie impériale, (1810-1814), 4 tomes;