Louis (Arnould-Joseph-Marie-Louis) Van der Cruisse de Waziers né à Lille le est issu de la famille Van der Cruisse de Waziers, originaire de Belgique, installée au XVIIesiècle en France, à Lille, où elle fait partie de la bourgeoisie de la ville[1]. Il est le fils de Charles-Michel-Hugues-Joseph Van der Cruisse de Waziers, propriétaire et de Adélaïde-Sophie Lemesre de Bruisle[1].
À la mort de son père, en 1862, il hérite du château du Sart à Villeneuve d'Ascq où était conservée la riche bibliothèque de la famille, enrichie par ses soins, avec le dépôt d'une importante collection de tableaux, de monnaies, de médailles[2] et d'œuvres d'art[3]. Plusieurs de ces objets ou livres précieux firent partie d'une exposition d'objets d'art religieux présentée à Lille en 1874[4].
En 1853, il est membre de la 20e session du Congrès scientifique de France, tenue à Arras[5].
Après ses beaux-parents, il s'installe au château de Lignières-en-Vimeu, propriété de la famille de son épouse, et détient des biens sur d'autres communes, comme à Comines, en Belgique[6]. En 1877, il est domicilié à Flers, lieu d'habitation de son père[7].
Il est maire de Lignières-en-Vimeu de 1892 à 1900 et son fils lui succède dans cette fonction jusqu'en 1925[8].
Il épouse à Lignières le Marie-Stéphanie-Léontinedu Passage (1841-1913), fille de Casimir-Marie-Louis du Passage, propriétaire, maire de Lignières en Vimeu de 1855 à 1870 et de 1871 à 1879 († Lignières en Vimeu le 22 janvier 1889), et de Claudine-Eulalie de Riencourt († Lignières en Vimeu le 28 février 1891)[1]. Tous deux ont deux enfants[9],[10]:
Église de Lignières en VimeuMarie-Thérèse Van der Cruisse de Waziers (1870-1956), mariée en 1890 avec le comte Adrien de Hauteclocque[1] (1864-1945), dont postérité: ils sont les parents, notamment, du maréchalPhilippe Leclerc de Hauteclocque.
Fervents catholiques, ils contribuent à financer en 1875 la reconstruction de l'église de Lignières, menée par les parents de son épouse. Les blasons des familles du Passage et de Riencourt figurent sur la voûte du chœur à la croisée des ogives[11],[12] .
↑ Edouard Vanhende et Édouard Van Hende, Numismatique Lilloise ou description des monnaies, médailles, jetons, mereaux de Lille, V. Didron, (lire en ligne)
↑ Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire, J. Techener, (lire en ligne)
↑ E. van Drival, L'Exposition de Lille: études sur les objets d'art religieux ieunis à Lille en 1874, la Soc. du Pas de Calais, (lire en ligne)