Jim Molan

Jim Molan
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Fonctions
Sénateur australien
Nouvelle-Galles du Sud (d)
-
Arthur Sinodinos (en)
Maria Kovacic (en)
Sénateur australien
Nouvelle-Galles du Sud (d)
-
Fiona Nash (en)
Biographie
Naissance
Décès
(à 72 ans)
Melbourne
Nationalité
Formation
Activités
Officier d'armée de terre, homme politique
Enfant
Autres informations
Parti politique
Arme
Grade militaire
Distinctions
Liste détaillée

  Andrew James Molan, AO , DSC, né le à Melbourne et mort le est un homme politique australien et un officier supérieur de l'armée australienne au grade de major général. Il est à deux reprises sénateur du Parti libéral pour la Nouvelle-Galles du Sud, de décembre 2017 à juin 2019, puis de novembre 2019 jusqu'à son décès.

Durant sa carrière militaire, Molan commande le 6e bataillon du Royal Australian Regiment, la 1re brigade, la 1re division et son quartier général de force interarmées déployable, ainsi que le Collège de défense australien. En avril 2004, il est envoyé en Irak où il occupe pendant un an le poste de chef des opérations du nouveau quartier général de la Force multinationale en Irak. Son action lui vaut la Distinguished Service Cross (DSC), ainsi que la Legion of Merit du gouvernement des États-Unis. Il prend sa retraite de l'armée australienne en 2008 et, la même année, publie son premier livre, Running the War in Iraq (La Conduite de la guerre en Irak).

Après sa carrière militaire, Molan est nommé par le gouvernement Abbott comme envoyé spécial pour l'opération Sovereign Borders et est ensuite reconnu comme l'un des architectes des politiques de protection des frontières australiennes et des demandeurs d'asile de la coalition Stop the Boats[1],[2]. En 2016, il se présente sans succès aux élections fédérales comme candidat du Parti libéral au Sénat de la Nouvelle-Galles du Sud[3],[2],[4]. En décembre 2017, pendant la crise d'éligibilité parlementaire, la Haute Cour le déclare élu à la place de Fiona Nash, cette dernière n'étant pas éligible[5]. Il n’est cependant pas réélu lors des élections de 2019.

Le 10 novembre 2019, Jim Molan est choisi par le Parti libéral de Nouvelle-Galles du Sud pour combler le poste laissé vacant par la démission du sénateur Arthur Sinodinos . Il est nommé par une séance conjointe du Parlement de Nouvelle-Galles du Sud le 14 novembre 2019[6]. il Il est réélu lors des élections de 2022 pour un mandat de six ans qui devait expirer le 30 juin 2028. Il meurt moins d’un an après le début de son nouveau mandat.

Biographie

Jeunesse et formation

Né à Melbourne en 1950[7], il est le fils d'Andrew Molan, un vétéran de la Seconde Guerre mondiale, et de Noni (née Harnetty)

Après ses études dans l'État de Victoria, Molan rejoint l'armée australienne. Diplômé du collège militaire royal de Duntroon en 1971[7], il est affecté au Royal Australian Infantry Corps[8]. Il est titulaire d'une licence en arts de l'université de Nouvelle-Galles du Sud et d'une licence en économie de l'université du Queensland[9]. Il est aussi diplômé de l'École des langues des forces de défense australiennes où il a étudié l'indonésien[8] et manifeste un intérêt marqué pour l'aviation, étant titulaire de licences commerciales civiles et de qualifications de vol aux instruments pour les avions à voilure fixe et tournante[10]. Il est également membre de l'Australian Institute of Company Directors (FAICD) et accrédité en qualité de directeur de projet principal (MPD)[9].

Carrière militaire

Molan a été affecté successivement :

  • au 1er bataillon du Pacific Islands Regiment (Papouasie-Nouvelle-Guinée) commandant de peloton de fusiliers
  • au 9e bataillon du Royal Queensland Regiment, en tant qu'adjudant
  • au 3e bataillon du Royal Australian Regiment , comme commandant en second de compagnie de fusiliers et commandant de compagnie de fusiliers
  • comme commandant du 6e bataillon du Royal Australian Regiment
  • commandant de la 1re brigade mécanisée de l'armée ; et commandant de la 1re division et de son quartier général de force interarmées déployable[11],[12].
  • Molan était le commandant du Collège de défense australien, qui comprenait l'Académie des forces de défense australiennes, le Collège de commandement et d'état-major australien et le Centre australien d'études de défense et stratégiques.

Il sert comme attaché militaire à Jakarta en tant que colonel entre 1992 et 1994, ce qui lui vaut en 1995 la décoration indonésienne Bintang Dharma Yudha Nararya. Entre 1998 et 1999, Molan est l'attaché à la défense à Jakarta en tant que brigadier et a sert au Timor oriental[7]. Le 25 mars 2000, il est promu au rang d'Officier de l'Ordre d'Australie pour son service en Indonésie et au Timor oriental[13].

En avril 2004, il est déployé pour un an en Irak pour servir comme chef des opérations du nouveau quartier général de la Force multinationale en Irak en cours de planification. Il passe d'abord un certain temps à essayer de se trouver un rôle spécifique au sein de la structure du siège, avant de se voir attribuer la responsabilité de la sécurité énergétique. Il est finalement nommé chef d'état-major adjoint chargé des opérations et participe à des opérations de combat continues et intenses. Pour son commandement et son leadership distingués durant cette période, il reçoit la Distinguished Service Cross et la Legion of merit américaine[14],[15]. Molan est accusé d'être responsable de la planification et de la mise en œuvre de multiples crimes de guerre présumés lors de l'attaque de Falloujah fin 2004[16]

Après son retour d'Irak, il sert comme défenseur du matériel de défense pour la Defence materiel Organisation (Organisation du matériel de défense) et comme conseiller du vice-chef des forces de défense sur les leçons et les concepts de combat interarmées[17]. Molan prend sa retraite en juillet 2008 au grade de major-général[18],[19].

Activités post-militaires

En août 2008, Molan publie son premier livre, Running the War in Iraq (Conduire la guerre en Irak)[20]. Le livre se concentre sur son expérience en tant que chef des opérations en Irak en 2004-2005 et contient des critiques sur la capacité de l'Australie à s'engager dans un conflit militaire[21]. Dans un discours prononcé en août 2008, il déclare : « Notre compétence militaire était bien pire que ce que nous pensions avant le Timor oriental, et les gens ne se rendent peut-être pas compte que la barre des performances militaires a été relevée par la nature du conflit actuel, comme l'illustrent les conflits en Irak et en Afghanistan »[22]. Dans un article de février 2009, Molan prône le doublement de la présence militaire australienne en Afghanistan, d'environ 1 100 à 2 000 soldats[23].

Associé au Parti libéral, pour aider à lancer la campagne de protection des frontières menée par l'armée du parti d'opposition libéral à l'approche des élections fédérales de 2013 à Brisbane le 25 juillet 2013[24], Molan critique de manièe virulente la gestion des questions de défense par le Parti travailliste[25]. Stephen Smith, alors ministre de la Défense, décrit Molan comme un « partisan » et un « militant du Parti libéral »[26]. À la mi-2014, Molan est engagé comme conseiller auprès du ministre de la Défense David Johnston, mais démissionne après trois semaines. Dans une interview ultérieure, Molan laisse entendre que sa démission était due à son mécontentement envers Johnston[27].

Carrière politique

Aux élections fédérales de 2016, Molan se présente comme candidat au Sénat du Parti libéral pour la Nouvelle-Galles du Sud. Cependant, dans ce que l'ancien premier ministre Tony Abbott a qualifié de « tragédie pour notre pays et pour notre parti », Molan ne parvient pas à se faire élire[28].

En novembre 2017, la Haute Cour d'Australie déclare non éligible la sénatrice nationale Fiona Nash en raison de sa double nationalité britannique et australienne[29]. Le 22 décembre, la Haute Cour déclare Molan dûment élu à la place de Nash[5].

En février 2018, Molan est accusé d'avoir partagé en mars 2017 sur sa page Facebook personnelle du contenu anti-musulman du parti politique d'extrême droite Britain First[30],[31],[32] et refuse de s'en excuser[31]. En réponse à la publication sur Facebook, le député des Verts Adam Bandt accuse Molan de crimes de guerre pour ses actions en Irak, mais présente ensuite des excuses[33],[34].

Molan était membre de la faction de centre-droit du Parti libéral[35].

Élections fédérales de 2019

En novembre 2018, Molan arrive troisième aux primaires du Parti libéral au Sénat pour les élections fédérales de 2019. Par la suite, il a été placé à la quatrième position « impossible à gagner » sur le ticket sénatorial de la coalition en Nouvelle-Galles du Sud, derrière Hollie Hughes, Andrew Bragg et le candidat national Perin Davey[36]

Déçu d'être relégué à un poste de faible priorité sur le ticket officiel du Sénat de la Coalition NSW, Molan déclare être incapable de défendre le Parti libéral après cette décision[37]. En mai 2019, pendant la campagne électorale fédérale australienne, une dispute éclate affectant à la fois le Parti libéral et le Parti national lorsque Molan lance une campagne indépendante pour être élu, sans le soutien du Parti libéral. Molan et ses partisans commencent à exhorter les électeurs à ignorer les instructions officielles conjointes sur la manière de voter émises par le Parti libéral et le Parti national, les encourageant à voter directement pour Molan. Cette campagne indépendante a été rapportée dans les médias comme ayant conduit à des divisions marquées au sein des partis libéral et national. Le désaccord s'est accru à tel point que, la semaine précédant les élections, de hauts responsables du Parti national de Nouvelle-Galles du Sud ont pris la « mesure extraordinaire » de conseiller aux électeurs d'ignorer la carte de vote convenue entre les libéraux et les nationaux et de voter directement pour les candidats préférés du Parti national[38]. L'ancien vice-premier ministre et chef parlementaire du Parti national, Barnaby Joyce, aurait déclaré que la dispute menaçait de saper l'accord de coalition qui existait entre les partis libéral et national au niveau fédéral[39].

Cependant, le 10 novembre 2019, Molan est choisi par le Parti libéral de Nouvelle-Galles du Sud pour combler le poste laissé vacant par la démission du sénateur Arthur Sinodinos. Il est nommé lors d'une séance conjointe du Parlement de Nouvelle-Galles du Sud le 14 novembre 2019 et assure la fin du mandat de six ans de Sinodinos, jusqu'en juin 2022[40]. Molan est réélu aux élections fédérales de 2022 pour un mandat de six ans commençant le 1er juillet 2022[41].

Famille

Avec son épouse Anne il aura quatre enfants, trois filles et un fils. L'une de leurs filles, Erin Molan, est une personnalité médiatique : d'abord présentatrice de l'émission télévisée de rugby à XIII The Footy Show[42], elle se fait connaître comme l'une des rares journalistes occidentales à prendre la défense d'Israël après le 7 octobres 2023.

Fin de vie

Le 5 avril 2021, Molan annonce qu'on lui a diagnostiqué une forme agressive de cancer et qu'il prendrait congé du Sénat pour subir des tests et des traitements supplémentaires[43]

Il meurt le 16 janvier 2023, à l'âge de 72 ans[44].

Œuvres publiées

Molan a exprimé son opinion sur des questions liées à son expertise et a donné des interviews et des discours pour raconter ses expériences :

Livres

  • Operations in the Land of Two Rivers, Australian Defence College, Centre for Defence Command, Leadership and Management Studies, (lire en ligne)
  • Running the War in Iraq: An Australian General, 300,000 Troops, the Bloodiest Conflict of Our Time, HarperCollins, (ISBN 978-0-7322-8781-8)
  • Danger on Our Doorstep, Sydney, HarperCollins, (ISBN 9781460762608)

Articles et débats d'opinion

Discours, interviews et débats

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Jim Molan » (voir la liste des auteurs).
  1. David Wroe, « Abbott adviser handed new paid role as envoy », The Sydney Morning Herald, (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 Michael Koziol, « 'Stop the boats' architect Jim Molan is planning a new mission – to enter Parliament », The Sydney Morning Herald, (lire en ligne, consulté le )
  3. « General Jim Molan ready to fight for Liberal Senate spot », The Australian, (lire en ligne, consulté le )
  4. « Senate – New South Wales », ABC News, Australia, (lire en ligne, consulté le )
  5. 1 2 Karl Hoerr, « Jim Molan to replace Fiona Nash in Senate, High Court rules », ABC News (Australia), (consulté le )
  6. Paul Karp, « Jim Molan wins Senate spot to replace Arthur Sinodinos », The Guardian, (lire en ligne, consulté le )
  7. 1 2 3 Malcolm Brown, « Major-general, senator, pilot: Senator Jim Molan's vast legacy », The Sydney Morning Herald, (lire en ligne, consulté le )
  8. 1 2 « Death / Funeral Notice », deathsandfunerals.com.au (consulté le )
  9. 1 2 « Jim Molan », Lowy Institute (consulté le )
  10. Kim, « Jim Molan Death, NSW Sky news Erin Molan father died from prostate cancer at 72 », obitsmemorial.com, (consulté le )
  11. « Member of the Order of Australia », It's an Honour, Australian Government,  : « Citation: For service to the Australian Army as Commanding Officer 6th Battalion, RAR »
  12. Brian Hartigan, « vale – Senator and former Major General Jim Molan », Contact magazine, (lire en ligne, consulté le )
  13. « Officer of the Order of Australia » [archive du ], It's an Honour, Australian Government,  : « Citation: For distinguished service to the Australian Defence Force as the Head of the Australian Defence Staff in Jakarta during the Indonesian and East Timor crisis. »
  14. « Distinguished Service Cross (Australian) » [archive du ], It's an Honour, Australian Government,  : « Citation: For distinguished service in command and leadership in action while serving as Deputy Chief of Staff for Strategic Operations and Deputy Chief of Staff Civil Military Operations with Multi-National Force – Iraq from April 2004 to April 2005, during Operation CATALYST. »
  15. Miranda Devine, « To gloat is to insult many brave Iraqis », The Sydney Morning Herald, (lire en ligne, consulté le )
  16. (en) Chris Doran et Anderson, « Iraq and the case for Australian war crimes trials », Crime, Law and Social Change, vol. 56, no 3, , p. 283–299 (ISSN 1573-0751, DOI 10.1007/s10611-011-9314-5, S2CID 143057323, lire en ligne Inscription nécessaire)
  17. « MAJGEN Jim Molan » [archive du ], Principals, AADI Defence Pty Limited
  18. (en) « MAJOR GENERAL (Retd) ANDREW JAMES (Jim) MOLAN, AO DSC » [archive du ], Legacy, (consulté le )
  19. Jim Molan, « Australia's war unreadiness », Unleashed, Australian Broadcasting Corporation, (lire en ligne, consulté le )
  20. Jim Molan, Running the war in Iraq: an Australian general, 300,000 troops, the bloodiest conflict of our time, HarperCollins, (réimpr. 2008) (ISBN 978-0-7322-8781-8)
  21. Jim Molan, Interview: transcript par Kerry O'Brien, Molan speaks about Iraq,  (consulté le ).
  22. Greg Sheridan, « Anzac spirit but not battle ready », The Australian, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  23. Jim Molan, « End the pussyfooting in Afghan war », The Australian, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  24. David Wroe, « Tony Abbott to put three-star commander in charge of military-led border protection campaign », The Sydney Morning Herald, (lire en ligne)
  25. Ross Peake, « Comrades in arms Mike Kelly, Jim Molan hold different views in the battlefield of politics », The Canberra Times, (lire en ligne)
  26. « Indonesia could close down people smugglers », Lateline, (lire en ligne [transcript])
  27. Sarah Elks, « Defence Minister David Johnston 'the reason' Jim Molan quit role », The Australian, (lire en ligne, consulté le )
  28. Rosie Lewis, « Federal election 2016: Tony Abbott slams Libs' failure over Jim Molan », The Australian, (lire en ligne, consulté le )
  29. Kylar Loussikian, « High Court stops short in endorsing Jim Molan for Senate », The Daily Telegraph, (lire en ligne, consulté le )
  30. Liz Burke, « Senator Jim Molan defends sharing Britain First posts », news.com.au, (lire en ligne, consulté le )
  31. 1 2 Latika Bourke, « Why is it so hard for Jim Molan to apologise for sharing Britain First material? », The Sydney Morning Herald, (lire en ligne)
  32. Paul Karp, « Liberal senator Jim Molan shared anti-Muslim videos from far-right group », The Guardian, (lire en ligne, consulté le )
  33. (en) « Jim Molan responds to Adam Bandt's apology », Australian Broadcasting Corporation, (lire en ligne, consulté le )
  34. (en-GB) Amy Remeikis, Paul, « Jim Molan 'deeply disappointed' by Adam Bandt's apology – politics live », The Guardian, (lire en ligne, consulté le )
  35. James Massola, « Who's who in the Liberals' left, right and centre factions? », The Sydney Morning Herald, (consulté le )
  36. « Senator Jim Molan left in an unwinnable position following Liberal Senate preselection », 4BC, (lire en ligne, consulté le )
  37. Matthew Doran, « Jim Molan says he cannot defend Liberal Party on television after Senate ticket relegation », ABC News, (lire en ligne, consulté le )
  38. Michael Koziol, « Coalition implodes as Nationals launch their own 'below the line' campaign against Jim Molan », The Canberra Times, (lire en ligne, consulté le )
  39. Michael Koziol, « 'They fired the first shot': Barnaby Joyce warns Coalition at stake as Senate civil war rages », The Age, (lire en ligne, consulté le )
  40. Paul Karp, « Jim Molan wins Senate spot to replace Arthur Sinodinos », The Guardian, (lire en ligne, consulté le )
  41. « Senator Jim Molan AO DSC », Parliament of Australia (consulté le )
  42. Megan Doherty, « A heart for Canberra and the Raiders », The Canberra Times, (lire en ligne, consulté le )
  43. (en) Anthony Galloway, « Senator Jim Molan diagnosed with 'aggressive' cancer », The Sydney Morning Herald, (lire en ligne, consulté le )
  44. Daniel Hurst, « Liberal senator Jim Molan dies aged 72 after 'sudden' decline in health », The Guardian, (lire en ligne, consulté le )
  45. Goldstone, Richard, « Justice in Gaza », The New York Times, (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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