Kwasizabantu

Kwasizabantu (Mot Zoulou qui signifie "Lieu, où on aide les gens" en réalité Mission Kwasizabantu) est le nom du lieu d'une communauté missionnaire évangélique, fondée dans sa forme actuelle, en 1970, dans l'ancienne province du Natal, en Afrique du Sud, dans le but de diffuser les principes de la foi chrétienne (L'Evangile). Le message de la Mission Kwasizabantu est fondé sur la Bible.

Le site Kwasizabantu[1] a été reconnu comme une localité officielle. Il est situé dans le district d'Umzinyathi dans la municipalité d'Umvoti.

Historique

En 1966, après 12 années comme évangéliste parmi les Zoulous, le Pasteur Erlo Stegen[2] et sa petite congrégation sont arrivés au constat suivant : Quelque chose ne fonctionne pas avec le christianisme[3].

Ils ont alors recherché dans la Bible, la réponse à ce constat et retrouver ce qui avait fait la force de l'Eglise primitive..

La Mission Kwasizabantu est aujourd'hui une mission chrétienne internationale, elle est la conséquence d'un réveil spirituel, en 1966, parmi le peuple noir Zoulou d'Afrique du Sud.

Elle est présente dans de nombreux pays.

Lors de la dernière Pastorale du 3 au 5 mars 2025, sur le site principale en Afrique du Sud, plus de 2.000 pasteurs, représentant les 5 continents, étaient présents.

La « Mission Kwasizabantu » ou « KSB » est fondée en 1966 en Afrique du Sud par Erlo Stegen.

Réalisations

La Mission Kwasizabantu a célébré les 70 ans de son fondateur. Le 11 décembre 2022, la Mission KwaSizabantu a célébré[4] les 70 ans de ministère de son fondateur, le révérend Erlo Stegen. Plus de 10 000 personnes ont assisté à cette célébration de reconnaissance. Parmi les invités, le Prince Zoulou Mangosuthu Buthelezi, qui a, dans son discours affirmé: "L’histoire d’Erlo Stegen est une source d’inspiration pour des millions de chrétiens dans le monde entier. Il est un exemple de ce que Dieu peut faire à travers un homme qui lui obéit. Il a étendu l’œuvre de Dieu à tous les continents du globe[5]".

Implantation

La mission, originaire d’Afrique du Sud, est aussi présente au Paraguay et en Europe, notamment en Russie, en Allemagne, en Roumanie et en Suisse[6],[7].

Jusqu’en 2019, la Mission Kwasizabantu comptait également des lieux de rencontres chrétiennes et des adhérents en France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Hongrie, en Grèce, aux États-Unis et en Australie[6].

Elle est aujourd'hui présente dans plusieurs pays. Le mouvement est soupçonnée, dans quelques pays, de dérives sectaires en raisons d'allégations de divers abus (financiers, physiques, sexuels, psychologiques, spirituels, etc…).

Afrique du Sud

En 1995, le quotidien Le Monde mentionne la proximité entre Kwasizabantu et un mouvement ultra-conservateur sud-africain, Chrétiens pour la vérité (Christians for Truth). Ce dernier a pour objectif de neutraliser l'influence des Églises et autres mouvements anti-apartheid[8] comme le Conseil des Églises d'Afrique du Sud.

En septembre 2020, le site d'actualité sud-africain News24 publie une enquête alléguant que Kwasizabantu est une secte avec différents abus de la part de ses membres, y compris des viols[6],[9].

France

Kwasizabantu était implantée en France, en particulier avec l'École protestante du Cèdre[10] dans la Drôme, mais aussi en Alsace, vers Montbéliard, Annecy et en région parisienne.

Dans un courrier du 23 novembre 2020, le président[11] de l'Ecole Protestante du Cèdre, explique l'indépendance de son école avec la Mission Kwasizabantu.

Aujourd’hui, les assemblées de Montbéliard et Annecy ont été dissoutes, celle des Yvelines est indépendante et de petite taille, et celle de Bobigny a rejoint une union baptiste, l’Alliance des Églises évangéliques interdépendantes (AEEI).

Suisse

En 2019, la congrégation de Kaltbrunn dans le canton de Saint-Gall se sépare de la mission mère sud-africaine Kwasizabantu. La paroisse et l’école associées à la mission ont alors changé de nom[12],[6].

En 2021, en Suisse, une enquête du média Zürichsee-Zeitung (en) révèle des abus psychiques, physiques et religieux au sein de l'école Hof Oberkirch de Kaltbrunn. Parmi les 373 anciens élèves contactés, 58 ont signalé divers abus. Ainsi sont révélées plusieurs agressions sexuelles, entre 2002 et 2010, par un enseignant sur un élève. L'enquête détermine qu'il s'agit d'abus systémiques. En juillet 2022, la direction de l'école affirme que les responsables de ces abus ont démissionné[12]. Zürichsee-Zeitung publie, en décembre 2022, des extraits du rapport. Des agressions sexuelles et physiques étaient cautionnées par des interprétations religieuses[13].

Références

  1. « Localisation sur Google Maps » (consulté le )
  2. (en) « The Life and Ministry of Erlo Hartwig Stegen » (consulté le )
  3. Erlo STEGEN, Réveil parmi les Zoulous, 26750 MONTMIRAL, Edition Diffusion du Cèdre, , 116 p. (ISBN 2911-003-12-8), p. 23
  4. (en) « Un pasteur sudafricain célèbre un ministère de 70 ans », (consulté le )
  5. (en) « La Mission KwaSizabntu célèbre les 70 ans de ministère de son fondateur », (consulté le )
  6. 1 2 3 4 « Les évangéliques confrontés à de nombreux cas d’abus spirituels », Réforme.ch, (lire en ligne, consulté le )
  7. « Kwasizabantu », Vigi-Sectes, (lire en ligne, consulté le )
  8. « Bruits de secte sud-africaine en Alsace », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  9. « Want to stop a cult? Then don't buy aQuellé bottled water », News24, (lire en ligne, consulté le )
  10. « Des abus spirituels chez les évangéliques », UNDADFI, (lire en ligne, consulté le )
  11. « Trop d'abus spirituels chez les évangéliques »
  12. 1 2 « St-Gall: accusations d’abus dans une communauté évangélique », Cath.ch, (lire en ligne, consulté le )
  13. « St-Gall: abus «bibliquement» justifiés dans une communauté évangélique », Cath.ch, (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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