Magali Cornelissen

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Magali Cornelissen, née le , est une juriste, musicienne et femme politique belge, membre du Mouvement Réformateur (MR). Fille du député Jean-Pierre Cornelissen, elle est principalement connue pour son engagement féministe, son implication dans la vie culturelle communale, et ses politiques publiques en faveur de la mobilité douce et du développement durable à Ganshoren, où elle a été échevine de 2012 à 2024.
Biographie
Jeunesse et formation
Magali Cornelissen grandit à Bruxelles. Elle suit sa scolarité à l’Athénée royal de Koekelberg, puis à l'Athénée Robert Catteau. Elle étudie la musique à l’Académie de Berchem-Sainte-Agathe auprès de Yuko Nomura, puis avec Johan Schmidt, lauréat du Concours Reine Élisabeth. Elle entame ensuite une double formation universitaire et artistique : elle obtient en 2002 un diplôme en musicologie à l’Université libre de Bruxelles (ULB) avec grande distinction, tout en poursuivant ses études de piano. Elle complète son parcours par un master en droit obtenu à l’Université catholique de Louvain (UCLouvain) en 2009[1].
Carrière professionnelle
Elle débute comme cheffe de l’état civil à Saint-Josse-ten-Noode. Elle initie, avec le bourgmestre Jean Demannez, la première cellule de police dédiée à la lutte contre les mariages blancs en Belgique[2]. Elle devient ensuite avocate chez Stibbe, dans l'équipe de Corine Merla.
Mandat politique à Ganshoren (2012–2024)
Repérée par Hervé Gillard, elle est élue dès sa première participation électorale en 2012 et devient échevine à Ganshoren. Elle est chargée de la culture française, de la mobilité, de l’environnement, de l’urbanisme, des seniors et de la transition écologique. Son mandat est renouvelé en 2018[3]. Elle exerce son mandat du 6 décembre 2012 au 1er décembre 2024.
Mobilité et Agenda 21
Magali Cornelissen met en place plusieurs pistes cyclables, deux stations vélo couvertes et participe à la régulation du free-floating. Elle fait inscrire la commune dans un programme Agenda 21[4],[5], intégrant ces initiatives dans une stratégie de durabilité plus large[4].
Elle défend une approche pragmatique en matière de stationnement, s’opposant à des suppressions jugées trop drastiques par une partie des habitants[6]. Elle se bat pour le réaménagement de l'avenue Charles Quint, un projet bloqué par la commune voisine[7]. Elle intervient à plusieurs reprises sur la problématique du bâti inoccupé le long de cette avenue, notamment concernant 97 logements laissés vacants[8].
Engagement féministe et culture
Féministe convaincue, elle initie en 2022 le projet « Rues Elles de Ganshoren », visant à féminiser la toponymie communale. Ce projet est porté par le service de la Culture française en collaboration avec le centre culturel La Villa. Il se déploie sur quatre éditions, avec l’installation chaque année autour du 8 mars de huit plaques commémoratives en hommage à des femmes artistes ou intellectuelles[9],[10],[11].
Elle découvre également l’artiste ganshorenois Beloved Lab et lance avec lui le projet *Phénomeen*, en hommage à l’art nouveau. Elle initie la création d’un parcours de street art 3D engagé sur les thèmes de l’environnement et de la place des femmes dans l’espace public[12].
Elle est également à l’origine du 1083e costume du Manneken Pis, imaginé pour rendre hommage à la commune de Ganshoren et à ses références culturelles locales[13].
Le 8 mars 2025, alors qu’elle participe à une manifestation pour les droits des femmes, elle est violemment agressée par plusieurs militants d’extrême gauche. Cette attaque, qui suscite un fort retentissement médiatique, est relayée dans de nombreux médias francophones et néerlandophones[14],[15].
Elle mène de nombreuses campagnes pour la défense de la laïcité, des droits des femmes dans l’espace public et contre les dérives transactivistes[16].
Autres initiatives communales
Elle initie la création d’un potager collectif, d’un rucher didactique[17], ainsi que plusieurs actions en faveur du verdissement urbain. Elle obtient également pour la commune un contrat de quartier durable[18].
Elle valorise les architectes modernistes ludiques Raoul Brunswyck et Odon Wathelet, dont les anciens bureaux sont ensuite classés à l’inventaire du patrimoine architectural[19].
Notes et références
- ↑ Le Soir, « Une histoire de famille pour les Cornelissen », 12 décembre 2012
- ↑ Procès-verbal du Collège communal de Saint-Josse-ten-Noode, 2010
- ↑ RTBF, 2015
- 1 2 Procès-verbal du Collège communal de Ganshoren, séance du 27 juin 2024
- ↑ « L'agenda 21 à Ganshoren », 13 janvier 2020
- ↑ https://www.sudinfo.be/art/924343
- ↑ https://www.lalibre.be/regions/bruxelles/2024/05/10/...
- ↑ https://www.lesoir.be/134713
- ↑ Bulletin communal de Ganshoren, février–avril 2025
- ↑ Procès-verbal du Collège communal de Ganshoren, mars 2025
- ↑ https://bx1.be/communes/ganshoren/ganshoren-huit-nouvelles-plaques-commemoratives
- ↑ Page Facebook de Beloved Lab, publication du 12 mars 2023
- ↑ https://www.dhnet.be/regions/bruxelles/2022/02/11/...
- ↑ La DH, 8 mars 2025
- ↑ VRT NWS, 8 mars 2025
- ↑ Bruxelles Today, 2025
- ↑ « Installation d’un rucher didactique à Ganshoren », 11 juillet 2018
- ↑ « Contrat de Quartier Durable « Villas de Ganshoren »
- ↑ « Bureaux des architectes Raoul J. Brunswyck et Odon Wathelet – Inventaire du patrimoine architectural »