Médecine comportementale

La médecine comportementale est une application aux modèles médicaux des acquis provenant des théories et pratiques du béhaviorisme. Son approche des causes des pathologies se fonde sur « les facteurs biologiques, les facteurs psychologiques individuels et les facteurs sociaux »[1].

Les applications de la médecine comportementales concernent :

Domaines d'études

Maladies comportementales

De nombreuses maladies chroniques ont une composante comportementale[2], mais les maladies suivantes peuvent être modifiées de manière significative et directe par le comportement[3],[4], et pas seulement par un traitement pharmacologique:

  • Consommation de substances psychoactives: de nombreuses études montrent que le traitement médicamenteux est plus efficace lorsqu'il est associé à une intervention comportementale[5]
  • Hypertension: des efforts délibérés pour réduire le stress peuvent également faire baisser l'hypertension artérielle[6]
  • Insomnie: les interventions cognitives et comportementales sont recommandées comme traitement de première intention de l'insomnie[7]
  • Diabète: des études montrent que le régime alimentaire et l'exercice physique sont parmi les principaux traitements du diabète
  • TDAH: la thérapie peut aider les personnes à identifier des schémas dans leurs interactions sociales et à développer des stratégies pour améliorer la communication et la régulation émotionnelle[8].

Respect du traitement et adhésion au schéma thérapeutique

Les médicaments sont plus efficaces pour la gestion des maladies chroniques lorsque les patients les prennent tels qu'ils ont été prescrits et ne s'écartent pas des instructions du médecin. Cela s'applique aussi bien aux maladies physiologiques qu'aux maladies mentales. Toutefois, pour s'assurer que le patient respecte le régime de traitement, le médecin doit fournir des informations précises sur le régime, une explication adéquate de ce que le patient doit faire, et doit renforcer l'adhésion appropriée sur une base plus fréquente. Les patients bénéficiant d'un système de soutien social solide, en particulier par le biais de leur mariage et de leur famille, ont tendance à mieux respecter leur traitement[9].

Principes, modèles et théories de l'apprentissage

La médecine comportementale implique de comprendre l'application clinique des principes d'apprentissage, tels que le renforcement, l'évitement, la généralisation et la discrimination, ainsi que les modèles cognitifs et sociaux d'apprentissage, tels que le modèle cognitif et social de Marlatt pour la formation à la prévention des rechutes[10],[11].

Théorie de l'apprentissage

L'apprentissage peut être défini comme un changement relativement permanent d'une tendance comportementale qui se produit à la suite d'une pratique fixe. Le comportement est beaucoup plus susceptible d'être répété à l'avenir à la suite d'un apprentissage, ce qui rend l'apprentissage important dans l'acquisition de réponses physiologiques inadaptées qui peuvent conduire à des maladies psychosomatiques. Elle implique également que les patients peuvent modifier leurs comportements malsains afin d'améliorer leur diagnostic ou leur santé, en particulier dans le cadre du traitement des addictions et des phobies.

Pratique

Il s’agit d’une pratique d’accompagnement requérant des compétences méthodologiques validées scientifiquement. Elle est exercée par des professionnels diplômés ayant par ailleurs reçu une formation générale propre à leur discipline : médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, orthophonistes, psychomotriciens, psychologues, psychothérapeutes, …

Avec l’émergence de la troisième vague de thérapie comportementale et cognitive, la Médecine Comportementale connaît un essor nouveau du fait que cette approche apporte des outils thérapeutiques permettant l’intégration et le dépassement des états de maladie chronique. Ces outils sont dérivés par exemple des techniques comportementales contextuelles, des pratiques méditatives revisitées à la lumière des neurosciences ou des techniques instrumentales du biofeedback.

[réf. nécessaire]

Biofeedback

Voir aussi

Bibliographie

Notes et références

  1. Jean Cottraux, Les thérapies comportementales et cognitives, éditions Masson, 1990
  2. (en) « The Role of Behavioral Health in Chronic Disease Management », sur www.thealphacentersc.org (consulté le )
  3. (en) « Health Behavior Change Following Chronic Illness in Middle and Later Life - PMC », sur pmc.ncbi.nlm.nih.gov (consulté le )
  4. (en) « Lifestyle medicine The Burden of Chronic Disease », sur www.sciencedirect.com (consulté le )
  5. (en) « Medication-Assisted Treatment Improves Outcomes for Patients With Opioid Use Disorder », sur www.pewtrusts.org (consulté le )
  6. (en) « The Role of Stress in High Blood Pressure and How to Manage It - Imperial Center Family Medicine », sur icfamilymedicine.com (consulté le )
  7. (en) « Non-pharmacological treatments for insomnia: a focus on components of cognitive behavioral therapy for insomnia », sur www.kosinmedj.org (consulté le )
  8. (en) « How ADHD Affects Social Relationships in Adults », sur pmgcare.com (consulté le )
  9. (en) « A Provider’s Guide to Brief Cognitive Behavioral Therapy », sur www.mirecc.va.gov (consulté le )
  10. (en) « Relapse Prevention », sur yes.nm.gov (consulté le )
  11. (en) « Relapse Prevention (RP) (MBRP) », sur www.recoveryanswers.org (consulté le )
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