Kenneth Zinck
| Kenneth Zinck | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre du Travail | |
| – (4 ans et 8 mois) |
|
| Premier ministre | Laisenia Qarase |
| Gouvernement | Qarase II |
| Biographie | |
| Nationalité | fidjienne |
Kenneth Vincent Zinck est un syndicaliste et homme politique fidjien.
Biographie
Candidat malheureux pour le Parti travailliste dans la circonscription « ouverte » (non ethnique) de Suva aux élections législatives fidjiennes de 1999[1], il est l'un de ceux qui quittent ensuite le parti pour fonder le Nouveau parti travailliste de l'unité (NPTU), créé par Tupeni Baba lorsque celui-ci ne parvient pas à être élu chef du Parti travailliste[2]. Avec cette étiquette, Kenneth Zinck se présente avec succès dans la circonscription ethnique de Suva, réservée aux candidats issus des « électeurs généraux » (les citoyens appartenant aux petites minorités ethniques du pays), pour les élections de 2001[3]. Le parti obtient deux députés, Kenneth Zinck et Ofa Swann, qui sont alors en désaccord sur la ligne à tenir à la Chambre des représentants. Le premier accepte d'être nommé ministre du Travail dans le gouvernement de coalition de droite et d'extrême-droite de Laisenia Qarase, tandis que le second, fidèle aux directives du parti, préfère siéger sur les bancs de l'opposition parlementaire[2]. Le NPTU tente alors d'expulser Kenneth Zinck, sans succès[4].
Adoptant la ligne du gouvernement dont il est membre, Kenneth Zinck en 2002 accuse les entreprises asiatiques aux Fidji d'employer trop d'ouvriers asiatiques immigrés, y compris des immigrés clandestins, aux dépens des chômeurs autochtones en recherche d'emploi[5]. Cette même année, il déplore que le droit de grève soit trop généreux, et souhaite pouvoir dissoudre les syndicats qui organisent des grèves illégales, ainsi que faire emprisonner leurs responsables[6]. En 2004, la Haute Cour des Fidji le reconnaît coupable d'avoir illégalement entravé le droit de grève de membres de trois syndicats du service public[7]. Dans le même temps, il apparaît souvent dans les médias en raison de sa présence, ukulélé à la main, parmi les supporters de l'équipe des Fidji de rugby à sept à travers le monde[8].
Pour les élections de 2006, le NPTU choisit de faire alliance avec le Parti travailliste[2]. Kenneth Zinck quitte alors le parti, et se présente sans étiquette dans sa circonscription[9] ; il est très largement battu par la candidate du Parti des peuples unis, Bernadette Ganilau[10].
En septembre 2011, se disant persécuté par le régime militaire de Frank Bainimarama, il émigre en Australie[11].
Références
- ↑ (en) "REPUBLIC OF THE FIJI ISLANDS: PARLIAMENTARY ELECTIONS OF 8-15 MAY 1999, gouvernement des Fidji
- 1 2 3 (en) "Fiji's New Labour in coalition with FLP", Radio New Zealand, 28 mars 2006
- ↑ (en) "2001 Fiji House of Representatives elections", Fiji Elections
- ↑ (en) "Fiji minister Zinck fends off expulsion bid from own party", Radio New Zealand, 18 mars 2004
- ↑ (en) "Fiji Cabinet Minister says Asian immigrants are taking jobs from locals", Radio New Zealand, 31 octobre 2002
- ↑ (en) "Fiji government promises strong action against illegal strikes", Radio New Zealand, 1er août 2002
- ↑ (en) "Court rules Fiji labour minister acted illegally and was biased", Radio New Zealand, 18 novembre 2004
- ↑ (en) chapitre 18 : "The ʹGeneralsʹ – where to now?", From Election to Coup in Fiji: The 2006 campaign and its aftermath, 2007, p.246
- ↑ (en) "More than 300 candidates to contest next month's Fiji election", Radio New Zealand, 12 avril 2006
- ↑ (en) "2006 Fiji House of Representatives elections", Fiji Elections
- ↑ (en) "Former Fiji minister Zinck seeks asylum in Australia", Radio New Zealand, 16 septembre 2011
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