Le Chant du premier mai
Le Chant du premier mai est une musique dont les paroles ont été écrite par Étienne Pédron (1849-1930) sur l'air populaire C'est à boire[1],[2]...
Pédron était un militant du Parti Ouvrier Français. C'était le représentant des groupes de villes de la Marne, notamment Reims, pour divers congrès du POF.
Le Premier mai 1891, les ouvriers du Nord de tendance socialiste entonnèrent cette chanson, basé sur la principale revendication de l'époque : la journée des huit heures. Le lendemain à Fourmies, la police tirait sur les travailleurs, faisant neuf morts et trente blessés.
Paroles
Les travailleurs de l'usine,
De l'atelier, du bureau,
Ont des salair's de famine,
Sont réduits au pain, à l'eau.
C'est huit huit heur's, huit heur's, huit heures,
C'est huit heures qu'il nous faut.
Oh! Oh! Oh! Oh!
C'est huit huit heur's, huit heur's, huit heures,
C'est huit heures qu'il nous faut.
Le bourgeois qui fait bombance,
Qui mange de bons gigots,
Veut toujours remplir sa panse
Pendant qu'nous rognons les os.
Refrain
La faim force nos compagnes
A laisser seuls nos marmots;
Pour aller douze heur's au bagne
Enrichir les aristos.
Refrain
Pour baisser notre salaire,
On nous montre des flingots,
Pour atténuer la misère,
Malgré gendarm's et sergots.
Refrain
À tout ça il faut un terme;
Nous l'aurons, mes camaros,
En répétant d'un ton ferme
Aux bourgeois, aux anarchos:
Refrain
Assez d'vivre en bêt' de somme,
Trop longtemps courber le dos,
Huit heur's de travail pour l'homme,
De loisir et de repos.
Refrain
Pour éviter le chômage,
C'est huit heures, qu'il nous faut,
Allons, amis, du courage,
De l'accord et crions haut :
Refrain
Mélodie

Notes et références
- ↑ Chants révolutionnaires et contestataires, Lutte ouvrière, , 189 p., p. 45
- ↑ Robert Brécy, « Les chansons du Premier Mai », Revue d’Histoire Moderne & Contemporaine, vol. 28, no 3, , p. 393–432 (DOI 10.3406/rhmc.1981.1155, lire en ligne, consulté le )
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