Lucie Leiciague

Lucie Leiciague
Biographie
Naissance
Décès
(à 81 ans)
Orsay
Nom de naissance
Jeanne Leziagazahar
Nationalité
Activités
Conjoint
Charles Le Gléo (d)
Autres informations
Partis politiques

Lucie Leiciague, née Jeanne Leziagazahar le , à Saint-Palais dans le Pays Basque, et morte le à Orsay[1], est une militante politique française, membre du comité directeur du Parti communiste de 1920 à 1924.

Biographie

Famille et formation

Lucie Leiciague est fille de charpentier et d’une ménagère et reçoit une formation de sténo-dactylo[2].

Engagement militant

Lucie Leiciague adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) avant la Première Guerre mondiale. Elle est membre de la 9e section de Paris. Le 14 janvier 1920, elle est élue trésorière adjointe du comité de reconstruction de l'Internationale et entre à la commission exécutive de la Fédération socialiste de la Seine le 11 avril 1920. Bientôt, elle démissionne du comité et signe la motion du comité de la IIIe Internationale pour l'adhésion à l'Internationale communiste avec Marcel Cachin et Ludociv-Oscar Frossard[2].

En 1920, elle est déléguée au congrès de Tours et élue au comité directeur du nouveau Parti communiste (PC) fondé à cette occasion. Par ailleurs, elle demeure membre de la commission exécutive de la Fédération de la Seine[2].

En 1921, après le congrès de Marseille, elle désapprouve ses camarades « centristes » démissionnaires. Cette année, elle fait partie de la délégation du PC qui se rend au 3e congrès de l'Internationale communiste. En 1922, le comité directeur l'intègre à la commission centrale de travail communiste parmi les femmes sous la direction de Marthe Bigot, d'où sa collaboration au journal L'Ouvrière. Au même moment, elle devient également déléguée permanente du PC auprès du comité exécutif de l'Internationale communiste, à Moscou en remplacement de Louis Sellier. Elle assiste au 4e congrès de l'Internationale communiste[2]. Elle vota alors contre l’exclusion d’Henri Fabre. Elle fait alors partie du comité directeur du PC nommé par ce 4e congrès[2].

Elle rentre en France, en octobre 1922, pour participer au 2e congrès du PC, puis retourne à Moscou en 1924 avec la délégation française au 5e congrès de l'Internationale. En parallèle temps, elle assure la liaison entre, notamment, les militants communistes emprisonnés à la prison de la Santé tels que Marcel Cachin, Albert Treint et l'émissaire de l'Internationale communiste, Jules Humbert-Droz[2].

En 1924, au 3e congrès du PC, elle n'est pas réélue au comité directeur du Parti communiste[2].

Devenue rédactrice à La Vie internationale et employée à L'Humanité, elle publie, en 1926, deux articles dans les Cahiers du bolchevisme : « Le conflit mandchourien soviétique » et « La marche victorieuse des armées cantonaises ». C'est au moment des déportations des opposants soviétiques qu'elle rompt avec le PC[3].

Elle retourne alors à la SFIO[3], puis se marie en à Paris avec le syndicaliste de la Poste Charles Le Gléo et contribue au Combat marxiste.

Après la Seconde Guerre mondiale, elle collabore au BEIPI (Bulletin d'études et d'informations politiques international), puis à Est et Ouest, dans lesquels elle écrit sur l'URSS grace à sa maîtrise de la langue russe[2].

Importance historique

Lucie Leiciague est une des nombreuses figures féminines pionnières du communisme sous Lénine et pionnières de l'émancipation des femmes[4].

Notes et références

  1. Archives des Pyrénées-Atlantiques, commune de Saint-Palais, acte de naissance no 43, année 1880 (avec mention marginale de décès)
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 Jean-Louis Panné, Maitron, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (1997), « LEICIAGUE Lucie [LEICIAGUECAHAR Jeanne, dite] – Maitron » Accès libre, Les Editions de l'Atelier, (consulté le )
  3. 1 2 (en) John McIlroy et Alan Campbell, « The British and French Representatives to the Communist International, 1920–1939: A Comparative Survey », International Review of Social History, vol. 50, no 2, , p. 203–240 (ISSN 0020-8590, DOI 10.1017/S0020859005001938, lire en ligne Accès libre [PDF], consulté le )
  4. (en) The Communist Women’s Movement, 1920-1922: Proceedings, Resolutions, and Reports, BRILL, (ISBN 978-90-04-52656-3, lire en ligne), p. XXIV-XXV

Liens externes

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