Jean-Philippe Fyot de La Marche

Jean Philippe Fyot de La Marche
Image illustrative de l’article Jean-Philippe Fyot de La Marche
Le marquis de La Marche et sa femme Jeanne Perreney de Grosbois à Montmusard (détail d'un tableau de Lallemand)

Titre Marquis de La Marche
(1768-1772)
Autres titres Comte de Bosjean
Prédécesseur Claude-Philippe Fyot de La Marche
Successeur Charles de Brosses
Années de service mardi 30 avril 1743 - avril 1772
Autres fonctions Premier Président au Parlement de Bourgogne (1757-1772)
Biographie
Naissance
Dijon, Bourgogne
Décès (à 49 ans)
Dijon, Bourgogne
Père Claude-Philippe Fyot de La Marche
Mère Jeanne-Marguerite Baillet
Conjoint 1. Catherine de Berbis (1749)

2. Jeanne Perreney de Grosbois (1767)

Enfants sans postérité

Blason de Jean Philippe Fyot de La Marche

Jean-Philippe Fyot, né à Dijon en 1723 et mort dans cette même ville en 1772, marquis de La Marche, comte de Bosjean, baron de Montpont, seigneur de Montjay (ou Mongey) est un magistrat français, qui fut premier président du Parlement de Bourgogne.

Biographie

Jean-Philippe Fyot de La Marche naît le lundi à Dijon. Il est le fils de Claude-Philippe Fyot de La Marche, premier président au Parlement de Bourgogne, et de Jeanne-Marguerite Baillet, fille d'un président à mortier de ce même parlement, Lazare Baillet.

Reçu conseiller au Parlement de Bourgogne à l'âge de 20 ans, le , il est pourvu, avec dispense d'âge, de la charge de président à mortier, laissée vacante par son père, dans laquelle il est reçu le à 22 ans. Le il est pourvu de la charge de premier président, en survivance de son père. Reçu le , il entre en exercice le à la suite de la démission volontaire de son père[1].

Il épouse en premières noces Marie-Anne Berbis de Cromey (†1764) en et en secondes noces Jeanne Perreney de Grosbois, le . Deux unions qui restent sans postérité.

Rongé par des problèmes d'argent et par la honte et le chagrin que lui causèrent le Parlement Maupeou en 1771, il tombe malade et se retire à Grosbois chez son beau-père. Parce qu'il s'était rallié au chancelier, il avait provoqué l'ire de l'opposition parlementaire, emmenée par Charles de Brosses et Bénigne de Saint-Seine, et dut subir, avec d'autres rémanents, la cabale et les épigrammes méprisants de Charles de Brosses. Ayant trahit sa caste, il fut obligé de donner sa démission de premier président en avril 1772[2]. Il est mort à Dijon, le samedi et est inhumé dans l'église Saint-Michel, au tombeau des Fyot[3].

Le château de Montmusard

Jean-Philippe Fyot de La Marche, alors comte de Bosjean - le plus jeune des premiers présidents de France - quand il entra en possession du domaine de son père après 1757, reçu le mandat de réaliser le vœux de ses ancêtres, en élevant le nouveau château de Montmusard aux portes de Dijon. Montmusard était réputé comme l'un des plus beaux jardins de France et le nouveau président Fyot, esprit fin et cultivé, fit le choix d'un édifice qui affirme le nouveau rang de sa famille dans la province de Bourgogne, et qui soit le reflet de ses aspirations artistiques et culturelles[4].

Les plans furent donnés par Charles De Wailly, qui très fut probablement recommandé et présenté à Fyot de La Marche, par son beau-frère le marquis d'Argenson, dont le cousin germain le marquis de Voyer fut le premier client et protecteur de l'architecte dès son retour de Rome. La première pierre fut posée par Jean-Philippe Fyot en juillet 1765, comme l'atteste la plaque de cuivre gravée d'une dédicace, qui fut retrouvée dans les fondations du château au XIXe siècle[5].

Ces travaux achevés en 1769 donnèrent lieu à des réceptions, mais le marquis de La Marche lourdement endetté et en mauvaise santé mourut en 1772. Sans enfants, il légua par testament ce domaine à sa sœur cadette la marquise de Courteilles, qui s'empressa de le vendre en décembre 1772. Acheté par Jacques Demay, un riche maître de forges, ses héritiers démembrèrent une partie du château à l'époque de la Révolution[5].

Armoiries

Ses armes sont : Écartelé aux 1 et 3 d'azur au chevron d'or accompagné de trois losanges du même, (qui sont Fyot) et aux 2 et 4 de sable, à trois bandes d'or (qui sont La Marche).

Publication

  • Mémoires de Monsieur de Berval[6].

Références

  1. Collection de manuscrits de Pierre Louis Baudot, Succession chronologique de tous les offices du Parlement de Dijon, [lire en ligne].
  2. Nicolas Laurent, Le Parlement de Dijon et le gouvernement royal à la fin de l’Ancien Régime, Presses universitaires de Rouen et du Havre, (lire en ligne), p. 143-171
  3. AD 21, Dijon 1579-1792, vues 275 et 276, [lire en ligne].
  4. Francis Salet, « Le château de Montmusard à Dijon », Bulletin Monumental, t. 145, no 4, , p. 409-410 (lire en ligne)
  5. 1 2 Eugène Fyot, Montmusard, d'après les documents recueillis par M. Ernest Lory, Mémoires de la commission des antiquités de la Côte d'Or, 1922-1926 (lire en ligne), p. 227-252.
  6. « Jean-Philippe Fyot de La Marche (1723-1772) », sur BnF

Bibliographie

  • Biographie universelle (Michaud) ancienne et moderne, tome quinzième, 1856.
  • M. de La Chenaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, tome VI, 1773.
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