Jean Baptiste Antoine Suard

musée de la Révolution française.
| Secrétaire perpétuel de l'Académie française | |
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| Fauteuil 26 de l'Académie française | |
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| Naissance | |
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| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, Tombe de Suard (d) |
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| Conjoint |
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1, 60 m |
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Jean-Baptiste-Antoine Suard (/ʒɑ̃ batist ɑ̃twan sɥaʁ/), dit « J.-B.-A. », né le /1734 à Besançon et mort le à Paris, est un homme de lettres français, et membre de l'Académie française[1].
Biographie
Fils du maître écrivain et secrétaire de l'Université Edme Suard de Besançon, Suard vient à Paris vers l'âge de vingt ans et est admis dans la société de Madame Geoffrin[réf. nécessaire].
En 1754, il commence à publier en collaboration avec l'abbé Arnaud, l'abbé Prévost et l'avocat Pierre-Jean-Baptiste Gerbier, le Journal étranger, recueil contenant des extraits et des critiques d'ouvrages. Il le continue avec l'abbé Arnaud sous le même titre jusqu'en 1764, puis deux ans encore sous celui de Gazette littéraire de l'Europe. À partir de 1762, il rédige la Gazette de France, dont le duc de Choiseul a confié la rédaction à l'abbé Arnaud. Celui-ci ayant perdu son privilège en 1771, Suard obtient une pension de 2 500 livres grâce au crédit de d'Alembert.
Élu membre de l'Académie française en 1772 au fauteuil de Charles Pinot Duclos, Suard voit son élection annulée sous le prétexte qu'il était collaborateur de l’Encyclopédie, dans laquelle il n'a pourtant rien écrit, mais en réalité parce qu'il devait son élection au parti de d'Alembert, contre lequel la coterie académique de Richelieu avait auprès de Louis XV l'appui de Madame du Barry. Il est élu de nouveau en 1774 et, cette fois, le roi non seulement ratifie son élection mais le nomme censeur des pièces de théâtre, fonction qu'il occupe jusqu'en 1790. À ce titre, il se prononce sur Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, dont l'audace l'effraya mais qui finit par être représenté.
Lorsque la Révolution française éclate, Suard n'attaque pas frontalement les idées nouvelles mais écrit dans le journal monarchique des Indépendants. Pendant la Terreur, il se retire dans sa maison de Fontenay-aux-Roses, qu'il a acquise en 1782. C'est chez lui que Condorcet est allé chercher asile[2]; il est néanmoins arrêté le dans un estaminet de Clamart, après avoir trouvé fermée la porte donnant sur la campagne qu'on lui avait pourtant promis de laisser ouverte, circonstance qui est diversement interprétée[2]. Conduit à Bourg-la-Reine au poste de garde, on le retrouve mort dans sa geôle le . Entendu lors de l'enquête qui suit, Suard et son épouse sont disculpés. Le couple s'exile en Suisse en 1796, puis à Turbingen. La maison de Fontenay-aux-Roses est vendue en 1800.
Sous le Directoire, Suard écrit dans les Nouvelles politiques, une feuille royaliste. Proscrit le 18 fructidor, il se réfugie à Coppet puis à Ansbach. Il revient en France après le 18 brumaire et devient rédacteur du journal Le Publiciste, qui parait jusqu'en 1810. Le [réf. nécessaire], il est nommé secrétaire perpétuel de l'Académie française. Il sollicite sous la Restauration de retrouver son poste de censeur des théâtres, mais ne parvient qu'à se faire nommer censeur honoraire. On lui attribue une part active dans l'épuration que subit alors l'Institut de France[3].
Il épouse Amélie Panckoucke, sœur de l'éditeur Charles-Joseph Panckoucke.
Décoration honorifique
Officier de la Légion d'honneur (> 14 juin 1804)[Quand ?][4]
Œuvres
La renommée de Suard repose à la fois sur son talent de conversation et sur ses articles de critique littéraire, non dépourvus d'ironie et de finesse, mais qui n'ont conservé qu'une réputation assez peu favorable et ne sont plus guère lus aujourd'hui. Il collabore aux recueils périodiques cités ci-dessus ainsi qu'aux Archives littéraires de l'Europe et au Journal de Paris.
- Lettre écrite de l'autre monde, par l'A.D.F. (abbé Desfontaines) à F. (Fréron), 1754
- Lettres critiques, 1758 contre les Mémoires de Trévoux et le Journal des savants
- Variétés littéraires ou recueils de pièces, tant originales que traduites, avec l'abbé Arnaud, 1768-1769, 4 vol.
- Discours impartial sur les affaires actuelles de la librairie, 1777
- Lettres de l'anonyme de Vaugirard sur Gluck et Piccinni, en faveur de ce dernier
- Mélanges de littérature, 1803-1805, 5 vol.
- De la liberté de la presse, 1814
Suard effectue également plusieurs traductions de l'anglais. Il édite un Choix des anciens Mercure (1757-1764, 108 vol.) et la troisième partie de la Correspondance de Grimm (1813, 5 vol.).
Notes et références
- ↑ « Encyclopédie [littérature] > Jean-Baptiste-Antoine Suard », sur www.academie-francaise.fr (consulté le )
- 1 2 Elisabeth et Robert Badinter, Condorcet, Le Livre de Poche (no 6775), , 760 p. (ISBN 9782253053279), p. 685
- ↑ « Une épuration à l'Académie française », sur remydegourmont.org (consulté le ).
- ↑ « Jean-Baptiste-Antoine SUARD | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le )
Bibliographie
- Alfred C. Hunter, J.-B.-A. Suard : une introducteur de la littérature anglaise en France, Paris, H. Champion, , 193 p. (lire en ligne)
- Louis-Augustin Boiteux, Au temps des coeurs sensibles, Paris, Plon, , 254 p. (lire en ligne)
- Dominique Joseph Garat, Mémoires historiques sur le XVIIIe. siècle, sur les principaux personnages de la Révolution française, ainsi que sur la vie et les écrits de M. Suard, secrétaire de l'Académie, Paris, Philippe, librairie, rue Dauphine, en deux volumes (lire en ligne)
- Dominique Joseph Garat, Mémoires historiques sur le XVIIIe siècle et sur M. Suard, Paris, A. Belin, , 193 p. (lire en ligne)
- Éric Francalanza, Jean-Baptiste-Antoine Suard : journaliste des Lumières, Paris, H. Champion, coll. « Les dix-huitièmes siècles », , 469 p. (ISBN 2-7453-0495-X, ISSN 1259-4482)
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