Karla Kanora

Karla Kanora
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Karla Kanora, née Karla Quiñónez Vilela (25 septembre 1976[1], Esmeraldas[2]) est une chanteuse équatorienne, également ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF dans le pays. Issue de la minorité afro-équatorienne, en parallèle de succès populaires dans des styles romantique ou cumbia, elle s'attache également à mettre en valeur les sons et les traditions musicales de ses racines afro avec des instruments comme la marimba[1].

Biographie

une femme avec une coiffure afro et de grandes boucles d'oreille, vêtue d'un t-shirt de l'UNICEF, tient dans ses bras trois enfants souriants. À l'arrière-plan on distingue un paysage de plaine tropicale.
Karlo Kanora en 2014 dans le cadre de son activité comme ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF pour l'Équateur.

Karla Kanora est originaire du quartier Barrio Caliente à Esmeraldas. Son père, Augusto Quiñonez était directeur d'école dans cette même ville. Elle s'intéresse très tôt à la musique et au chant, en particulier grâce à son arrièere-grand-mère Mercedes Gracia, passionnée de valses[3]. Elle participe dès son jeune âge à la chorale d'adultes de l'Université Luis Vargas Torres sous la direction de Abraham Bishara Avedrabo. Elle suit également les cours de la professeure de musique Flor María Pinargote, qui l'oriente vers l'enseignement de Petita Palma, «ambassadrice du folklore d'Esmeraldas». À l'âge de 12 ans, Kanora participe à l'émission Juguemos a cantar, un concours de chant centré sur la musique pour enfants[4] sur Telecentro Canal 10 (Guayaquil). À l'âge de 13 ans, elle se déplace à Guayaquil où elle étudie la musique au conservatoire Antonio Neumane[5],[3].

Au début des années 2000, Kanora participe à un groupe d'inspiration cubaine, Habana Express, avec lequel elle se produit aux États-Unis. Elle se révèle au grand public en Équateur avec sa participation au télé-crochet Domingo legal pour Ecuavisa[3]. Son premier succès est la chanson Solo tú (2010) un titre qui sera suivi d'autres succès: Por amor, Falso malo, Nada, Ven, et No vales tanto[1].

Karla Kanora est ambassadrice de bonne volonté de l'UNICEF en Équateur depuis 2012. Elle a participé à ce titre à des campagnes en faveur de l'allaitement maternel ainsi que contre les violences sexuelles faites aux enfants[6]. Kanora lance en 2024 une nouvelle chanson Todos por la infancia (tous pour l'enfance) dans le cadre des 35 ans de la Convention sur les droits de l'Enfant. Cette chanson s'inscrit dans la campagne Primero la infancia (l'Enfance d'abord) menée par l'UNICEF Équateur[7].

Style musical

Une jeune-femme est debout, avec une robe bleu clair, entre deux personnes plus âgées, un homme à gauche assis, vêtu de tissu coloré et portant un couvre-chef  bleu à motifs géométriques, et une femme à droite debout, portant de façon visible une décoration aux couleurs du drapeau de l'Équateur
Karla Kanora en compagnie de Guillermo Ayoví Erazo (g.) et Petita Palma (d.) le 7 juillet 2011.

Karla Kanora se reconnaît de multiples influences et goûts musicaux variés, incluant Nina Simone, Whitney Houston, la musique traditionnelles d'Esmeraldas, la musique classique, les ballades, Julio Jaramillo, Édith Piaf, ou encore le pasillo et la salsa[2],[3].

Ses premiers singles, Solo tú (2010) et Falso malo (2011), ont été composés par Jorge Martínez et Israel Brito. Le single Nada est une composition de Ivies Flies en collaboration avec Toño Cepeda, bassiste du groupe de rock équatorien Biorn Borg. Avec Seré una mujer, composé par Juan Andrés Álvarez, Kanora s'éloigne des influences Soul et R&B de ses premiers titres pour chanter ce qu'elle définit comme une «ballade romantique». Son premier album, Por amor (2011), contient plusieurs collaborations, entre autres avec Fausto Miño (es), compositeur de la chanson titre[3].

En parallèle de ces titres « grand public », Kanora explore également ses racines musicales afro-équatoriennes, avec en particulier sa participation au projet binational Río Mira, du nom du fleuve qui unit la province d'Esmeraldas au département du Nariño, en Colombie, avec de part et d'autre de cette frontière des peuples aux racines africaines qui ont en partage la culture des marimbas. Elle réalise ce projet musical avec plusieurs musiciens dont à la marimba l'Équatorien Larri Preciado et le Colombien Esteban Copete avec son kinteto Pacífico. Ce projet débouche sur plusieurs concerts en Équateur, en Colombie et au-delà, et sur un album, Marimba del Pacífico[8],[9], qui se caractérise par une musique « authentique », qui allie le chant polyphonique aux tambours, maracas, et au son boisé des marimbas[10].

Références

  1. 1 2 3 (es) « EC Conciertos: Karla Kanora se entrega a la magia de la cumbia », El Comercio, (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 (es) Wendy Salazar, « Karla kanora: Puro talento », Revista Hogar, no 573, (lire en ligne, consulté le )
  3. 1 2 3 4 5 (es) « Karla Kanora dejó la medicina por el canto », El Telégrafo, (lire en ligne, consulté le )
  4. (es) « Karla Kanora: Un faro que nunca dejó de alumbrar », sur ekosnegocios.com, (consulté le )
  5. (es) MKVQ, « Karla Kanora: Esmeraldas, mi barrio grande », La Hora, (lire en ligne, consulté le ).
  6. (es) « Karla Kanora Embajadora de UNICEF Ecuador desde 2012 », sur unicef.org (consulté le ).
  7. (es) « "Todos por la Infancia", una canción de Karla Kanora y UNICEF », sur unicef.org, (consulté le )
  8. (es) « Un canto del Pacífico y cuatro remixes para celebrar el primer sencillo de Río Mira », sur vice.com, (consulté le )
  9. Guillaume Schnee, « Rio Mira, l'héritage Afro-Pacifique du Marimba », sur radiofrance.fr, (consulté le )
  10. Anne Berthod, « Marimba del Pacifico », Telerama, (lire en ligne, consulté le )
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