Mad Sheer Khan
| Naissance |
Alger, Algérie |
|---|---|
| Décès | (à 68 ans) |
| Activité principale | Auteur-compositeur-interprète, Compositeur, musicien |
| Genre musical | Musiques du monde |
| Instruments | Guitare, oud, dilruba, santour |
| Années actives | 1974 – présent |
| Labels | Polydor, Detour, Erato |
| Influences | Jimi Hendrix |
Mad Sheer Khan (né Mahamad Hadi le à Alger[1], et mort le [2]), est un musicien et compositeur algéro-persan spécialiste des cordes orientales.
En 1982, il est classé comme l’un des 10 meilleurs guitaristes au monde par le magazine anglais « News Musical Express ». Il vit alors à Londres et partage la scène avec Nico (chanteuse) l’égérie du The Velvet Underground. Initiant depuis les années 1970 l’arrivée des instruments traditionnels orientaux dans le rock, il accompagnera et collaborera avec de nombreux artistes d’univers musicaux différents tels que Michael Hutchence, Sapho, Sting ,Nilda Fernández , Jean-Louis Aubert , Simon Postford …
Compositeur de plusieurs albums, ses œuvres sont à la frontière de la musiques du monde[3] mêlant les sonorités des cultures arabes, persanes [4] et indienne au rock psychédélique et à l’électro[5]. Il s’illustrera autant dans le Jazz fusion avec son groupe Rahmann que dans le répertoire classique avec son album « 1001 Nights » puis dans le rock notamment avec son hommage à Jimi Hendrix lors du « Samarkand Hôtel Tour ».
Biographie
D'origines iraniennes et algériennes, Mahamad Hadi naît à Alger en 1955.
Il crée le groupe Rahmann, qui sort en 1979 l'album du même nom chez Polydor Ramsès, avec la collaboration de Didier Lockwood sur le titre Danse sacrée[6]. En 1981, il joue la guitare, le bouzouki, le piano et les chœurs sur l'album Drama of Exile de la chanteuse allemande Nico, ainsi que sur son album live Do or Die: Nico in Europe (1982). Dans les années 1980, il fait partie des musiciens qui commencent à jouer des instruments traditionnels électrifiés[7],[8].
En 1985, il arrange certains titres pour l'album Passions, passons de Sapho. En 1993, il joue du santour sur l'album Sinfanaï Retu de Nilda Fernandez.
Le , il accompagne Jean-Louis Aubert aux Bouffes du Nord[9]. En 1998, il joue également sur l'album live d'Aubert Concert privé, sur Norwegian Wood des Beatles et sur Sid'aventures[10].
Il crée avec Simon Posford le duo Industrial Suicide Tribe, qui sort le titre Aqua Sufi en 2000[6].
En 2003, il sort l'album Samarkand Hotel, principalement composé de reprises de titres de Jimi Hendrix[8]. En 2007, son titre de 1996 Concrete Sunblock ressort dans une compilation collective[6].
En 2012, il sort l'album Far Oued chez Nomad Studio[11]. Surnommé « le guitariste au turban », il y joue du dilruba électrifié[4]. Il participe l'année suivante au Festival du Boulevard des jeunes musiciens de Casablanca[12].
Discographie
- Mercury Goes Backwards
- Voodoo Valley
- Spiritual Shower
- Crystal Wind
- Talking to a Montain
- Angel in the Bath
- Concrete Sunblock
- Night Of Algeria avec Fela Ababsa
- Algerian Sunrise (Instrumental)
- Night Of Gnawas avec Mamani Keita
- Gnawas Sunrise (Instrumental)
- Night Of Hebrews avec Nourith
- Hebrews Sunrise (Instrumental)
- Night Of Navajos avec Mary Redhouse
- Native American Sunrise (Instrumental)
- Night Of Tibet avec Kunchock Lama
- Tibetan Sunrise (Instrumental)
- Night Of India avec Sharmila Roy
- Indian Sunrise (Instrumental)
- Night Of Persia avec Parvin Javdan
- Persian Sunrise (Instrumental)
- Buddha & Muhammad
- Les Quatre Nobles Vérité
- Dans le Jardin Étoilé
- Mahjuba, Parfum d'Éternel
- All Along The Watchtower
- Stone Free
- Changes
- If 6 Was 9
- No One
- Purple Haze
- John Lee Hooker
- Fire
- Voodoo Chile
- Believe
- Within You Without You
- Stones In Jerusalem
- I'm A Hippie
- Nation
- Awake
- Back To 67
- Millions Of Me
- Empire
- Charonne
- Ya Rabi
- Believe
Bibliographie
- Paul Moreira, Rock métis, Souffles, , 207 p. (ISBN 2-87658-001-2), chapitre Rock arabe.
Références
- ↑ « Mad Sheer Khan », sur Bibliothèque nationale de France (consulté le ).
- ↑ Stéphane Fougère, « MAD SHEER KHAN : un guerrier pacifiste s’est éteint », sur Rythmes croisés, (consulté le ).
- ↑ (en) Angel Romero, « Artist Profiles: Mad Sheer Khan », sur World Music Central, (consulté le ).
- 1 2 « Charismatique Mad Sheer Khan », sur Le Républicain, (consulté le ).
- ↑ « Les métissages sonores de Mad Sheer Khan », sur La Dépêche du Midi, (consulté le ).
- 1 2 3 « Le rock indo-psychédélique au Rocka ce soir », sur La Dépêche du Midi, (consulté le ).
- ↑ « Biographie de Mad Sheer Khan », sur Info Concert (consulté le ).
- 1 2 « Le maître du rock tribal à Agen », sur La Dépêche du Midi, (consulté le ).
- ↑ Daniel Ichbiah, Jean-Louis Aubert de Téléphone à aujourd'hui, Hachette, , 304 p. (ISBN 9782824649528), chapitre 24 : Retrouvailles.
- ↑ Christian Eudeline, Jean-Louis Aubert, Prisma, , 218 p. (ISBN 9782810418527), chapitre 13.
- ↑ Camille Larbey, « Mad Sheer Khan », sur Longueur d'ondes (consulté le ).
- ↑ « Mad Sheer Khan : "Le Maroc a une grande culture musicale" », sur Le360, (consulté le ).
Liens externes
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