La Joie de lire (librairie)

La Joie de lire (librairie)
Présentation
Type
librairie
Nom complet
La Joie de Lire
Période
1957-1976
Localisation
Commune
Adresse
Coordonnées
48° 51′ 09″ N, 2° 20′ 40″ E
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La Joie de Lire (appelée parfois Librairie Maspero), est une librairie fondée à Paris en 1957 par François Maspero[1], et fermée en 1976.

Histoire

Un héritage familial avait en 1955 permis à François Maspero d'acheter la librairie de L'Escalier, rue Monsieur-le-Prince. Deux ans plus tard, il souhaite un local plus spacieux, et reprend, au 40 rue Saint-Séverin, une librairie qu'il appelle La Joie de Lire[2], et qui, au Quartier latin, devient vite un point de rendez-vous de plusieurs génération militantes, son engagement « clairement à gauche de la gauche »[1] reflétant celui de Maspero. Dès les premiers temps de la guerre d'Algérie, ses rayons présentent ouvrages et journaux interdits, moyennant de fréquentes descente de police et des attentats répétés qui font de Maspero « l'homme le plus plastiqué de France »[1],[3].

Libraire engagé depuis quatre ans, il lance sa maison d'édition le 20 février 1959 sous le nom des éditions Maspero, et publie Frantz Fanon, réédite Paul Nizan, et conteste « l'ossification stalinienne » du Parti communiste. Après mai 68, la fréquentation s'accroît brièvement, mais les attentats d'extrême droite[Lesquels ?], les « persécutions judiciaires »[Lesquelles ?] et le pillage des étagères par les adeptes du « vol révolutionnaire » portent atteinte à son fonctionnement.

Face à de graves difficultés financières, la librairie ferme ses portes en 1976, après une vente effective en 1974 mais qui donna lieu à un procès pour escroquerie — l'acheteur se révélant non solvable[1].

Bibliographie

  • De nombreuses scènes ont été tournées en 1970 par Chris Marker, pour son court documentaire Les mots ont un sens, 20 min, N&B, 16 mm, produit par [iskra.fr ISKRA] à Arcueil[4].
  • François Legrand, Souvenirs de Paris : Hauts-lieux disparus, Parigramme, (ISBN 9782840968764)
  • Jean-Yves Mollier, « Les tentations de la censure entre l'État et le marché », dans Où va le livre ?, La Dispute, coll. « États des lieux », 2007-2008, p. 117 : « La génération soixante-huitarde [y] avait appris à lire les révoltes des humiliés de la terre ».

Liens externes

Notes et sources

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