Jean-Louis Sourbieu

Jean-Louis Sourbieu
Naissance
Gury (Oise)
Décès (à 54 ans)
Port-Gentil (Gabon)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Infanterie
Grade Sous-lieutenant
Années de service 19391945
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Chevalier de la Légion d'Honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945

Jean-Louis Sourbieu, né le à Gury et mort le à Port-Gentil, est un agriculteur, militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.

Biographie

Jeunesse

Fils de manouvrier, Jean-Louis Sourbieu naît le 14 mai 1903 à Gury, dans l'Oise[1]. En 1917, son père est fusillé par les allemands en tant que victime civile[2]. Élevé par sa mère, il devient ouvrier agricole[2]. Il effectue son service militaire en 1923, d'abord au 8e régiment de tirailleurs coloniaux puis au 17e régiment de tirailleurs coloniaux au Levant[3]. Rendu à la vie civile, il retourne quelque temps en France avant de partir pour l'Afrique en 1930[3]. Installé au Moyen-Congo, il travaille sur les chantiers du chemin de fer Congo-Océan[3].

Seconde Guerre mondiale

Jean-Louis Sourbieu se trouve encore en Afrique lors de la mobilisation de 1939[3]. Rappelé sous les drapeaux, il ne part pas combattre en métropole et, lorsque l'Afrique-Équatoriale française se rallie à la France libre en août 1940, il décide lui-aussi de suivre le général de Gaulle[3]. Engagé dans les forces françaises libres, il est affecté au bataillon de marche no 1 (BM1) et participe à la campagne d'Érythrée, à l'issue de laquelle il est promu sergent, puis à la campagne de Syrie[3]. Après cette dernière, il est muté au bataillon de marche no 11 et promu sergent-chef en octobre 1941[3]. Engagé dans la guerre du désert, il participe à la bataille de Gazala puis retrouve le BM1 avec lequel il poursuit les combats en Libye avant de prendre part à la campagne de Tunisie[3].

À l'été 1943, Jean-Louis Sourbieux et le BM1 sont intégrés au régiment de marche du Tchad, lui-même subordonné à la 2e division blindée (2e DB)[3]. Promu adjudant en janvier 1944, il part ensuite pour l'Angleterre avec son unité en vue du débarquement en Europe[3]. Débarqué à Utah Beach en août 1944 avec la 2e DB, il prend part à la bataille de Normandie et s'y distingue à Nouans en repérant plusieurs canons antichar de 88mm, puis à Ancinnes en capturant un grand nombre d'allemands[3],. Il participe à la libération de Paris après avoir été promu adjudant-chef puis à la bataille d'Alsace au cours de laquelle il est blessé par un éclat d'obus le 4 janvier 1945 à Gros-Réderching[3]. Il est démobilisé en octobre 1945 après avoir été promu sous-lieutenant en juin précédent[3].

Après-Guerre

Réinstallé en Afrique, il travaille au Gabon pour une compagnie forestière puis comme exploitant agricole[3]. Malade, Jean-Louis Sourbieu meurt le 4 juillet 1957 à Port-Gentil[2]. Rapatrié en France, il est inhumé au cimetière du Montparnasse[2].

Décorations


 
Chevalier de l'Ordre
de la Légion d'Honneur

Par décret du 30 décembre 1948[4]
Compagnon de la Libération
Par décret du 24 mars 1945
Croix de guerre 1939-1945
Médaille des blessés de guerre Croix du combattant volontaire
Avec agrafe "Guerre 1939-1945"
Médaille coloniale
Avec agrafes "Fezzan-Tripolitaine", "Syrie",
"Libye" et "Tunisie"
Médaille commémorative française
de la guerre 1939-1945
Médaille commémorative de Syrie-Cilicie

Références

  1. « Acte de naissance de Jean-Louis Sourbieu - 3E292/10 - N°4 », sur Archives départementales de l'Oise
  2. 1 2 3 4 « Biographie - Ordre National de la Libération »
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
  4. « Jean-Louis Sourbieu - Notice c-116411 / 19800035/298/40123 », sur Base Léonore

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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