Juvenalia (Françaix)
| Juvenalia scènes de la Rome antique | |
| Genre | musique vocale |
|---|---|
| Musique | Jean Françaix |
| Livret | Jean Françaix, d'après Juvénal |
| Langue originale | français |
| Sources littéraires | Satires |
| Effectif | 4 voix mixtes et piano à quatre mains |
| Durée approximative | 18 min |
| Dates de composition | 1947 |
| Publication | 1971 Eschig |
| Création | Paris, Cercle Interallié |
| Interprètes | Marie-Blanche de Polignac, Mme Kedroff, Hugues Cuénod et Doda Conrad (voix)Jean Françaix et Nadia Boulanger (piano) |
Juvenalia est une œuvre de Jean Françaix pour quatre voix mixtes et piano à quatre mains composée en 1947.
Présentation
Juvenalia, sous-titré « scènes de la Rome antique », est composé pour quatre voix mixtes et piano à quatre mains par Jean Françaix au Mans, de janvier au [1]. Le livret est du compositeur, d'après la troisième des 16 Satires de Juvénal, Les Embarras de Rome[1].
Pour Christian Goubault, le texte de Françaix est « aussi pétillant, désinvolte et insolent que sa musique[1] ».
La partition est créée en à Paris au Cercle Interallié, par les solistes vocaux Marie-Blanche de Polignac, Mme Kedroff, Hugues Cuénod et Doda Conrad, avec Jean Françaix et Nadia Boulanger au piano[1].
Dans l'œuvre, le compositeur dépeint les « évolutions échevelées de quatre jeunes Romains délurés, entraînés dans la cohue vertigineuse des rues de l'Urbs [...] qu'ils maudissent, encore qu'ils en soient au fond très fiers. Pour échapper aux dangers de la circulation, ils décident de se réfugier dans la taverne de Noevolus [...]. Le vin d'Albe et la chaleur du mois d'août stimulent bientôt leurs médisances spirituelles. Ils esquissent des portraits à la façon de La Bruyère : trafiquant du marché noir, bavarde intarissable, sportive ridicule, poète tirant [...] le diable par la queue, enfin Grecs envahissants et subtils. Mais bientôt le refuge même de la taverne ne suffit plus à calmer l'amertume de nos jeunes Romains, qui décident dans un enthousiasme délirant d'aller respirer l'air libérateur des bords de la Méditerranée[1] ».
Musicalement, l'accompagnement du piano souligne les traits et portraits du texte[1].
Juvenalia, d'une durée moyenne de dix-huit minutes environ, est publié par Eschig en 1971[1].
Notes et références
Bibliographie
- Christian Goubault, « Juvenalia », dans Marc Honegger et Paul Prévost (dir.), Dictionnaire des œuvres de l'art vocal : G-O, Paris, Bordas, coll. « Marc Honegger », (ISBN 2-04-016340-9), p. 1022.
Liens externes
- Portail de la musique classique