Ces Jeux sont boycottés par la majorité des pays du Commonwealth. Le Royaume-Uni, pays hôte, est en effet en froid avec le reste du Commonwealth sur la question de l'attitude à adopter vis-à-vis du gouvernement sud-africain, qui pratique l'apartheid. Bien que l'Afrique du Sud ne soit plus membre du Commonwealth depuis 1961, l'organisation se préoccupe fortement des discriminations raciales qui y sévissent, et prône de manière quasi unanime des sanctions. Or, le gouvernement britannique de Margaret Thatcher s'oppose à l'imposition de sanctions économiques. Thatcher réaffirme cette position quelques semaines avant les Jeux, ce qui amène le Nigeria à déclarer qu'il n'y participera pas. Finalement, trente-deux des pays inscrits boycottent les Jeux de Glasgow, ne laissant que vingt-sept nations participantes[1],[2]. Seuls quatre pays africains participent: le Botswana, le Lesotho, le Malawi et le Swaziland. Parmi les pays asiatiques, seuls Hong Kong (concession britannique) et Singapour sont présents; quant aux États caribéens, outre le territoire britannique des îles Caïmans, le boycott est total. Les Bermudes (territoire britannique) envoient une délégation aux Jeux, qui participent uniquement à la cérémonie d'ouverture, avant d'être ordonnés par l'Association olympique bermudienne de se joindre au boycott[3].