Joël Coqueugniot

Joël Coqueugniot

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Biographie
Nationalité France
Naissance ,
Dakar
Carrière
Disciplines alpinisme, escalade
Compagnons de cordée François Guillot, Patrick Cordier
Ascensions notables Ouverture d'un itinéraire sur la face nord-ouest des Grands Charmoz (pilier Coqueugniot) ; première solitaire du versant Nant Blanc de l'aiguille Verte ; première ascension du Chogolisa VI, en solitaire
Profession dentiste, guide de haute montagne

Joël Coqueugniot, né à Dakar le , est un grimpeur, alpiniste et guide de haute montagne français. À la fois grimpeur sur les parois calcaires de Marseille ou du Verdon et alpiniste dans les voies granitiques et parfois glaciaires du massif du Mont-Blanc, il participe à plusieurs expéditions en Amérique du Nord ou au Karakoram et est adepte de l'alpinisme solitaire.

Biographie

Né le à Dakar[1] où il passera son enfance et son adolescence[2], Joël Coqueugniot arrive en 1965 à Marseille et y découvre l'escalade dans les Calanques[1]. Il n'a alors qu'une très petite expérience de la montagne et il s'inscrit au printemps de l'année suivante au Club alpin français (CAF)[2]. Avec le CAF, il parcourt les falaises des Calanques et répète des ascensions réputées dans le massif du Mont-Blanc[2].

Dès 1967, il ouvre ses premières voies d'escalade à Marseille et il s'engage à partir de 1969 dans la réalisation de premières solitaires dans les Alpes[3]. Au tournant des années 1970, il est l'un des pionniers de l'escalade dans les gorges du Verdon[4],[5] et devient aspirant-guide[1]. Alors qu'il effectue son service militaire comme coopérant au Canada[6], Joël Coqueugniot organise en 1972 des expéditions légères dans les montagnes d'Amérique du Nord auxquelles participent Patrick Cordier et Bernard Amy[3].

De retour dans les Alpes françaises, Joël Coqueugniot obtient en 1973 son diplôme de guide de haute montagne[7] et tente avec Bruno Gaschignard[1] l'ouverture d'un nouvel itinéraire dans la face ouest des Drus[3]. Pris par le mauvais temps, ils rebroussent chemin et, lors de la descente en rappel[1], Joël Coqueugniot chute et dévale le couloir de la face ouest[3]. Cette chute de 400 mètres le laisse pendant deux mois dans le coma[1]. Commence alors une longue convalescence au cours de laquelle il entame ses études de dentiste, reprend progressivement l'escalade et retrouve l'ensemble de ses moyens physiques et intellectuels[3].

Deux ans après son accident, Joël Coqueugniot participe à une expédition au Karakoram au cours de laquelle il réalise, en solitaire, la première ascension du Chogolisa VI culminant à 6 400 mètres d'altitude[3].

Principales ascensions

Bibliographie

  • « Joël Coqueugniot », dans Gérard Bordes, Grande encyclopédie de la montagne, t. 3, Paris, Atlas, , p. 710
  • Bernard Vaucher, Des rochers et des hommes : 120 ans d'escalade dans les Calanques, Forcalquier, éditions de l'Envol, , 284 p. (ISBN 2-909907-74-0)
  • Bernard Vaucher, Les Fous du Verdon, Chamonix, éditions Guérin, , 384 p. (ISBN 978-2-35221-031-3)

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 « Coqueugniot-Bettembourg, deux grands noms de l'alpinisme », Vertical, no 48, , p. 70.
  2. 1 2 3 Des rochers et des hommes, p. 181.
  3. 1 2 3 4 5 6 7 Des rochers et des hommes, p. 187.
  4. 1 2 Les Fous du Verdon, p. 58-59.
  5. 1 2 Les Fous du Verdon, p. 131.
  6. Les Fous du Verdon, p. 109.
  7. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Grande Encyclopédie de la montagne, p. 710.
  8. Des rochers et des hommes, p. 185-187.
  9. 1 2 3 Grande encyclopédie de la montagne, t. 3, Paris, Atlas, , p. 717 (article « Patrick Cordier »)
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