L'Âne de Carpizan

L'Âne de Carpizan
Image illustrative de l’article L'Âne de Carpizan
Recréation de la couverture originale du livre via Microsoft Paint

Auteur Raymond Goulet
Genre Roman, satire
Sujet Anticléricalisme, transidentité
Version originale
Langue Français
Version française
Éditeur Autopublié
Date de parution 1957

L'Âne de Carpizan est un roman satirique québécois écrit par le louperivois Raymond Goulet, danseur et professeur de danse, autopublié en 1957[1],[2] et réédité chez Moult Éditions en 2019[3].

Ce livre a été décrit comme étant « le plus irrévérencieux de notre histoire [québécoise] »[4], et comme un « coup de poing, charge anticléricale, pamphlet ubuesque déjanté et surréaliste »[5].

Il s'agit du premier livre québécois dont le narratif principal se centre autour de l'identité transgenre[2].

Parution

Les Éditions du Cadenas créditées dans l'ouvrage original ne sont en fait pas réelles, étant plutôt une référence à la Loi du cadenas[2]. Dès 1957, l'ouvrage a été publié et distribué à titre d'auteur, mais Goulet finit par en abandonner l'entreprise comme la tâche était trop grande[2].

L'impression continue de ce livre aux États-Unis pour contourner les censures alors imposées par l'Église québécoise, mènera tout de même à l'excommunication de son auteur par les autorités vaticanes[6].

Réception

Lors de sa parution en 1957, L'âne de Carpizan passe initialement sous le radar des critiques[7]. Sa parution étant confirmée par une unique réclame publicitaire parue dans Le Devoir en novembre 1957[2].

Sa première mention importante se trouve dans un article du Photo-journal publiée dix ans plus tard, en 1967. Le journaliste Roch Poisson y rapporte les propos d'Adrien Thério, qui y annonce la parution d'une anthologie dédiée à l'humour dans la littérature canadienne française[4]. Celle-ci aura été publiée en 1968 et continent trois chapitres de L'Âne de Carpizan[7].

Au final, à l'exception de l'anthologie de « Thério, [de] la mention du désir de ce dernier d’éventuellement rééditer le volume [...], [des] réclames publicitaires dans Le Devoir et [de] quelques entrevues avec l’auteur », la réception du roman est limitée à son apparition au sein d'ouvrages bibliographiques[2].

Dans le tome 4 du Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec (1982), nous pouvons lire la critique suivante : il s'agit d'un « conte loufoque » et d'une « surprise plutôt décevante »[8].

Références

  1. Raymond Goulet, L'âne de Carpizan, Montréal, Éditions du Cadenas, , 103 p.
  2. 1 2 3 4 5 6 Alexis Lacasse, Julien Vallières et Jasmin Miville-Allard, « L'âne de Carpizan ou l'évêque volant de Raymond Goulet : premier récit satirique transgenre québécois (1957) », Papers of The Bibliographical Society of Canada, vol. 57, , p. 43-66 (ISSN 2562-8941, DOI 10.33137/pbsc.v57i0.34419, lire en ligne, consulté le )
  3. Raymond Goulet, L'Âne de Carpizan, Montréal, Moult Éditions, coll. « Inauditus », , 231 p. (ISBN 978-2-924039-21-2)
  4. 1 2 Roch Poisson, « Enfin, une anthologie de l'humour canadien! », Photo-Journal : tout par image, , p. 64 (lire en ligne [PDF])
  5. « Collection Inauditus », sur moulteditions (consulté le )
  6. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, « L'âne de Carpizan - ou L'évêque volant - (1957) : conte moral et philosophique à l'usage de tous » Accès libre, sur Catalogue en ligne de BAnQ (consulté le )
  7. 1 2 « Raymond Goulet », dans Adrien Thério, L'humour au Canada français; anthologie., Montréal, Cercle du livre de France, , 290 p., p. 225-236
  8. Laurent Mailhot, « "L'humour au Canada français" d'Adrien Thério », dans Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec : 1960-1969, t. IV, Montréal, Fides, (ISBN 978-2-7621-1059-3)

Liens externes

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