La Bande Vidéo

La Bande Vidéo
Informations générales
Type Centres d'artistes autogérés au Canada
Création 1977
Forme juridique Organisation sans but lucratif
Informations géographiques
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Ville Ville de Québec
Site web www.labandevideo.com

Fondée en 1977, La Bande Vidéo est un centre de création et de diffusion en arts médiatiques situé dans la Ville de Québec[1]. Il développe des activités de recherche, de production, de diffusion en plus d’offrir aux artistes du soutien, de l’accompagnement et la location d’équipements spécialisés. Le centre produit et diffuse essentiellement des œuvres de vidéo expérimentale, d’animation ainsi que des installations vidéo[2]. Son espace d’exposition est la seule galerie de Québec exclusivement consacrée aux arts médiatiques[3].

Orientations artistiques

La Bande Vidéo est un centre d'artiste voué à la recherche et à la création en arts médiatiques et en animation. Depuis sa fondation, le centre met à la disposition des artistes et vidéastes des studios ainsi que des équipements audio et vidéo[4]. Il accueille des résidences artistiques, établit des programmes de coproduction et des échanges internationaux, présente des projets d’installation vidéo dans sa galerie et permet la consultation gratuite de ses productions et coproductions sur sa Médiathèque en ligne[2].

Le centre offre plusieurs types de résidences de recherche et de création tout au long de l'année, qui s'adapte en durée au besoin de l'artiste invité[5]. La Bande Vidéo offre aux artistes en résidence un accès privilégié à leurs trois studios (La Coloniale, La Princesse et La Val-Bélair) ainsi qu'à de l'équipement spécialisé, des salles de montage et un soutien technique et artistique[6].

L'organisme a pour but de faire avancer la recherche en matière de création en offrant aux artistes un espace pour explorer les diverses techniques propres aux pratiques vidéos[2]. Le centre produit et diffuse des oeuvres qui mettent de l'avant le savoir-faire technique et mise autant sur l'apprentissage des nouvelles technologies que sur la conservation des outils de création traditionnels[7].

Historique

En 1977, le collectif Vidéo Femmes crée le Centre populaire d’animation audiovisuelle de Québec, un organisme communautaire d’accès à la production de film et vidéo pour les groupes communautaires ayant une mission ancrée dans l'intervention sociale. Le centre change de vocation en 1986 et devient La Bande Vidéo, un centre de production culturel porté vers des contenus qui interroge la forme et l'expression artistique sur la forme[8].

Entre 1990 et 2012, La Bande Vidéo présente et coordonne Vidéaste recherché·e, un festival majeur destiné à la relève en cinéma et en vidéo au Québec[5]. Le festival visait à soutenir la production vidéographique indépendante sous toutes ses formes : animation, fiction, documentaire et vidéo expérimentale. Plusieurs artistes, dont Ricardo Trogi (Note de l’auteur, 1995), Francis Leclerc (Brad Bablax, 1992), Jean-François Rivard (Kopps, 1997)[4] et le collectif Phylactère Cola[5], s’y sont notamment démarqués.

La Bande Vidéo déménage en 1995 et s'installe dans ses locaux actuels de la coopérative Méduse, aux côtés de neuf autres organismes sans but lucratif qui œuvrent dans le domaine artistique, culturel et communautaire[9].

De 1996 à 2000, La Bande Vidéo produit Neige sur neige, un événement qui alliait production d’œuvres originales sur le thème de la neige et diffusion extérieure sur un écran de neige[5].

Le centre inaugure en 2006 sa galerie sur la Côte d’Abraham, vouée à la présentation d’une programmation régulière d’œuvres d’arts médiatiques indépendantes[2].

La Bande Vidéo lance en 2011 une plateforme d’archives virtuelle qui héberge aujourd'hui des centaines d’œuvres produites, coproduites et diffusées par le centre depuis sa fondation[5].

En 2020, La Bande Vidéo fait l’acquisition de l’Alpine, un écran d’épingles nouvelle génération conçu par l'ingénieur français Alexandre Noyer[10]. Depuis, de nombreux séjours d’expérimentation et de résidences ont été mis sur pied dans le but de démocratiser la technique et de permettre la création d’œuvres d’animation avec cet outil rare.

Artistes produits, coproduits ou diffusés à La Bande Vidéo

Références

  1. Steven Matijcio, Les illusions sont réelles : Manif d’art 10 – La biennale de Québec, Québec, Catalogue de la 10e édition de la biennale de Québec, Musée national des beaux-arts de Québec, (ISBN 9782981816931), p. 206
  2. 1 2 3 4 « À propos », sur La Bande Vidéo (consulté le )
  3. (fr + en) Marie Muracciole, Les forces du sommeil – cohabitations des vivants : Manif d’art 11 : la biennale de Québec, Québec, Catalogue de la 11e édition de Manif d’art, la biennale de Québec, (ISBN 9782981816986), p. 606
  4. 1 2 Marie-Hélène Mello, « Un centre à l’image de ses artistes : la Bande Vidéo », Ciné-Bulles, vol. 29, no 3, , p. 20–27 (ISSN 0820-8921 et 1923-3221, lire en ligne, consulté le )
  5. 1 2 3 4 5 « La Bande Vidéo », Inter : art actuel, no 100, , p. 86–88 (ISSN 0825-8708 et 1923-2764, lire en ligne, consulté le )
  6. « Services et équipements », sur La Bande Vidéo (consulté le )
  7. (en-US) Alex Dudok de Wit, « Building A Pinscreen: How To Make One Of The Rarest Tools In Animation », sur Cartoon Brew, (consulté le )
  8. Daniel Carrière, « Dossier : la vidéo indépendante québécoise : portrait de groupes », Ciné-Bulles : le cinéma d’auteur avant tout, vol. 11, no 1, , p. 16–21 (ISSN 0820-8921 et 1923-3221, lire en ligne, consulté le )
  9. « Méduse », sur www.ville.quebec.qc.ca (consulté le )
  10. John Harbour, « L’Alpine : une nouvelle petite soeur pour la famille des écrans d’épingles », Séquences : la revue de cinéma, no 328, , p. 40–41 (ISSN 0037-2412 et 1923-5100, lire en ligne, consulté le )
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