Léonie Villard
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| Décès |
(à 91 ans) Saint-Germain-sur-Avre |
| Nom de naissance |
Jeanne Léonie Antoinette Villard |
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| A travaillé pour |
Université de Lyon (à partir de ) Mount Holyoke College |
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| Archives conservées par |
Léonie Villard, née le à Lyon et morte le à Saint-Germain-sur-Avre, est une critique littéraire française et professeure à l'université de Lyon. C'est la première femme professeure de lettres dans une université française[2].
Biographie
Jeanne Léonie Antoinette Villard naît à Lyon en 1878, fille de Léon Villard, négociant, et de Marie Jeanne Chalamel, son épouse[3],[4].
En 1906, elle obtient à l' École normale supérieure d'enseignement secondaire pour les jeunes filles, à Sèvres, un certificat d'aptitude à l'enseignement de l'anglais[5],[6]. Le , elle soutient à la faculté des lettres de l'Université de Paris sa thèse de doctorat ès lettres, Jane Austen, sa vie et son œuvre, 1775-1817[7] — première thèse consacrée en France à Jane Austen — et la publie à Lyon[8],[n 1].
En 1917, elle reçoit le prix Rose-Mary-Crawshay pour cet ouvrage[9]. Son livre La Femme anglaise au XIXe siècle et son évolution d'après le roman anglais contemporain publié en 1920 fait l'objet d'un compte-rendu de Virginia Woolf le 18 mars 1920 dans la revue The Times Literary Supplement sous le titre Men and women[10],[11],[12].
En 1921-1922 elle enseigne une année à l'université de Grenoble avant de rejoindre l'université de Lyon où elle est nommée professeur de littératures anglaise et américaine. En 1928 elle devient titulaire d'une chaire de littératures anglaise et américaine à l'université de Lyon, ce qui fait d'elle la première femme à être titulaire d'une chaire de littérature à l'Université en France[13]. Mise à la retraite en 1941 en application de la Loi de Vichy d'octobre 1940, elle réintègre son poste à la rentrée 1944 avant de prendre officiellement sa retraite en 1948.
Elle enseigne à la faculté du Mount Holyoke College, une université pour femmes américaine, dans le Massachusetts, en 1937 et 1950-1951.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, sous le régime de Vichy, elle tient un journal manuscrit, conservé par ce collège[2] et désormais traduit en français et publié, complété d'une biographie et d'une bibliographie[14].
Le fonds de la bibliothèque en langue anglaise de Léonie Villard est conservé à l'Université Grenoble Alpes[15].
Léonie Villard meurt en 1970 à Saint-Germain-sur-Avre, à l'âge de 91 ans[3].
Le 6 décembre 2023, a été inaugurée la salle Léonie Villard à l'Université Lyon 2[16].
Publications sélectionnées
- Jane Austen. Sa vie et son œuvre, Lyon, A. Rey, 1915, 399 p. (numéro des Annales de l'université de Lyon)[17].
- La Femme anglaise au XIXe siècle et son évolution d'après le roman anglais contemporain, Paris, Henri Didier, 1920, 322 p.[18].
- Le Théâtre américain, Boivin & Cie, Paris, 1929 (collection : Bibliothèque de la Revue des cours et conférences) ; prix de l'Académie française, 1930[19].
- La Poésie américaine. Trois siècles de poésie lyrique et de poèmes narratifs, Paris, Bordas frères et Éditions françaises nouvelles, 1945, 192 p.
- La France et les États-Unis. Échanges et Rencontres (1524–1800), Lyon, Éditions de Lyon, 1952, 407 p.[20]
- Essai de psychologie de la grammaire anglaise, Paris, Les Belles Lettres, 1957, 109 p.[21].
- Panorama du théâtre américain du renouveau, 1915-1962, Paris, Seghers, 1964, 320 p.
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Léonie Villard » (voir la liste des auteurs).
Notes
- ↑ La seconde thèse de doctorat d'État entièrement consacrée à Jane Austen à être soutenue en France sera celle de Pierre Goubert en 1975 : Michèle Bellot-Antony, « Pierre Goubert: Jane Austen: Etude psychologique de la romancière, 1975 [Compte-rendu] », Dix-Huitième Siècle, vol. 9, no 1, , p. 464-465.
Références
- ↑ « https://asteria.fivecolleges.edu/findaids/mountholyoke/mshm179.html » (consulté le )
- 1 2 (en) « Léonie Villard journal », sur Mount Holyoke College (consulté le )
- 1 2 Acte de naissance no 887, , Lyon (1er), Archives municipales de Lyon (avec mention marginale de décès) [lire en ligne] (vue 171/191)
- ↑ Entrée de Léonie Jeanne Antoinette Villard, navire De Grasse, 1931; citing Immigration, New York, New York, United States, New York, New York Passenger and Crew Lists, 1909, 1925-1957, FamilySearch (NARA microfilm publication T715, Washington, D.C.: National Archives and Records Administration, n.d.) [lire en ligne]
- ↑ « Certificat d'aptitude à l'enseignement de l'anglais », sur Gallica, L'Enseignement secondaire des jeunes filles, (consulté le ), p. 228
- ↑ Marie Mianowski, « VILLARD Léonie », sur HÉPISTÉA, (consulté le )
- ↑ Association des professeurs de langues vivantes ; Société des professeurs de langues vivantes de l'enseignement public, « Soutenance de thèse », sur Gallica, Les Langues modernes, (consulté le ), p. 74
- ↑ Marie-Laure Massei-Chamayou, « La thèse de Léonie Villard : Jane Austen, sa vie et son œuvre (1775‑1817) (Lyon : A. Rey / Paris : A. Picard & Fils, 1915) », Représentations dans le monde anglophone, no 28, (ISSN 2552-1160, DOI 10.35562/rma.1131, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « The Rose Mary Crawshay Prize », sur https://www.thebritishacademy.ac.uk, (version du sur Internet Archive).
- ↑ Valérie Favre, « « The Proper Upkeep of [Our Foremothers’] Names » : Léonie Villard sous la plume de Virginia Woolf, et vice versa », Représentations dans le monde anglophone, no 28, (ISSN 2552-1160, DOI 10.35562/rma.1143, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Virginia Woolf, « Hommes et femmes », dans De la lecture et de la critique, Paris, Les Belles Lettres, , p. 95-98 et 268.
- ↑ Laura Lee Downs, « Histoires du genre en Grande-Bretagne, 1968-2000 », Revue d’histoire moderne & contemporaine, vol. 5, nos 51-4bis, , p. 59-70 (lire en ligne).
- ↑ Isabelle von Bueltzingsloewen, « Les « années noires » de Léonie Villard au quotidien : journal de guerre d’une universitaire lyonnaise (1940‑1944) », Représentations dans le monde anglophone, no 28, (ISSN 2552-1160, DOI 10.35562/rma.1177, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Léonie Villard, Journal de guerre : Lyon sous l'Occupation, 1940-1944, UGA Éditions, coll. « Paroles d’ailleurs », (ISBN 978-2-37747-508-7, lire en ligne)
- ↑ « 28 | 2024 - The Unbearable Precariousness of Place and Truth suivi de Autour du fonds Léonie Villard – Représentations dans le monde anglophone », sur Représentations dans le monde anglophone, (consulté le )
- ↑ Webmestre Université Lumière Lyon 2, « Retour sur l'hommage à Léonie Villard », sur Université Lumière Lyon 2 (consulté le )
- ↑ « notice », sur SUDOC.
- ↑ Charles Cestre, « Léonie Villard. La Femme anglaise au XIXe siècle, d’après le roman anglais contemporain, Paris, Didier, 1920 [compte-rendu] », Revue internationale de l'enseignement, no 74, , p. 301-302.
- ↑ « Léonie Villard », sur Académie française.
- ↑ Compte-rendu : Gilbert Chinard, « La France et Les Etats-Unis: Echanges et Rencontres (1524–1800). By Villard Léonie. (Lyon and Paris : Editions de Lyon. 1952. Pp. xiv,407.) », The American Historical Review, vol. 59, n° 3, avril 1954, p. 591–592 Aperçu en ligne.
- ↑ Compte-rendu : J. Darbelnet, « Léonie Villard : Essai de psychologie de la grammaire anglaise (Bibliothèque de la Faculté des Lettres de Lyon - Fascicule 1). Paris, Société d'Édition « Les Belles Lettres », 1957. VIII + 102 p. », dans Journal des traducteurs, vol. 8, n° 2, 2e trimestre 1963, p. 61–63 Lire en ligne.
Bibliographie
- M.-Th. Jones-Davies, C. Arnavon, C; G. Garampon et H. Gibault, « Hommages in memoriam Léonie Villard », dans Études Anglaises, vol. 24, n° 3, juillet 1971, p. 304 Aperçu en ligne.
- pour une bibliographie complète, voir Villard, Léonie. « Bibliographie ». Journal de guerre, Marie Mianowski édité et traduit par , UGA Éditions, 2024, https://doi.org/10.4000/12l93.
Liens externes
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