Joseph Duncan (peintre)

Joseph Duncan Smyth
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance
Décès
(à 94 ans)
Barjac, France
Période d'activité
Nom de naissance
Joseph Duncan Smyth
Pseudonyme
Jo Duncan
Nationalité
Activité
Formation
Lieu de travail
Mouvement
Distinction
Prix de la Royal Academy (1973)

Joseph Duncan Smyth, dit Jo Duncan, né le à Londres et mort le à Barjac[1], est un peintre et sculpteur franco-irlandais rattaché au mouvement CoBrA.

Biographie

Né de parents irlandais, Joseph Duncan Smyth commence à peindre en 1940 dans les hôpitaux militaires après l'évacuation de Dieppe. Il étudie à la Slade School of Fine Art de Londres entre 1944 et 1949. Il enseigne ensuite à la Slade School et à la Guildford School of Art, avant de se rendre compte de la difficulté de concilier l'enseignement et la création artistique. En 1951, il quitte l'Angleterre pour s'installer à Paris.

Entre 1952 et 1954, il séjourne à Vence dans le sud de la France, où il se lie d'amitié avec Max Ernst et Pablo Picasso. Initialement sculpteur, Duncan se consacre à la peinture à la suite d’un accident causé par l'une de ses sculptures[réf. nécessaire].

Par la suite, il s’installe en Italie, où il organise sa première exposition importante à la galerie Schettini de Milan. Il réside ensuite dix-huit mois en Sardaigne, puis à Marino, dans les montagnes proches de Rome. Il retourne à Paris en 1957 et s’installe dans le quartier du Marais.

En 1984-1985, Jo Duncan est invité au Cleveland Institute of Art aux États-Unis. Il expose régulièrement dans les capitales européennes, ainsi qu’aux États-Unis et au Japon.

Son œuvre, ancrée dans la tradition, exprime des idées modernes. Elle évoque par sa violence gestuelle et l'épaisseur de la matière, l’esthétique du mouvement CoBrA. Dans les années 1960, ses œuvres traduisent une recherche mystique et une interrogation sur la dualité corps/esprit.

Artiste difficile à classer, il est particulièrement apprécié dans les pays nordiques et anglo-saxons, où il est régulièrement exposé. Il participe notamment à l’Exposition universelle de Bruxelles (1958) et à l’Exposition universelle de Montréal (1967).

En 1973, il reçoit un prix de la Royal Academy pour son œuvre.

Le style de Jo Duncan, proche de l’expressionnisme abstrait, intègre des éléments du dripping. Taches, éclaboussures, figures stylisées (têtes, fleurs, yeux) évoquent parfois l’art brut[2]. Il a également réalisé quelques œuvres monumentales, dont Still Life with Dancers (1954), fresque représentant des personnages dansants.

Expositions personnelles

Expositions collectives

1958

  • Exposition Universelle de Bruxelles
  • Biennale de Venise

1967

  • Exposition Universelle de Montréal
  • Salon de Mai
  • Salon d'Art Sacré

Musées

Notes et références

  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. Dictionnaire Bénézit, notice « Joseph Duncan Smyth ».

Bibliographie

  • Emmanuel Benezit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Paris, Éditions Gründ, (ISBN 2700030109)
  • Jean Cassou, Peintres de notre temps, Paris, Éditions du Cercle d’Art,
  • Pierre Restany, L'Art vivant des années 50 à aujourd'hui, Éditions Filipacchi,
  • Michel Seuphor, Dictionnaire de la peinture abstraite, Hazan,
  • WorldCat, base de données bibliographique mondiale.
  • Fonds documentaires de la Bibliothèque publique d'information (BPI) et de la Bibliothèque nationale de France (BNF).
  • Arton, Annick. Jo Duncan : Peintures, sculptures, écrits, Éditions Barjac Art, 2008.
  • Vandenberghe, Pierre. Cobra et l’art gestuel en Europe, Gallimard, coll. « Découvertes », 2010.

Sources secondaires

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail de la peinture